© Oumeya el Ouadie-Setka Films/Ed.B.Doucey

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Mireille Fargier-Caruso, née en Ardèche en 1946, aujourd’hui installée à Paris, a enseigné la philosophie, avant de devenir bibliothécaire. Elle est l’auteure de livres d’artistes réalisés avec des plasticiens comme Sarah Wiame ou Chan Ky-Yut, et de recueils de poèmes, parmi lesquels Limites (Le Pont de l’épée, 1984), Même la nuit, persiennes ouvertes (Le Dé Bleu, 1998), Silence à vif (Paupières de terre, 2004) et Ces gestes en écho (Paupières de terre, 2006). En 2015, son recueil Un lent dépaysage est paru aux Éditions Bruno Doucey.


À découvrir :

 

polydouriMaria Polydouri (1902-1930) et Kostas Karyotakis (1896-1928).karyotakis
Quand Maria, rencontre Kostas en 1922, elle a vingt ans, et lui vingt-six. Une attirance irrésistible les pousse l’un vers l’autre mais la vie les sépare. Quelques années plus tard, en 1928, le poète met fin à ses jours, tandis qu’elle est emportée par la tuberculose, dans le sanatorium où séjournait Yannis Ritsos.


À découvrir :

 

Le Sang des hommes_300dpiAuteur : Luc Bérimont
Préface Marie-Hélène Fraïssé
Postface Jean-Pierre Siméon

Parution : le 5 mars 2015

Le mot de l’éditeur : Luc Bérimont aurait aujourd’hui cent ans, mais sa poésie est jeune, vivante, frémissante de passions. Une poésie que je suis heureux de faire découvrir aux uns, redécouvrir aux autres. Ce livre – conçu par Marie-Hélène Fraïssé, la dernière compagne du poète – débute avec Domaine de la nuit et La Huche à pain, textes marqués par la présence d’un monde en voie d’effacement et par les désastres de la guerre. Avec Les Accrus, s’ouvre le cycle de la maturité, verbe et sève mêlés, dans une vigueur qui réconcilie avec le monde. Viennent enfin les textes qui préparent à l’adieu : « J’ai mal de te quitter, mal à hurler, mal à ma vie », écrivait Bérimont dans Reprise du récit, publié l’année même de sa mort. Un voyage dans la « langue simple, intense, fraternelle » de celui qui fut un éveilleur d’émotions partagées. Un chant à hauteur d’homme, indispensable à notre temps.

Extrait :

« Le soir tombait
Le sang des hommes tonnait comme le torrent gronde
J’entendais tout
Je savais tout
Je mangeais ton cri pour me taire
Je saignais et je rayonnais, partagé, muet, solidaire
J’écrivais des poèmes d’amour à la lueur insuffisante des incendies
Sous la pluie qui coulait doucement »

Collection En résistance

Pages : 160
Prix  : 15,50 €
ISBN : 978-2-36229-080-0

 

Couv.Fragments de la maison_72dpiAuteur : Habiba Djahnine

Parution : le 5 mars 2015

Le mot de l’éditeur : Après un premier recueil, publié en Algérie en 2003, mon amie Habiba Djahnine revient à la poésie en femme apaisée, combative et lucide. Dans ce livre écrit directement en français, ce n’est pas la guerre civile qui est évoquée, mais le temps d’après la guerre, le corps sorti des décombres de l’histoire, l’amour retrouvé, dans un monde voué à la reconstruction des autres et de soi. « J’éloignerai la guerre et l’identité / Je construirai les fragments de la maison », écrit-elle. Et d’ajouter, quand l’exil devient voyage : « Tu m’attends sur l’autre versant de mon crépuscule ». D’Alger la blanche aux sables du désert, Habiba Djahnine écrit de la poésie comme on construit une maison : avec ses nerfs, avec ses rêves, les mains plongées dans l’argile de la vie. Pour refuser « l’alphabet de la peur », le regard constamment rivé à la ligne d’horizon.

Extrait :

« Je resterai éveillée jusqu’à l’aube
Je protègerai ton sommeil
Des bruits nocturnes
J’éloignerai la guerre et l’identité
Je construirai les fragments de la maison
Pour étaler les feuilles de poésie
Je laisserai l’automne s’absenter de nos vies
J’attendrai le printemps pour planter un acacia »

Collection : L’autre langue

Pages : 64
Prix  : 12 €
ISBN : 978-2-36229-081-7

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