Née en Angleterre en 1923, Denise Levertov reçoit à la maison l’éducation scolaire que lui prodiguent ses parents, des activistes politiques antifascistes. Chaque pièce de la demeure familiale est remplie de livres et tout le monde – sa mère, son père et les deux filles – écrit. À l’âge de dix ans, elle se sent déjà artiste et croit à son destin. À douze ans, elle envoie quelques-uns de ses poèmes à T.S. Eliot : au lieu de la trouver impertinente, il lui écrit deux pages de conseils et d’encouragements. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est infirmière. Tous les soirs, après son travail à l’hôpital, elle écrit de la poésie et elle publie son premier recueil à l’âge de vingt-trois ans. Elle déménage aux États-Unis, où elle devient essayiste, traductrice et activiste politique. Dans les années 1960, elle participe aux mouvements pacifistes et antinucléaires, n’hésitant pas à mettre sa poésie au service de ses actions. Elle soutient les féministes, les communistes et les jeunes poètes activistes comme Mary Norbert Körte. Pour Denise Levertov la poésie n’est pas une question de forme, mais toujours de contenu et d’expression des sentiments les plus forts. Ses poèmes sont empreints d’engagement et la cause féministe n’est jamais loin. Son aversion pour les drogues et son engagement l’éloignent du cercle restreint des poètes beat et font d’elle une auteure peu connue. Elle est décédée en 1997.


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