Couv.M.al-Masri_72dpi - copieAuteur : Maram al-Masri
Édition bilingue

Parution : le 2 mai 2013

Le mot de l’éditrice :

Maram al-Masri est l’exilée d’un pays-blessure qui saigne en elle. Petite mère d’orphelins. Funambule toujours sur le fil entre tristesse et espérance. Je l’ai vue se vêtir du drapeau de son pays, incarnant la Syrie martyrisée ; glisser son portable sous son oreiller, ne plus respirer, ensevelie sous ses morts. Depuis que la révolution syrienne a éclaté, Maram guette chaque jour les vidéos sur Facebook ou YouTube. Ainsi sont nés les poèmes de ce recueil. Ils ne cherchent pas à apprivoiser les images de l’horreur, ils nous les donnent à voir. Là, une mère porte en terre son enfant. Ici, un enfant figé près du cadavre de ses parents. Et ces caisses de bois nu qui dansent, dansent… La journaliste que je suis s’incline devant cette incomparable puissance d’évocation. Ce carnet intime d’une douleur n’a pas fini de nous hanter.

Murielle Szac

Extrait :

« L’avez-vous vu ?
Il portait son enfant dans ses bras
et il avançait d’un pas magistral
la tête haute, le dos droit
Comme l’enfant aurait été heureux et fier
d’être ainsi porté dans les bras de son père
Si seulement il avait été
vivant »

Collection «L’autre langue » 

Des recueils poétiques destinés à accueillir ces étranges étrangers qui font le choix d’écrire en français.

Diffusion harmonia mundi

Pages : 128
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-049-7

 

 

Michel Eckhard Elial est poète et traducteur de littérature hébraïque. Parallèlement à son activité de professeur de littérature comparée et de sémiologie littéraire, il dirige la revue « Levant – Cahiers de l’Espace Méditerranéen » qu’il a fondée en 1988 à Tel-Aviv et qui est aujourd’hui à Montpellier. Il a traduit, pour les Éditions Bruno Doucey, les textes de Ronny Someck, dans le recueil Bagdad-Jérusalem, à la lisière de l’incendie paru en 2012 et dans Le piano ardent, publié en 2017.

 

Couv.AuréliaLassaque72dpiAuteur : Aurélia Lassaque

Parution : le 28 mars 2013

Le mot de l’éditeur : Elle s’exprime en deux langues, le français et l’occitan, sans que l’on sache toujours, dans le cours limpide de son écriture, quelle est la part de l’affluent et celle du confluent. Elle, c’est Aurélia Lassaque, poète née en 1983 que je suis heureux d’accueillir dans ma maison d’édition. L’univers poétique d’Aurélia est libre, fantaisiste, singulier. Dans ce recueil, elle nous convie d’abord à une fête païenne lors de la journée la plus longue de l’année, celle du solstice d’été. L’atmosphère y est envoûtante, presque primitive. Les textes qui suivent prolongent cette prégnance des fantasmagories agrestes. La figure du Phénix, celle d’un faune, la présence d’Orphée et Eurydice confèrent une dimension mythologique à ces poèmes qui renouent souvent avec les visions oniriques de l’enfance, sans jamais omettre la vitalité joyeuse de l’amour.

Extrait :

« La belle se baigne.
La rivière a changé de lit
et contre son corps livré
l’eau noire a sorti ses tambours
pour que chantent les salamandres »

Collection « L’autre langue » 

Des recueils poétiques destinés à accueillir ces étranges étrangers qui font le choix d’écrire en français.

Diffusion harmonia mundi
Pages : 112
Prix  : 14 €
ISBN : 978-2-36229-045-9

 

Couv.S.Bataillon_74dpiAuteur : Stéphane Bataillon

Parution : le 18 avril 2013

Le mot de l’éditeur : Publier le premier recueil de Stéphane Bataillon fut pour moi un moment fort. Où nos ombres s’épousent était le livre du deuil et de l’absence puisque le poète évoquait la perte de celle qu’il aimait, à un âge où la mort paraît hors de propos. Avec Les Terres rares, Stéphane revient à la poésie en arpenteur des joies fertiles de la vie. Une nouvelle union, la venue d’un enfant, une autre manière d’appréhender le temps. Dans cette vie renouée, il sait quel sens donner à la chaleur des mains, à l’écorce du doute et au frottement de nos solitudes abrasives. Le titre du recueil, emprunté à la géologie, laisse entendre que les métaux les plus tendres, les gisements les plus ductiles sommeillent à des profondeurs inouïes. Écrire, descendre au plus profond de soi, dans l’opacité graphite et la tendresse des roches qu’on ne peut séparer.

Extrait :

« Nous imposons les mains
afin que la chaleur
parvienne jusqu’à toi
Déjà te prévenir
des tendresses fragiles »

Collection : « Soleil noir »
Une collection de recueils vouée aux poètes qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit.

Diffusion harmonia mundi
Pages : 96
Prix  : 13 €
ISBN : 978-2-36299-047-3