L’auteur : Ronny Someck
Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard Elial

En librairie le 20 avril 2017

Le mot de l’éditeur : Un regard décalé sur les choses de la vie.  Des images insolites. De l’humour à revendre. Un goût de la modernité. Un sens inné de la culture populaire. Une écriture qui emprunte autant au street art qu’à la littérature. L’art de mêler le jazz à la musique du cœur. Et puis une tendresse folle pour les êtres, un amour immodéré pour tout ce qui vit et se bat… Oui l’écriture de Ronny Someck est unique en son genre. Celui qui se définit comme « un cow-boy de la poésie » parcourt le monde la main posée sur le revolver du poème. Qu’il adresse une missive à Marcel Proust ou compose un sonnet pour Lionel Messi, qu’il s’attache au drapeau de Palestine ou rêve d’être « D.J dans un refuge de femmes battues », il ne connaît qu’une terre promise : celle du poème où se déplace sans cesse la ligne d’horizon. Il fallait un éditeur nomade pour l’accompagner. C’est chose faite  !

Extrait :

« Poème de bonheur

Nous sommes posés sur le gâteau
comme des figurines de mariés,
quand le couteau tranchera
essayons de rester sur la même tranche. »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-152-4

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couv-ceux-du-large_72dpiL’auteur : Ananda Devi
Édition trilingue

En librairie le 2 mars 2017

Le mot de l’éditeur : Ceux du large… Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : « Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim », avant d’être assénée comme une gifle dans le dernier poème : « Ceux que la vie éventre / De son coutelas ». Entre ces deux poèmes, elle suit l’errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d’atteindre une autre rive. Malgré la « terreur de l’eau », malgré la mort en embuscade. Et si l’auteure s’est donnée la peine d’écrire ce texte en trois langues – français, anglais, créole – c’est pour se prouver à elle-même qu’elle n’est pas restée « Tête baissée bras ballants » devant « Le film catastrophe » qui se déroule sous nos yeux.

Extrait :

« Ventre alourdi gorge étranglée
Voix inerte mains éteintes
Tu lui tournes le dos mais aucun soleil
Ne sera pareil ni aucune pluie
L’espace vide qui t’attend
Ne porte en lui aucun miracle
Tu détaches tes pieds de la boue
Et tu marches. »

Collection : L’autre langue

Pages : 88
Prix  : 13 €
ISBN : 978-2-36229-148-7

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Revue de presse

 

couv-la-ou-il-fait-si-clair_300dpiL’auteur : Tanella Boni

En librairie le 2 mars 2017

Le mot de l’éditeur : Que faire lorsqu’on a connu la guerre et l’exil, un « premier départ / en pays étranger », puis d’autres guerres, d’autres départs ? Que dire à ces « vies précaires […], fauchées pour rien », ces « visages de femmes / enveloppés d’un voile de contraintes » ? Comment lutter contre barbares et fous de Dieu ? Où trouver la force de sonder les abysses de la mémoire négrière ? Quelle prière offrir au corps de l’enfant mort, ce « visage de l’innocence » échoué sur la plage ? La réponse à ces questions tient en une phrase prononcée dès le premier des sept poèmes du recueil de Tanella Boni : « Tu n’as pas d’autres armes que les mots ». Et l’auteure de nous rappeler que les mots aiment le dialogue, la tolérance et la paix ; que la poésie possède la capacité, rare, de réenchanter la vie. L’éditeur que je suis n’a pas d’autre certitude, mais c’est assez pour espérer.

Extrait :

« Me voici à la porte du jour le plus long
Là où il fait si clair en moi
Ma raison refuse l’évidente clarté séculaire
Qui sépare l’humanité en portions inégales
L’humanité si divisée si malmenée
Et transparente
Comme celle dont j’ai hérité
Par la faute de ma peau invisible
À force d’être visible

Cette peau qui m’a tout donné
Cette peau dont je suis si fière
Ma peau de femme qui n’en fait
Qu’à sa tête »

Collection : L’autre langue

Pages : 96
Prix  : 14 €
ISBN : 978-2-36229-149-4

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Revue de presse

 

L’auteur : Paul de Brancion

En librairie le 1er juin 2017

Le mot de l’éditeur : En 2011, par urgence vitale de s’éloigner d’une mère dévoratrice et de la langue maternelle, Paul de Brancion écrivait en trois langues Ma Mor est morte. Cinq ans plus tard, il revient à cette histoire familiale en s’attachant à la figure haute en couleur de son père. Comme le premier volet de ce diptyque parental, L’Ogre du Vaterland est un texte singulier, inclassable, souvent jubilatoire, où se mêlent deux niveaux de narration : d’un côté, « l’incroyable histoire de Léon Jacques S. », père effroyable dont l’écrivain brosse un portrait sans complaisance, révélant les secrets qui ont empoisonné son enfance ; de l’autre, le soubassement onirique, somme toute très ironique, des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l’auteur. Un livre sardonique et salutaire, qui égratigne violemment l’image de l’autocratie paternelle.

Extrait :
«  Ich’ai longtemps cru qu’il avait le droit de vie ou de mort sur nous, les enfants, alors ich me le tenais pour dit. Il a la figure de l’emploi, une certaine massivité du corps, le visage d’un centurion implacable, colère retenue, regard sévère, ne parlant pas beaucoup, taciturne, n’exprimant pas ses sentiments, terrorisant la marmaille, au bénéfice de tous.

– Ah ! s’écria la Bûcheronne, pourrais-tu bien toi-même mener perdre tes enfants ?
Le Petit Poucet »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  :  14,50 €
ISBN :  978-2-36229-155-5