L’auteur : Jeanne Benameur

En librairie le 5 octobre 2017

Le mot de l’éditeur : Elle a cinq ans. Autour d’elle, les adultes s’affairent en silence. La langue muette des mères. Ces armoires que l’on vide en hâte. Ces lourdes malles de fer qui attendent sur le seuil. La mer qu’il faudra bientôt traverser. Ce chien qui erre sur le quai, perdu. La côte qui s’éloigne. Premier voyage. Premier exil… Avec La Géographie absente, Jeanne Benameur pose des mots sur le drame qui a marqué son enfance lorsque sa famille dut quitter l’Algérie pour la France en pleine guerre d’indépendance. « Il a fallu partir. Nous étions pauvres de pays », dit-elle dans un tremblement de voix et de sens. Et le souvenir du pays perdu se confond avec la peinture écaillée des cartes murales où l’on apprenait autrefois à déchiffrer le monde. Des mots arrachés à l’absence, où fonder le lieu du poème.

Extrait :

«  L’enfance de nos mères
est une terre sans aveu

nous y marchons pieds nus.

Empesés, silencieux

nous entrons
dans la géographie absente. »

Collection : Embrasures

Pages : 64
Prix  : 7 €
ISBN :  978-2-36229-159-3

Revue de presse

 

L’auteur : Jean-Marie Berthier

En librairie le 7 septembre 2017

Le mot de l’éditeur : Ne te retourne plus… Par ce titre, la poésie de Jean-Marie Berthier s’apparente à un voyage, un cheminement, une traversée de la vie. Les paysages que l’on y arpente sont à la fois ceux du monde qui s’offre à nous et ceux de la mémoire. De grands vents les parcourent ; des regards y guettent « la confluence du jour et de la nuit » ; des pierres dressées questionnent le sens même de l’existence ; un gouffre les borde – mais la beauté nous sauve du naufrage. Avec des mots simples, le poète cherche un chemin de vie entre désespoir et espérance. Et l’on comprend, lisant ses textes, que la mission qu’il assigne à la poésie est bien un héritage d’Orphée, descendu aux Enfers pour ramener à la vie l’être qu’il a perdu. Lisez ces pages dont mon ami Jean-Marie Berthier m’a confié la publication  : elles vous aideront à vivre et à aimer la vie.

Extrait :

« Ne te retourne plus
le soleil est désormais
l’ombre de ta vie

Ne t’arrête pas
ce feu tranquille brûlerait
tes dernières forces

Ne dors que debout
pour entendre encore
l’histoire qui tremble »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-160-9

Revue de presse

 

Auteur  : Michel Ménaché
Peintures de Mylène Besson
Avec deux textes inédits de Michel Butor

En librairie le 7 septembre 2017

Le mot de l’éditeur  : Elle peint des visages au regard clos, des yeux qui versent des larmes de sang, des corps qui s’effacent, des enfances sans joie, des portraits de femmes disparues comme les poétesses Sappho et Nadia Anjuman : par son talent de peintre, Mylène Besson donne des couleurs à l’absence. Il écoute les images de l’artiste, se laisse traverser par les émotions qu’elle suscite, écrit des poèmes pour prolonger les échos qui se font en lui  : par ses mots, Michel Ménaché fait parler les silences de la peinture. Et un dialogue s’instaure entre deux arts ; lisible et visible se mêlent ; les portes de toile nous ouvrent à une compréhension plus subtile du monde. Comme l’a souvent répété Michel Butor, présent dans ce livre par deux poèmes inédits, l’avenir d’une œuvre d’art réside dans son inachèvement…

Extrait  :

« Dans un miroir de sang
et de larmes
elle avance
paumes ouvertes
à l’horizon de brumes
et de poussières
quand le monde
s’égare dans un chahut
de haines et de fureurs »

Collection  : Passage des arts

Pages  : 112
Prix   : 20 €
ISBN  : 978-2-36229-158-6

 

« Ne te retourne plus
le soleil est désormais
l’ombre de ta vie

Ne t’arrête pas
ce feu tranquille brûlerait
tes dernières forces

Ne dors que debout
pour entendre encore
l’histoire qui tremble »

 

Stupeur et immense chagrin. Nous avons appris le décès dans un accident de la circulation, ce mardi 8 août, de notre ami Jean-Marie Berthier, à l’âge de 77 ans. Tous ceux qui ont connu ce remarquable poète se souviennent de son rire, de l’élégance affectueuse avec laquelle il prenait des nouvelles de chacun, et surtout de son enthousisame communicatif. Jean-Marie, qui n’avait pas été épargné par la vie, gardait envers et contre tout, du plus profond d’un chagrin déséspéré, un élan vital fabuleux et une générosité flamboyante. Lire Jean-Marie Berthier, c’est faire l’expérience d’une poésie à la fois humaniste et révoltée.
Après avoir enseigné le français sur les cinq continents, ce proche de Pierre et Colette Seghers s’était retiré dans les Alpes. Son oeuvre poétique, marquée à jamais par la disparition accidentelle de deux de ses enfants, se veut un chant d’amour et de fraternité avec les autres, qu’ils vivent dans les montagnes de haute Tarentaise, les forêts du Cambodge, les déserts d’Afrique, les terres d’Amérique latine ou sur les îles perdues d’Océanie. Chagrin, espérance, révolte se mêlent dans cette poésie écrite à hauteur d’homme. Parmi ses éditeurs, Fanlac, Rougerie, Le nouvel Athanor, Le bruit des autres… La revue Phoenix lui consacre son dernier numéro qui vient de paraître. Il avait confié à Bruno Doucey, à qui il était uni par une très ancienne complicité et une profonde affection, la publication de son dernier recueil de poèmes, dédié à ses petits-enfants, Ne te retourne plus, qui sera en librairie le 7 septembre. Sa parution le remplissait de joie, et nous aussi. Nous partageons la peine de sa fille chérie, Anouk, et de tous les siens.