© Oumeya El Ouadie

Tanella Boni est née à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 1954. Elle effectue ses études supérieures à Toulouse puis à Paris où elle obtient un doctorat en philosophie. Professeure des universités, et présidente de l’Association des écrivains de la Côte d’Ivoire de 1991 à 1997, elle écrit des romans, des essais, des livres pour les enfants et de la poésie. Elle est considérée comme l’une des voix féminines majeures de la littérature africaine. Son recueil Là où il fait si clair en moi est publié aux Éditions Bruno Doucey en mars 2017.

 


À découvrir :

 

 

 

 

 


De la même auteure :

POÉSIE
Toute d’étincelles vêtue, Vents d’ailleurs, La Roque-d’Anthéron, 2014.
L’avenir a rendez-vous avec l’aube, Vents d’ailleurs, La Roque-d’Anthéron, 2011.
Jusqu’au souvenir de ton visage, Alfabarre, Paris, 2010.
Le Rêve du dromadaire, illustré par Muriel Diallo, Ruisseaux d’Afrique, Cotonou, 2009.
Gorée île baobab, Le bruit des autres (Limoges) / Écrits des Forges (Trois-Rivières, Québec), 2004.
Ma peau est fenêtre d’avenir, Larochellivre / Rumeur des Âges, La Rochelle, 2004.
Chaque jour l’espérance, L’Harmattan, Paris, 2002.
Il n’y a pas de parole heureuse, Le bruit des autres, Limoges, 1997.
Grains de sable, Le bruit des autres, Limoges, 1993.
Labyrinthe, Akpagnon, Le Mée-sur-Seine / Lomé 1984.

ROMANS
Les nègres n’iront jamais au paradis, Le Serpent à Plumes, Paris, 2006.
Matins de couvre-feu, Le Serpent à Plumes, Paris, 2005.
Les Baigneurs du lac Rose, NEI, Abidjan, 1995. Rééd. Paris, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs », Paris, 2002.
Une vie de crabe, NEAS, Dakar, 1990.

ESSAIS
Que vivent les femmes d’Afrique ? Paris, Panama, 2008 ; nouvelle édition Karthala, Paris, 2011.
La Diversité du monde. Réflexions sur l’écriture et les questions de notre temps, L’Harmattan, Paris, 2010.

LIVRES POUR LA JEUNESSE
Wangari Maathai. Celle qui guérit la Terre (biographie), À dos d’âne, Paris, 2016.
Miriam Makeba. Une voix pour la liberté (biographie), À dos d’âne, Paris, 2009. Rééd. 2011. L’Atelier des génies, Acoria, Paris, 2002.
La Fugue d’Ozone, NEAS-EDICEF, 1992 ; nouvelle édition EDICEF, coll. « Buzz », 2011.
De l’autre côté du soleil (deux récits) NEAS-EDICEF, 1991 ; nouvelle édition EDICEF, coll. « Buzz », 2012.

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Telles des guitares_Français_300dpiLes auteurs :Telles des guitares_Grec_300dpi Maria Polydouri et Kostas Karyotakis

Bilingue : français-grec
Traduit par Michèle Justrabo

Parution : le 2 juin 2016

Le choix de l’éditeur : Ils se sont rencontrés, se sont aimés, ont échangé lettres et poèmes, mais la vie les a séparés. Maria Polydouri et Kostas Karyotakis, deux étoiles filantes de la littérature, chères au coeur du peuple grec. Il aura fallu ce livre, imaginé par la traductrice Michèle Justrabo, pour que ces êtres se trouvent réunis dans un dialogue poétique où s’expriment tour à tour le désir et la révolte, l’espoir et le désenchantement. Leurs poèmes s’y répondent, dans des duos d’amour et de peine qui font émerger ce qui unissait et séparait ces êtres au destin prématurément brisé. Telles des guitares désaccordées nous invite à découvrir leurs chants dans une édition bilingue où la langue grecque et le français reposent tête-bêche. Une manière de suggérer que chaque être est l’impossible reflet de l’autre.

Extrait :

Elle :
« À ton appel, je reste muette comme la tombe
Les chansons nostalgiques
et mes désirs sont tel un fil coupé »

Lui :
« Nous sommes telles des guitares désaccordées
Quand souffle le vent,
naissent des vers
ou des sons discordants
sur nos cordes qui pendent,
comme chaînes »

Collection : Soleil noir

Pages : 128
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-106-7

Revue de presse

 

Couv.Ceux qui se taisent_300pdiL’auteur : Bruno Doucey

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditrice :
Quels points communs entre les habitants d’un village de Grèce, un lit d’hôpital où se meurt un ami et la femme d’une cité de banlieue dont le fils a choisi le Coran ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. De la Crète à Créteil, de elle à il, le talent de Bruno Doucey est de savoir donner vie à ceux qui sont privés de parole. Sous sa plume, « les mots remontent du silence comme l’odeur de la terre sous une pluie d’été ». Ses poèmes sont autant de chroniques d’une crise violente d’où émergent des noms et des visages : ceux d’un peuple qui ne veut pas vivre à genoux, d’un homme qui combat le crabe entouré des siens, des migrants qui se massent aux portes de l’Europe, d’une mère alliée à d’autres mères. Avec son dernier recueil S’il existe un pays (2013), il nous invitait à un voyage autour du monde ; avec Ceux qui se taisent, c’est le monde qui vient à nous. Le livre témoin d’une époque.

Extrait :

«J’en pleure

Les quatre points cardinaux
ne lui suffisaient pas

Il a fallu
qu’il en trouve
un cinquième

et qu’il enferme
cinq fois par jour
tous les horizons de sa vie
dans le corps d’une seule
femme vêtue de noir »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-105-0

 

Je veille_300dpi

L’auteur : Anthony Phelps

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditeur : Quatre ans après la publication de Nomade je fus de très vieille mémoire, le poète haïtien Anthony Phelps nous ouvre à nouveau les portes de son imaginaire. La première partie du livre nous fait entrer « dans l’amitié tranquille du texte ». En une suite de poèmes ludiques, il réinvente origine et mémoire, formes et couleurs, romances et paroles, arpentant les territoires du rêve en « affranchi de la Liberté ». Dans la seconde partie, écrite « sous encre délirante », son surréalisme caraïbéen cède l’initiative aux mots. En d’incessants vertiges, sa poésie nous délivre « des détresses de la nuit », offrant ce « regard bleu » qui « calme les paysages ». Et j’ai bonheur à entendre la parole de ce magicien des mots, « incorrigible féticheur », se jouer des harmoniques de la langue, avec une science éprouvée du rythme et de la musicalité.

Extrait :

« Lorsque le ciel se met au féminin
ma mémoire incendiée
reprend langue avec la nuit.
J’entre dans le poème
par ses coutures
musarde entre les mots
le long des marges.
Moment privilégié
dans l’amitié tranquille du texte. »

Collection : Soleil noir

Pages : 136
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-104-3

Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2016

Revue de presse