Auteur  : Michel Ménaché
Peintures de Mylène Besson
Avec deux textes inédits de Michel Butor

En librairie le 7 septembre 2017

Le mot de l’éditeur  : Elle peint des visages au regard clos, des yeux qui versent des larmes de sang, des corps qui s’effacent, des enfances sans joie, des portraits de femmes disparues comme les poétesses Sappho et Nadia Anjuman : par son talent de peintre, Mylène Besson donne des couleurs à l’absence. Il écoute les images de l’artiste, se laisse traverser par les émotions qu’elle suscite, écrit des poèmes pour prolonger les échos qui se font en lui  : par ses mots, Michel Ménaché fait parler les silences de la peinture. Et un dialogue s’instaure entre deux arts ; lisible et visible se mêlent ; les portes de toile nous ouvrent à une compréhension plus subtile du monde. Comme l’a souvent répété Michel Butor, présent dans ce livre par deux poèmes inédits, l’avenir d’une œuvre d’art réside dans son inachèvement…

Extrait  :

« Dans un miroir de sang
et de larmes
elle avance
paumes ouvertes
à l’horizon de brumes
et de poussières
quand le monde
s’égare dans un chahut
de haines et de fureurs »

Collection  : Passage des arts

Pages  : 112
Prix   : 20 €
ISBN  : 978-2-36229-158-6

 

« Ne te retourne plus
le soleil est désormais
l’ombre de ta vie

Ne t’arrête pas
ce feu tranquille brûlerait
tes dernières forces

Ne dors que debout
pour entendre encore
l’histoire qui tremble »

 

Stupeur et immense chagrin. Nous avons appris le décès dans un accident de la circulation, ce mardi 8 août, de notre ami Jean-Marie Berthier, à l’âge de 77 ans. Tous ceux qui ont connu ce remarquable poète se souviennent de son rire, de l’élégance affectueuse avec laquelle il prenait des nouvelles de chacun, et surtout de son enthousisame communicatif. Jean-Marie, qui n’avait pas été épargné par la vie, gardait envers et contre tout, du plus profond d’un chagrin déséspéré, un élan vital fabuleux et une générosité flamboyante. Lire Jean-Marie Berthier, c’est faire l’expérience d’une poésie à la fois humaniste et révoltée.
Après avoir enseigné le français sur les cinq continents, ce proche de Pierre et Colette Seghers s’était retiré dans les Alpes. Son oeuvre poétique, marquée à jamais par la disparition accidentelle de deux de ses enfants, se veut un chant d’amour et de fraternité avec les autres, qu’ils vivent dans les montagnes de haute Tarentaise, les forêts du Cambodge, les déserts d’Afrique, les terres d’Amérique latine ou sur les îles perdues d’Océanie. Chagrin, espérance, révolte se mêlent dans cette poésie écrite à hauteur d’homme. Parmi ses éditeurs, Fanlac, Rougerie, Le nouvel Athanor, Le bruit des autres… La revue Phoenix lui consacre son dernier numéro qui vient de paraître. Il avait confié à Bruno Doucey, à qui il était uni par une très ancienne complicité et une profonde affection, la publication de son dernier recueil de poèmes, dédié à ses petits-enfants, Ne te retourne plus, qui sera en librairie le 7 septembre. Sa parution le remplissait de joie, et nous aussi. Nous partageons la peine de sa fille chérie, Anouk, et de tous les siens.

 

Anthologie Sète 2017

Préface de Maïthé Vallès-Bled

En librairie le 24 août 2017

Le mot de l’éditeur : Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète fin juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – ainsi qu’une cinquième, celle dont l’Histoire a « exporté » la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d’eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

Extrait :

« Dans le monde des petites choses
Le bon feu ne coûte rien
Il brûle il réchauffe
L’amour vaut tout l’or du monde

Allume une étincelle au coin de ton œil
Et traverse le désert vide d’humains
Comme si la vie fleurissait
À toutes portes et fenêtres »

Tanella Boni 

18 langues, 43 pays, 115 poètes
Albanie, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Bahreïn, Bosnie-Herzégovine, Chili, Chypre, Croatie, Égypte, Émirats arabes unis, Espagne, France, France Occitanie, Grèce, Irak, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kosovo, Koweït, Liban, Libye, Macédoine, Malte, Maroc, Monténégro, Oman, Palestine, Portugal, Qatar, Québec, Roumanie, Serbie, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie.
Parmi lesquels :
Yasser Abdel-Latif, Mustapha Benfodil, Claude Ber, Tanella Boni, Michel Deguy, Ananda Devi, Guy Goffette, Hubert Haddad, Özdemir Ince, Salma Khadra Jayyousi, Vénus Khoury-Ghata, Frosoula Kolosiatou, Aurélia Lassaque, Michel Ménaché, Luis Mizón, Moncef Ouhaibi, Lionel Ray, Soad Salem, Sapho, Ronny Someck, Fadwa Souleimane, Salah Stetié, Alex Susanna…

Collection : Tissages

Pages : 256
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-157-9

Revue de presse

 

L’auteur : Paul de Brancion

En librairie le 1er juin 2017

Le mot de l’éditeur : En 2011, par urgence vitale de s’éloigner d’une mère dévoratrice et de la langue maternelle, Paul de Brancion écrivait en trois langues Ma Mor est morte. Cinq ans plus tard, il revient à cette histoire familiale en s’attachant à la figure haute en couleur de son père. Comme le premier volet de ce diptyque parental, L’Ogre du Vaterland est un texte singulier, inclassable, souvent jubilatoire, où se mêlent deux niveaux de narration : d’un côté, « l’incroyable histoire de Léon Jacques S. », père effroyable dont l’écrivain brosse un portrait sans complaisance, révélant les secrets qui ont empoisonné son enfance ; de l’autre, le soubassement onirique, somme toute très ironique, des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l’auteur. Un livre sardonique et salutaire, qui égratigne violemment l’image de l’autocratie paternelle.

Extrait :
«  Ich’ai longtemps cru qu’il avait le droit de vie ou de mort sur nous, les enfants, alors ich me le tenais pour dit. Il a la figure de l’emploi, une certaine massivité du corps, le visage d’un centurion implacable, colère retenue, regard sévère, ne parlant pas beaucoup, taciturne, n’exprimant pas ses sentiments, terrorisant la marmaille, au bénéfice de tous.

– Ah ! s’écria la Bûcheronne, pourrais-tu bien toi-même mener perdre tes enfants ?
Le Petit Poucet »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  :  14,50 €
ISBN :  978-2-36229-155-5

Revue de presse