Currently viewing the category: "Parutions"

L’auteur : Laurent Cennamo

En librairie le 6 septembre 2018

Le mot de l’éditeur : À feuilleter le recueil de Laurent Cennamo on serait tenté d’interpréter ainsi le titre qu’il a lui-même donné à son travail  : aux poèmes de la première partie, élancés comme des silhouettes de cyprès dans un paysage italien, L’herbe haute ; aux petites proses qui s’attachent à l’ordinaire des jours, L’herbe rase. Mais la vérité du livre que j’ai la joie de publier est plus subtile que cela. Si l’écriture verticale du poème évoque ces moments où l’art nous porte au-dessus de nous-même, il est aussi des vers pour dire « l’herbe lisse » sur laquelle fuse un ballon de football ou « la fleur fauve à ras de terre ». Et les proses de l’auteur, si sourcilleuses dans leur juste saisie du réel, s’ouvrent à leur tour sur un vacillement d’être  : « Je ne sais plus très bien où je suis, qui je suis ». Un doute si beau, si tendre, comme l’herbe de l’existence sous le vent de la poésie.

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Extrait :

« Courbure du rêve. Lièvre
de vivre, de bondir. Revenir
en arrière. Redevenir le temps
d’une image l’enfant,
tirer de son trou
la tristesse aux longues oreilles,
la lancer loin, bouquet
d’étincelles »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-195-1

 
Revue de presse

 

L’auteur : Yvon Le Men

En librairie le 6 septembre 2018

Le troisième livre de la trilogie d’Yvon Le Men :
Les continents sont des radeaux perdus

Le mot de l’éditeur : Avec Le poids d’un nuage, précédent volume de la trilogie Les continents sont des radeaux perdus, le poète découvrait la carte du monde par la peinture et la littérature. Avec Un cri fendu en mille, il nous parle de la découverte physique, sensible, amoureuse de notre planète. Il ne s’agit plus de rêver le monde, il faut le parcourir. Les premières destinations nous entraînent en Allemagne, en Italie, en Roumanie, à Lisbonne. Puis viennent les voyages au long cours, autour du mont Liban, en Israël, à Bamako, en Chine, sur le plateau tibétain, en Haïti ou au Brésil. D’un pays à l’autre,un même désir d’étreindre le monde, une même soif de rencontres, une même propension à se penser soi-même comme un autre. Un carnet de voyages, au cœur du monde, à travers soi. Et l’assurance, pour vous qui entrez dans ce livre, d’un merveilleux voyage immobile.

Extrait :

« Où sont passés
les livres
lus

les montagnes
grimpées

les étoiles
contemplées

les villes
parcourues

les fleuves longés
et traversés

par toi
tout au long de ta vie »

Collection : Soleil noir

Pages : 160
Prix  : 16 €
ISBN :  978-2-36229-194-4

Revue de presse

 

Les auteurs : Sébastien Gavignet & Annalisa Marí Pegrum
Préface de Bruno Doucey

En librairie le 7 juin 2018

Le mot de l’éditeur : Dire Beat Generation, c’est penser à Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S. Burroughs… En un mot, une histoire artistique écrite par les hommes, pour les hommes. Mais voilà que l’histoire littéraire s’ouvre aujourd’hui à deux battants : qu’on le veuille ou non, il y avait aussi des femmes poètes dans le mouvement Beat ! Des femmes comme Diane di Prima, Hettie Jones, Lenore Kandel, Denise Levertov, Anne Walman… Des femmes qui arrachent leur liberté au diktat des familles, à la domination masculine et aux carcans sociaux. Des femmes qui créent, inventent, imaginent, explorent, transgressent. Des rebelles, des insoumises, des dissidentes – suffisamment folles pour vouloir changer le monde, suffisamment aimantes pour nous le faire aimer. Sexe, drogue, musique, errance, avortements, bouddhisme  ? Oui, à condition de bien comprendre que le droit d’être rebelle était un privilège masculin dans les années 1950. Un livre choc, indispensable à notre temps.

Textes de : Elise CowenDiane di PrimaHettie JonesLenore KandelMary Norbert KörteJoanne KygerDenise Levertov • Janine Pommy VegaAnne Waldmanruth weiss

Extrait :

« et donc jeunes femmes
voici le dilemme

qui est en soi une solution :

J’ai toujours été à la fois
assez femme pour être émue aux larmes
et assez homme
pour conduire ma voiture dans n’importe quelle direction »

Hettie Jones

Collection : Tissages

Pages : 208
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-177-7

 

Revue de presse

 

L’auteure : Louise Dupré
Postface de Bruno Doucey

En librairie le 24 mai 2018

Le mot de l’éditeur : Le livre de Louise Dupré s’ouvre sur un fait qui pourrait paraître banal s’il n’était suivi d’une réflexion existentielle  : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacité à tuer. La main hantée par ce geste, elle sent remonter en elle la cruauté à l’œuvre dans le monde   : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indifférence à la souffrance d’autrui… Une terrible question l’habite : comment affronter le mal qui est en nous sans sombrer dans le pessimisme ou le désespoir  ? Avec des mots simples et une infinie prévenance, l’auteure creuse le noir pour y trouver une lumière. Elle défie la détresse pour y fonder l’empathie. Et l’on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberté et responsabilité dans ce fragile miracle du vivant. Des mots de poète que je pense nécessaires à notre temps.

Extrait :

« pour laver la douleur
il n’y a que les larmes

et la poésie quand elle arrive
à toucher
la moelle de la langue

seule désormais
avec ta main

tu noircis des pages
et des pages

puisqu’il te faut un lieu
pour loger la honte »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-178-4

 

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