L’auteur : Pef

En librairie le 1er mars 2018

Le mot de l’éditeur : Si le fleuve coule c’est qu’il ne sait pas encore nager. Le cheval noir fume mais ce n’est pas la pipe. Sur le parvis, un homme est couché en chien de fusil le long de sa chienne de vie. Qui a bu aboiera… On l’aura compris, Pef aime jouer avec les mots, mettre à jour leurs incongruités, dévoiler leurs sens cachés, les détourner de l’usage journalier qui finit toujours par ternir leurs couleurs. Tout simplement, les mettre en bouche comme des gourmandises… Toujours un mot dans ma poche : avec ce livre tendre, subtil et jubilatoire, le poète ne se comporte pas seulement en prince des mots tordus, il tord le nez aux idées reçues, cherche à quoi rime le monde dans lequel nous vivons, s’arrime aux nuages qui filent dans le ciel et se demande « comment viennent les idées de poème ». Un bonheur que je suis tout simplement heureux de sortir… de ma poche !

Extrait :

« Un coquelicot
Puis deux         Puis trois
J’en ai fait un bouquet
Un bouquet de sang
De cent coquelicots
Je le porte de mon col à mon cœur
Et c’est mon cœur qui saigne »

Collection : Soleil noir

Pages : 104
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-170-8

 

Revue de presse

 

L’anthologie du 20ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard. En collaboration avec l’Espace Pandora.

En librairie le 1er février 2018

Le mot de l’éditeur : A comme Allumette, B comme Brûlure, C comme Colibri, R comme Rage, S comme Soleil, W comme Watt… En 2018, c’est sous la forme d’un abécédaire que se décline l’anthologie du 20ème Printemps des Poètes consacrée au thème de l’ardeur. D’où viennent-ils, les 90 poètes que mon ami Thierry Renard et moi-même avons convoqués pour une fête de la vitalité créatrice ? De tous les territoires où la vie fait entendre son chant avec entrain, avec fougue, élan, désir, conviction, résistance. De ces lieux où la passion se fait brûlure. Où l’on aime à en perdre la raison. Où l’on parcourt le monde avec une vigueur contagieuse. Qu’on ne s’étonne pas de voir la majeure partie de ces poètes appartenir au domaine contemporain : c’est d’une énergie bien trempée dont nous avons aujourd’hui besoin. Pour vivre mieux et vivre plus. Pour tenir dans la tempête. Pour rester en éveil. Écoutez-le : ce cœur qui bat au cœur du monde, c’est le nôtre.

Parmi lesquels : Capitaine Alexandre, Maram al-Masri, Samantha Barendson, Claude Ber, Zéno Bianu, Alain Borer, Katia Bouchoueva, Marion Collé, Jacques Darras, Flora Devatine, Ananda Devi, Nassuf Djailani, Hélène Dorion, Patrick Dubost, Vénus Khoury‑Ghata, Aurélia Lassaque, Jean-Pierre Lemaire, Yvon Le Men, Emmanuel Merle, Rita Mestokosho, Laure Morali, Nimrod, Pasolini, Anthony Phelps, Marc Porcu, Seghers, Jean-Pierre Siméon, Frédéric Jacques Temple, André Velter, Paul Wamo…

Extrait :

Le monde est en feu, je l’aime

Amour libre
Rage de vivre
Danse poignardée de lumière
Etincelle dans la neige
Un orage précoce
Roulant soudain tonnerre

Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : Ronny Someck, Ernest Pépin, René Depestre, Caroline Boidé, Hélène Cadou, James Noël, Pef.

Collection : Tissages

Pages : 256
Prix  : 19 €
ISBN : 978-2-36229-167-8

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Revue de presse

 

L’auteure : Hélène Dorion

En librairie le 1er février 2018

Le mot de l’éditeur : Il y a chez elle comme une clarté inquiète. Des mots de givre et de grands vents. De vastes espaces et des anfractuosités où la pensée s’engouffre. Des sentes qui partent de soi et mènent aux autres. Des brumes de mémoire et cette lumière étrange que l’inachèvement dépose sur les choses de la vie. Plus encore peut-être, un vacillement. Un trépignement. Une interrogation tenace sur les raisons de notre présence au monde. Car Hélène Dorion approche « le mystère qui nous hante » sans lâcher le fil qui lui permet d’habiter en poète « le labyrinthe des jours ». Fidèle à l’enfant qu’elle était, à l’écoute de la femme qu’elle devient, elle cherche le passage « vers l’autre saison ». Lisez-la, écoutez-la : vous sortirez fortifié de cette fragilité consentie. Comme moi, vous sentirez davantage « comme résonne la vie ».

Extrait :

« Tu entends soudain la pulsation du monde,
déjà tu touches sa beauté inattendue.
Dans ta bouche fondent les nuages
des ans de lutte et de nuées noires
où tu cherchais le passage
vers l’autre saison

et comme résonne étrangement l’aube
à l’horizon, enfin résonne ta vie. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix  : 13 €
ISBN :  978-2-36229-168-5

 

Revue de presse

 

ROMAN

L’auteur : Ysabelle Lacamp

En librairie le 4 janvier 2018

L’histoire : Mai 45, libération du camp de Terezin. Un air de jazz siffloté par un petit tchèque aux oreilles en choux-fleurs bouleverse l’un des rescapés des camps qui vient d’échouer ici, au terme d’une longue marche de la mort. L’enfant s’appelle Leo Radek. Il est le dernier enfant survivant de Terezin, antichambre de la mort pour des milliers de juifs, où les nazis parquèrent des artistes pour servir de vitrine en une sordide mascarade. Lui aussi est bouleversé par la rencontre qu’il vient de faire : cet homme décharné, fiévreux, au regard bienveillant et si transparent, parle ce français qu’il aime, et c’est un poète. Il s’appelle Robert Desnos. Comme un grand frère protecteur, le poète qui se meurt, trouve encore une fois les mots. Une rencontre inoubliable où la poésie triomphe sur la barbarie, et où l’humour est plus fort que la mort.

Extrait : « Si tu savais comme je t’écoute p’tit gars, ou plutôt comme je vous entends, vous, enfants de Terezin…
Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent…
Ai-je écrit ces mots pour vous ? Vous dont j’ai croisé les beaux visages émaciés à Auschwitz, vos traits purs lavés de ciel comme empreints d’idéal et de cette rage de vivre qui vous tient debout afin de dire NON au mal. (…) Tu t’es arrêté pour reprendre ton souffle, la tête semblait te tourner. Mais tu t’es repris et d’une voix rauque, si peu audible qu’il me semblait que tu te parlais à toi même, tu as alors lancé :
– Poètes libres, vous l’étiez, enfants de Terezin, même si vous le deviez aux forces malignes du monde ! Mais sache, p’tit père, qu’à certains, il aura fallu toute une vie pour le devenir ! »

Collection Sur le fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 192
Prix  : 16 €
ISBN : 978-2-36229-165-4

 
Revue de presse