L’auteure : Hala Mohammad
Traduction d’Antoine Jockey
Édition bilingue arabe/français

En librairie le 5 avril 2018

Le mot de l’éditeur : « La maison a beaucoup changé après ton départ… » Les mots par lesquels s’ouvre le recueil d’Hala Mohammad laissent entendre qu’il y a un avant et un après, un ici et un ailleurs. Plus encore, un billet aller qui ne donne à l’exilée que peu d’espoir de retrouver indemne le pays qu’elle a laissé derrière elle. De poème en poème, l’auteure cartographie l’absence et son cortège de chagrins. Une révolution orpheline. La guerre. Les routes de l’exil. Les dures conditions de vie des gens qui ont parfois tout perdu mais qui continuent à vivre et à aimer. Car ce sont eux qui intéressent la poète-documentariste qui progresse caméra au poing. Avec un sens inné du court-métrage, elle défie la peur et nous livre un texte d’une force rare « contre la géographie de la tyrannie ». Sois la bienvenue, Hala : cette maison d’édition aux fenêtres ouvertes sur le monde est la tienne !

Extrait :

« Notre maison avait des fenêtres
Qui donnaient sur les cyprès et les peupliers
Qui empruntaient aux arbres leurs ombres
Et les arbres résonnaient de secrets
Lorsque les soldats voulurent
détruire notre maison
Ils furent terrifiés
De ne pouvoir lui infliger le moindre dégât

Nos vêtements
Les papillons les portent »

Collection : Soleil noir

Pages : 152
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-175-3

 

Revue de presse

 

L’auteur : Laurent Cennamo

En librairie le 6 septembre 2018

Le mot de l’éditeur : À feuilleter le recueil de Laurent Cennamo on serait tenté d’interpréter ainsi le titre qu’il a lui-même donné à son travail  : aux poèmes de la première partie, élancés comme des silhouettes de cyprès dans un paysage italien, L’herbe haute ; aux petites proses qui s’attachent à l’ordinaire des jours, L’herbe rase. Mais la vérité du livre que j’ai la joie de publier est plus subtile que cela. Si l’écriture verticale du poème évoque ces moments où l’art nous porte au-dessus de nous-même, il est aussi des vers pour dire « l’herbe lisse » sur laquelle fuse un ballon de football ou « la fleur fauve à ras de terre ». Et les proses de l’auteur, si sourcilleuses dans leur juste saisie du réel, s’ouvrent à leur tour sur un vacillement d’être  : « Je ne sais plus très bien où je suis, qui je suis ». Un doute si beau, si tendre, comme l’herbe de l’existence sous le vent de la poésie.

Extrait :

« Courbure du rêve. Lièvre
de vivre, de bondir. Revenir
en arrière. Redevenir le temps
d’une image l’enfant,
tirer de son trou
la tristesse aux longues oreilles,
la lancer loin, bouquet
d’étincelles »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-195-1

 

 

L’auteur : Yvon Le Men

En librairie le 6 septembre 2018

Le troisième livre de la trilogie d’Yvon Le Men :
Les continents sont des radeaux perdus

Le mot de l’éditeur : Après la publication des recueils Une île en terre (2016) et Le poids d’un nuage (2017), Yvon Le Men nous offre le troisième volume de sa trilogie Les continents sont des radeaux perdus. Avec Un cri fendu en mille, l’heure n’est plus aux paysages de l’enfance ni aux œuvres qui ont fait naître une conscience au monde. C’est de la découverte physique, sensible, amoureuse de ce monde dont nous parle ici le poète. Les premières destinations nous entraînent en Europe. Puis viennent les voyages au long cours, autour du mont Liban, à Bamako, en Afrique noire, en Chine, à Port-au-Prince ou au Brésil. D’un pays à l’autre, un même désir d’étreindre le monde, une même soif de découvertes, une même propension à se penser soi-même comme un autre. Un carnet de voyages, au cœur du monde, à travers soi.

Extrait :

« Où sont passés
les livres
lus

les montagnes
grimpées

les étoiles
contemplées

les villes
parcourues

les fleuves longés
et traversés

par toi
tout au long de ta vie »

Collection : Soleil noir

Pages : 160
Prix  : 16 €
ISBN :  978-2-36229-194-4

 

 

L’auteur : Zaü

En librairie le 4 octobre 2018

Le mot de l’éditeur : Qu’elles fassent du vélo, dansent, se promènent, s’habillent ou se déshabillent, lisent, pensent, observent, pleurent ou rient, toutes les femmes captées par le regard aimant de Zaü sont terriblement vivantes. À l’encre, au crayon, au pastel gras ou sec, peu importe la technique empruntée, le grand illustrateur les a croquées tout au long de sa vie, pour lui-même, pour ne rien perdre de la fulgurante beauté de ces rencontres. Dans Dessinées – Visages de femmes, poèmes d’amour, il nous ouvre son carnet intime. Il fallait de grandes voix de la poésie contemporaine pour servir d’écrin à ces instantanés de femmes : Hélène Dorion, James Noël, Maram al-Masri, Bruno Doucey… Mots et images d’amour tressés déplacent les frontières de l’intime pour ne jamais vivre exilé de la beauté. Un pur bonheur.

Des textes de :

Maram al-Masri, Lucien Becker, Giaconda Belli, Tanella Boni, Ananda Devi, Habiba Djhanine, Hélène Dorion, Bruno Doucey, Abdellatif Laâbi, Alexandrine Lao, Aurélia Lassaque, Rita Mestokosho, Ketty Nivvyabandi, James Noël, Ernest Pépin, Anthony Phelps, Pierre Seghers, Pierre Vavasseur…

Collection : Passage des arts

Pages : 128
Prix  : 29 €
ISBN :  978-2-36229-197-5