© Ingeborg Gerdes

ruth weiss, née en 1928 en Allemagne dans une famille juive, en pleine montée du nazisme, connaît l’exil dès l’enfance puisque ses parents quittent Berlin pour l’Autriche, puis les Pays-Bas, avant de s’installer aux États-Unis. Très jeune, elle décide de se rebeller contre la rigidité de sa langue maternelle, l’allemand, en orthographiant son nom en minuscule, comme une protestation symbolique contre « la loi et l’ordre ». En 1952, ruth weiss quitte Chicago et se rend à San Francisco en auto-stop. Elle se mêle alors aux milieux artistiques, déclame ses poèmes dans la rue, organise des rencontres où se mêlent jazz et poésie. De cette époque datent ses premières publications dans Beatitude, l’un des premiers magazines pour les écrivains de la Beat Generation, et le « dialogue poétique de haïku » qu’elle entretient avec Jack Kerouac. Performeuse, actrice et artiste au phrasé percutant et arythmique, elle est l’une des dernières poètes beat encore en vie qui continue à performer et à déclamer ses poèmes au son du jazz.


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