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Anthony Phelps est né en 1928 en Haïti, où il contribue à fonder le mouvement Haïti Littéraire. Opposant à la dictature de Duvalier, il connaît la prison et l’exil. Établi à Montréal, il livre une oeuvre de premier ordre qui fait de lui l’un des écrivains haïtiens les plus connus en Amérique. Traduit dans de nombreuses langues, deux fois lauréat du Prix de Poésie Casa de las Américas de Cuba, le voici enfin publié en France avec son anthologie Nomade, je fus de très vieille mémoire, publiée en 2012 aux Éditions Bruno Doucey. Son recueil Je veille, incorrigible féticheur est paru aux Éditions Bruno Doucey en mai 2016. Il est nommé lauréat du 27ème Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde en 2016, et obtient, en 2017, le Grand Prix de Poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Son ouvrage Au souffle du vent-poupée, dans lequel des fragments de ses poèmes accompagnent des œuvres de l’artiste Iris Geneviève Lahens, est paru en 2017 aux Éditions Bruno Doucey.


À découvrir :

 

 

 

 

 


Du même auteur :

POÉSIE
Été (Couverture et illustrations de Grace Phelps en collaboration avec l’auteur), Imprimerie N. A. Théodore, coll. « Samba », Port-au-Prince, 1960.
Présence (Illustrations de Luckner Lazard), Haïti Littéraire, Port-au-Prince, 1961.
Éclats de silence, Art Graphique Presse, coll. « Haïti Littéraire », Port-au-Prince, 1962.
Points cardinaux, Holt, Rinehart et Winston, Montréal, 1966.
Mon pays que voici suivi de Les Dits du fou-aux-cailloux, Pierre-Jean Oswald, Honfleur, 1968. Nouvelle édition, avec introduction de l’auteur, album photos et annexes, Mémoire d’encrier, Montréal, 2007.
Motifs pour le temps saisonnier, Pierre-Jean Oswald, Paris, 1976.
La Bélière caraïbe, Casa de las Américas, La Havane, Cuba, 1980. Réédition Nouvelle Optique, Montréal, 1980.
Même le soleil est nu, Nouvelle Optique, Montréal, 1983.
Orchidée nègre, Triptyque, Montréal, 1987.
Les doubles quatrains mauves, Mémoire, Port-au-Prince, 1995.
Immobile Voyageuse de Picas et autres silences, Cidihca, Montréal, 2000.
Femme Amérique, Écrits des Forges, Trois-Rivières / Autres Temps, Marseille, 2004.
Une phrase lente de violoncelle, Éditions du Noroît, Montréal, 2005.
Une plage intemporelle, Éditions du Noroît, Montréal, 2011.
Nomade je fus de très vieille mémoire, Éditions Bruno Doucey, coll. « Tissages », Paris, 2012.
L’araignée chiromancienne, Éditions d’Art le Sabord, Trois-Rivières, 2012.

ROMANS
Moins l’Infini, Les Éditeurs Français Réunis, Paris 1973. Réédition Cidihca, Montréal, 2001. Réédition sous le titre Des fleurs pour les héros, Le Temps des Cerises, Paris, 2013.
Mémoire en colin-maillard, Nouvelle Optique, Montréal, 1976. Rééditions, Cidihca, Montréal, 2001, Le Temps des Cerises, Paris, 2015.
Haïti ! Haïti ! (avec Gary Klang), Libre Expression, Montréal, 1985. Réédition sous le titre Massacre de Jérémie – Opération vengeance, Dialogues Nord Sud, Montréal, 2015.
La Contrainte de l’inachevé, Leméac, Montréal, 2006.

NOUVELLES
Le Mannequin enchanté, Leméac, Montréal, 2009.

THÉÂTRE RADIOPHONIQUE
Le conditionnel, Holt, Reinhart et Winston, Montréal, 1968.
Une quinzaine d’autres pièces radiophoniques d’Anthony Phelps ont été également produites et diffusées par Radio Cacique, en Haïti, de 1961 à 1964.

CONTES POUR ENFANTS
Et moi, je suis une île, Leméac, Montréal, 1973. Réédition Bibliothèque Québécoise, Montréal, 2010.

