Ainsi_disent-ils_Couv_L’auteur : Müesser Yeniay
Traduit du turc par Claire Lajus
Préface de Michel Ménaché

En librairie le 20 octobre 2016

Le mot de l’éditeur : Être femme libre et poète en Turquie aujourd’hui… Je n’ai pas besoin d’en dire davantage pour dévoiler les raisons qui me poussent à publier Müesser Yeniay, l’une des voix les plus prometteuses de son pays. Ainsi disent-ils s’ouvre sur une évocation de la terre d’enfance, où « une fleur m’a appris à rester à ma place » ; puis viennent les textes du ciel redessiné par un désir d’ouverture au monde et les pouvoirs libérateurs de la poésie. Dans ces textes, parfois très incisifs, la jeune femme révèle aussi le territoire de ses insurrections intimes, refusant de souscrire à l’image que les hommes donnent de la féminité, acceptant plus encore de devenir étrangère à elle-même. Et de risquer cet aveu, d’inspiration soufie, dans les poèmes inédits qui viennent clore le livre : « C’est seulement quand j’écris des poèmes que mon âme danse. C’est cela la joie d’exister… »

Extrait :

Lapidation

« Dehors la nuit
dedans la séparation
ce doit être le dernier jour
du monde
-pensée qui me traverse-
l’amour finit…
le cœur
telle une femme lapidée
reste
au milieu de la réalité
le cœur, la plus grosse
pierre que Dieu m’ait
jetée »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-131-9

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Où nos ombres s'épousentL’auteur : Stéphane Bataillon
Postface de Jean-Marie Berthier

En librairie le 3 novembre 2016

Le mot de l’éditeur : L’une de mes grandes joies d’éditeur réside dans la publication, en 2010, de Où nos ombres s’épousent, le premier recueil de Stéphane Bataillon. Six ans après la parution de ce livre, une seconde édition voit le jour, augmentée de courtes proses de l’auteur et d’une postface de Jean-Marie Berthier. Plus encore, de toutes les attentions bienveillantes que les lecteurs ont déposées, au fil du temps, sur la peau tendre de ce texte. Dans ces pages, le poète évoque la perte de celle qu’il aimait, à un âge où la mort paraît hors de propos. Il aurait pu s’enfermer dans un silence fracassé ; il ne l’a pas fait. Son chant pouvait devenir le lamento d’un être inconsolable ; il ne l’est pas. Sa poésie évoque le deuil sans pathos, elle parle juste et parle vrai. Peut-être ceux qui la liront se sentiront-ils aussi deux fois vivants.

Extrait :

« Je t’avais promis
une caresse chaque soir
désormais, ce sera un poème »

Collection : Jeunes plumes

Pages : 112
Prix  : 13 €
ISBN : 978-2-36229-138-8

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Les auteurs : Déwé Gorodé & Imasango
Préface de Murielle Szac

En librairie le 1er septembre 2016

100e livre des Éditions Bruno Doucey

Le choix de l’éditeur : Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l’une à Nouméa, tantôt chez l’autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l’embouchure d’un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité « imposée ou non », l’éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre…, aucun sujet n’a été écarté, aucun tabou n’a fait taire leur « parole jumelle». C’est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.

Extrait :

« Dewé : Paix humilité en nous
captives de l’entre-deux rives
entre la vie et la mort
dos à dos en année lumière
où la paix entre ici
en éden d’île de lumière
où le paradis est ici en nous »
«Imasango : Pour l’âme de l’île
ses hommes
ses paysages
ses manquements
son histoire à bâtir
Avec les divergences
que l’on accepte
pour former une famille
donnons-nous le pays
reprenons-le en mains »

Collection : Tissages

Pages : 136
Prix  : 16 €
ISBN : 978-2-36229-130-2

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Couv.Au vent de la piroguière_300dpi

L’auteur : Flora Aurima Devatine
Préface de Thanh-Vân Ton That

En librairie le 15 septembre 2016

Le mot de l’éditeur : Un enfant dans sa pirogue, « le ciel tout en haut» et « la mer tout autour ». Puis un chemin de vie, « l’impatience du temps », la crainte du départ… Il ne faut que quelques poèmes à Flora Aurima Devatine pour brosser le portrait d’une enfance polynésienne partagée entre le « respect atavique des mystères d’autrefois » et l’ouverture à d’autres horizons. Mais très vite le voyage de la vie se confond avec celui du langage, oscillant entre oralité et écriture. Un vent de liberté se lève, qui fait avancer la pirogue des mots ; la poésie devient l’archipel de tous les possibles. Si l’auteure a tenu à rassembler sa poésie sous le nom tahitien « Tifaifai », qui signifie patchwork, c’est que son oeuvre, faite de pièces assemblées, n’aspire qu’à « renouer, rénover et retresser la natte humaine ». Une voix majeure de la culture polynésienne que je suis heureux d’accueillir.

Extrait :

« En deçà et au-delà
De nos identités originales
De nos appartenances communautaires,

Tailler, ajouter, renouer, rénover,
Aplanir, étendre, et retresser la natte humaine. »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-129-6

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Revue de presse