Currently viewing the category: "Parutions"

ROMAN

L’auteur : Ysabelle Lacamp

En librairie le 4 janvier 2018

L’histoire : Mai 45, libération du camp de Terezin. Un air de jazz siffloté par un petit tchèque aux oreilles en choux-fleurs bouleverse l’un des rescapés des camps qui vient d’échouer ici, au terme d’une longue marche de la mort. L’enfant s’appelle Leo Radek. Il est le dernier enfant survivant de Terezin, antichambre de la mort pour des milliers de juifs, où les nazis parquèrent des artistes pour servir de vitrine en une sordide mascarade. Lui aussi est bouleversé par la rencontre qu’il vient de faire : cet homme décharné, fiévreux, au regard bienveillant et si transparent, parle ce français qu’il aime, et c’est un poète. Il s’appelle Robert Desnos. Comme un grand frère protecteur, le poète qui se meurt, trouve encore une fois les mots. Une rencontre inoubliable où la poésie triomphe sur la barbarie, et où l’humour est plus fort que la mort.

Extrait : « Si tu savais comme je t’écoute p’tit gars, ou plutôt comme je vous entends, vous, enfants de Terezin…
Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent…
Ai-je écrit ces mots pour vous ? Vous dont j’ai croisé les beaux visages émaciés à Auschwitz, vos traits purs lavés de ciel comme empreints d’idéal et de cette rage de vivre qui vous tient debout afin de dire NON au mal. (…) Tu t’es arrêté pour reprendre ton souffle, la tête semblait te tourner. Mais tu t’es repris et d’une voix rauque, si peu audible qu’il me semblait que tu te parlais à toi même, tu as alors lancé :
– Poètes libres, vous l’étiez, enfants de Terezin, même si vous le deviez aux forces malignes du monde ! Mais sache, p’tit père, qu’à certains, il aura fallu toute une vie pour le devenir ! »

Collection Sur le fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 192
Prix  : 16 €
ISBN : 978-2-36229-165-4

 
Revue de presse

 

Les auteures : Caroline Boidé & Vénus Khoury-Ghata
Préface de Murielle Szac

En librairie le 16 novembre 2017

Le mot de l’éditeur : Caroline Boidé et Vénus Khoury-Ghata : deux femmes pour un recueil à quatre mains… Quatre mains courant sur le clavier des corps jusqu’au vertige de la jouissance. Quatre mains vouées aux caresses qui accueillent l’enfant, assurent ses premiers pas, tressant pour lui un chemin de vie. Quatre mains croisées devant la mort, qui s’invite trop souvent à notre table. Car le « kaddish pour l’enfant à naître » que nous propose Caroline Boidé dans la partie centrale du recueil s’adresse à l’enfant qu’elle portait au moment des attentats de novembre 2015. Entouré, protégé, par les poèmes sensuels, souvent érotiques, de Vénus Khoury-Ghata, il n’est plus la prière des endeuillés, mais réponse à la barbarie, « odyssée », hymne au miracle de la vie. Quatre mains… Et tant d’autres déjà posées sur ce livre que nous aimons.

Extrait :

« Alors cet enfant va naître
Il n’y aura pas de négation à mon titre
Le Kaddish ne sera pas
la prière des endeuillés
Mais odyssée
Fruit sorti de l’abîme »
Caroline Boidé

« Ferme le jour
fais taire ton corps et le feu
qu’ils deviennent zone d’ombre
Un enfant nous regarde à travers l’été »
Vénus Khoury-Ghata

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-163-0

 

Revue de presse

 

Les auteurs : Anthony Phelps & Iris Geneviève Lahens
Préface de Louis-Philippe Dalembert

En librairie le 16 novembre 2017

Le mot de l’éditeur : Un homme sans verso et une femme sortie de l’arbre. Une danseuse-papillon sur un escalier de verre. Un monarque chiromancien aux ailes inquiètes. Un saxophoniste aveugle. Un peintre d’éventail. Un petit nègre à queue de chat venu manger dans la main de l’aube. Sans oublier la fleur-soleil, la lune cerf-volant, la poupée miraculeuse, la femme-calligraphe ou cette orchidée nègre qu’Anthony Phelps a souvent invoquée de sa voix chaude. Les fragments de poèmes que l’écrivain haïtien est allé chercher dans l’ensemble de son œuvre poétique pour accompagner les tableaux fantasmagoriques et colorés d’Iris Geneviève Lahens nous font entrer dans la géométrie d’un rêve partagé : celui que deux artistes, la plasticienne et le poète, ont conçu avec une liberté, une fantaisie, une joie de créer profondément communicatives. Entrez sans réserve dans ce livre, lectrices et lecteurs qui venez d’Haïti, du Québec, de France ou bien d’ailleurs ! Le monde qui s’anime sous nos yeux relève de la magie. Les âmes métisses nous ouvrent leurs portes. « Le vent-poupée [nous] lèche en traversée secrète ».

Extrait :

«  À l’heure mauve des flamants
le temps ramoneur d’auréoles
m’ouvre son paysage
balisé d’eau chantante
et hommes et femmes de maïs
font crisser le sable
et danser l’herbe folle
en double pause
et baroque emmêlement »

Collection : Passage des arts / Beaux livres

Pages : 112
Prix  : 29 €
ISBN :  978-2-36229-164-7

Revue de presse

 

Avant-propos de Matthias Vincenot
Préface de Colette Nys-Mazure

En librairie le 16 novembre 2017

Poésie en liberté : « Poésie en liberté » est le nom d’un concours international de poésie en langue française qui entre, en 2017, dans sa 20ème année. Ouvert aux lycéens, aux étudiants et aux apprentis des filières professionnelles, il consacre des lauréats venus de tous les horizons, preuve que la langue française est parlée sur les cinq continents. Avec les Éditions Bruno Doucey, ce concours s’est doté d’une anthologie digne de ce nom. Cent jeunes poètes de notre temps auront la fierté de prendre part à cette aventure éditoriale.

Le mot de l’éditeur :
Ils viennent d’Alençon, d’Avignon, de Pamiers, de Valence, de Papeete ou de Saint-Martin-d’Hères. Ils viennent de Paris, de Montréal, de Moscou, d’Istanbul, d’Addis-Abeba, de Cali en Colombie ou de Canberra en Australie. Ils viennent de France ou bien d’ailleurs, et ont tous entre 15 et 25 ans. Ils, ce sont les jeunes gens – garçons et filles – qui ont pris part en 2017 à la 19ème édition du concours Poésie en liberté. Lycéens français, étudiants à l’étranger ou apprentis des filières professionnelles, ils sont le blé en herbe de la poésie contemporaine. En rassemblant les lauréats de ce concours dans une anthologie, les Éditions Bruno Doucey témoignent de l’intérêt qu’elles portent à la jeune création poétique. Elles entendent aussi montrer que cette poésie est celle où se forge l’écriture de demain, qui participe de la vie et de la construction du monde.

Extrait :

« Dans la maison, on entendrait presque le silence, sans le crépitement du feu et le clapotis de la pluie qui tombe sans relâche sur le sol sec, craquelé, privé d’eau depuis longtemps. Le vent souffle sous les tuiles du toit. Et puis, il y a aussi, plus loin, un cœur, ton cœur qui bat, là-bas. »

Louise Assenbaum

Pages : 184
Prix : 10 €
ISBN : 978-2-36229-162-3

Revue de presse