AUTRES PUBLICATIONS
Image et verbe ; Trente collages de Irène Chiasson, accompagnés de poèmes de François Piazza, Anthony Phelps, Yves Leclerc, Raymond Charland (préface de Robert Klein), Image et verbe éditions, Longueil, 1966.
Paroles et Lumières. Where Light Speaks, textes de Sandy Noble Yates, Syto Cavé et Anthony Phelps sur des photos d’enfants haïtiens de Carl Hiebert, International Child Care, Toronto, 1999.
Paul Laraque, vingt ans sous les drapeaux entre Marx et Breton (Entretiens), Les Productions Caliban, Montréal, 2004.

 

Un tour du monde en 80 poètes à travers les contrées d’Outre-mer, voilà le livre événement de 2011, l’Année des outre-mer français, publié à l’occasion du 13ème Printemps des Poètes  : D’infinis paysages, du 7 au 21 mars 2011. Une anthologie unique puisque, aussi curieux que cela puisse paraître, personne n’avait encore rassemblé la poésie des territoires de l’Outre-mer français. C’est désormais chose faite. Un ouvrage disponible en librairie le 10 février.

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Anthologie établie par Bruno Doucey, avec la participation de Johanna Pélissier et Marie-Laurence Jocelyn Lassègue.
Préface de Bruno Doucey

Le mot de l’éditeur : Une moisson de prix littéraires et le séisme du 12 janvier 2010 ont permis à un large public de découvrir la vitalité de la littérature haïtienne. Des écrivains comme Dany Laferrière, Lyonel Trouillot ou Gary Victor ont rejoint Jacques Roumain et René Depestre au Panthéon des identités créoles, toutes masculines. Mais qu’en est-il des femmes ? Quelle place leur poésie occupe-t-elle en Haïti ? Pour la première fois, un éditeur répond à cette question. Trente-cinq voix, venues d’Haïti, des États-Unis, du Québec et de France conjuguent la poésie de langue française au féminin… Et au pluriel, tant sont diverses leurs tonalités et leurs sources d’inspiration. De Virginie Sampeur, née au milieu du XIXème siècle, à Kettly Mars, de Yannick Jean à Emmelie Prophète, chacune d’elles ouvre le chemin d’une nouvelle espérance : celle qui permet, dans le chaos que l’on sait, de « dessiner des portes de sortie ».

Extrait :

« La terre a soulevé mon cœur
d’un mouvement sec et violent
elle l’a déchiré
éparpillant mille morceaux
comme larmes d’oiseaux errants
aux quatre vents de mon île
et depuis
chaque nuit
j’entends les battements
hésiter à mi-chemin
entre décombres
et étoiles » (Evelyne Trouillot)

Collection : Tissages

Pages : 296
Prix : 19, 50 €
ISBN  : 978-2-36229-008-4

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Auteur : Stéphane Bataillon

Parution : Octobre 2010

Le mot de l’éditeur : Je suis heureux de publier le premier recueil de Stéphane Bataillon. Retenez bien ce nom. L’auteur de ce livre, né à Paris en 1975, n’est ni un poète maudit ni un homme en exil. Avec lui, nulle entrée tapageuse en littérature, nulle propension à faire parler de soi sans avoir rien à dire. Stéphane a juste perdu celle qu’il aimait. Que dire de plus ? Il aurait pu s’enfermer dans un silence fracassé ; il ne l’a pas fait. Son chant pouvait devenir le lamento d’un être inconsolable ; il ne l’est pas. Limpide et profonde, sa poésie est de celles que ne renieraient ni Guillevic ni Claude Vigée. Elle parle juste et parle vrai. Peut-être ceux qui la liront se sentiront-ils aussi deux fois vivants.

Extrait :

« Je t’avais promis
une caresse chaque soir
désormais, ce sera un poème.»

Collection : Jeunes Plumes.
Cette collection, destinée à publier le premier recueil d’un poète, est parrainée par une compagnie de théâtre, Jeunes plumes et Cie. Pour une rencontre vivante avec le public.
Pages  : 96
Prix  : 10 €
ISBN  : 978-2-36229-007-7

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