De petits recueils pour ouvrir à tous la porte de la poésie sans en perdre l’incandescence. Ainsi se définissent les livres qui seront publiés dans la nouvelle collection Embrasures. Petits formats à glisser dans une poche ou sous un oreiller (12 x 15,5cm), prix tout doux (6 €), ces ouvrages ont pour vocation de mettre de petits joyaux précieux à la portée de tous. Et nous commençons par faire découvrir la face secrète de deux grandes dames du roman qui entretiennent depuis toujours un rapport passionné et passionnel avec la poésie. Nous sommes heureux et fiers de publier le recueil de Jeanne Benameur Notre nom est une île et celui d’Ananda Devi Quand la nuit consent à me parler. Parution le 22 septembre.

 

Auteur : Jeanne Benameur

Parution : 22 septembre 2011

Le mot de l’éditeur :

Poète, Jeanne Benameur ? Bien des lecteurs ignorent, que la romancière est entrée en littérature avec la poésie. Son premier livre, Naissance de l’oubli, publié en 1989 aux Éditions Guy Chambelland, était un recueil de poèmes. Depuis ? Le silence, qui n’est ni la mort ni le reniement : Jeanne n’a pas cessé d’écrire, la poésie ne l’a pas quittée. Comme une eau se perd dans le sol pour suivre un cours invisible sous la surface de la terre avant de connaître une résurgence, sa poésie refait aujourd’hui surface. Vingt-deux ans après, sa transparence étonne, sa fraîcheur porte le désir aux lèvres, ses murmures font chanter la vie. Ici, l’écriture poétique n’est ni fleuve ni tempête, mais pesée du silence, paroles en archipel, ciselures d’une géographie intérieure sans cesse en mouvement. Avec elle, la poésie est plus que jamais un art de l’hospitalité.

Extrait :

« Les étoiles incrustées sous la chair
il faut vautour et rage
pour nous arracher
un peu
de ce qui brille
Et tant d’amour sans attente
pour garder la lumière »

Collection « Embrasures »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 64
Prix : 6 €
ISBN : 978-2-36229-017-6

 

Auteur : Ananda Devi

Parution : 22 septembre 2011

Le mot de l’éditeur :

Avec les poèmes et les proses qui composent ce livre, Ananda Devi nous confie son second recueil de poèmes, retrouvant ce lyrisme de la « chair nue » que donnait à lire Le long désir (Gallimard, 2003). Une femme y dévoile sa mystérieuse évidence, sans que les mots perdent leurs sens cachés. Ils explorent le secret et l’intime, scrutent le monde visible et invisible, provoquent les frissons qu’ils suggèrent. Et cela même lorsque l’auteure évoque « l’envie de poésie », la vie broyée d’un enfant soldat ou d’une jeune prostituée, la violence des rapports de domination, le sort fait aux femmes. Entre douceur et incandescence, désir et solitude, sans faire la moindre concession à « la poétique des îles », Ananda Devi nous livre une écriture à même la peau des passions et des démangeaisons humaines. Fine et profonde, comme elle, toujours à l’écoute de l’obscure promesse du monde.

Extrait :

« Tu tends l’oreille
Aux voix des absents
Jusqu’à ce que la nuit
Consente à te parler »

Collection « Embrasures »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 64
Prix : 6 €
ISBN : 978-2-36229-018-3

 

Maram al-Masri et Bruno Doucey disent un poème pour le 50ème Festival International de poésie de Struga en Macédoine qui a lieu du 25 au 30 août 2011. Une vidéo tournée sur un pont, au Festival de Sète, Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée.