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La main qui chante

L’auteur : Breyten Breytenbach
Traduit de l’afrikaans par Georges-Marie Lory
Préface de Georges-Marie Lory

En librairie le 8 octobre 2020

Le mot de l’éditeur : La main qui chante peut être lu comme les mémoires nomades d’un personnage de fiction nommé Breyten Breytenbach. À première vue, le livre ressemble pourtant à une anthologie personnelle dont les textes proviennent de différents recueils publiés en Afrique du Sud entre 2010 et 2020. Mais dès les premières pages, le lecteur pénètre dans un jardin où les sentiers bifurquent. Autobiographie et microfictions se mêlent, lieux de vie et paysages intérieurs vagabondent, passions tumultueuses et zénitude relèvent d’un même élan, vie et mort s’enchaînent dans un mouvement incessant. Et l’on ne s’étonne pas de voir le poète, surréaliste, provocateur et facétieux, jouer avec son patronyme ou saisir le moindre interstice de liberté offert par le langage. Avec ce fou des mots, la main chante et l’imagination cavale.

Extrait :

« Il a pour nom Bourru Babillac.
Il est né voici longtemps
d’un lointain passé, les paupières ridées,
à Bonnievale
au bord de la Rivière Large
d’où son nom d’emprunt Breytenbach.
[…]
BB se fourvoie vite,
se perd comme une grive dans des rêves
de poèmes, peintures et cendres.
de temps à autre il retourne
dans sa patrie en quête de sens »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN :  978-2-36229-292-7

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Le tournesol est la fleur du Rom

Les auteurs : Ceija Stojka & Olivia Paroldi

En librairie le 22 octobre 2020

Une farandole tsigane pour dire le jaune du soleil, le noir des camps nazis et le rouge de la vie

Le mot de l’éditrice : Ceija Stojka disait : « nous sommes un peuple qui dans le désespoir sait danser et chanter ». Et c’est bien dans un tourbillon de couleurs, de lumière et de rires que commence cette histoire. Avec le goût de la pluie sur les lèvres, le vent dans les cheveux et les herbes folles en farandoles tsiganes. Mais vient la nuit des camps, celle des barbelés et du pouvoir d’un tout petit homme raciste. Après Auschwitz, après la peur, resurgit le soleil pour dire oui à la vie. Respirer profondément, tendre les poings vers le ciel et rester unis, parce qu’on est plus forts quand on chante tous ensemble. Jouer à cloche pied avec des listes de mots, pour conjurer le malheur et s’ouvrir au bonheur. La petite-fille est devenue arrière-arrière-grand-mère, mais chez les Roms, le voyage n’est jamais fini.

Murielle Szac

Extrait :

« Le tournesol est la fleur du Rom.
Elle le nourrit, elle est la vie.
Et les femmes se parent de lui.
Il a la couleur du soleil.
Enfants, au printemps nous avons mangé ses feuilles
Jaunes délicates et à l’automne ses pépins.
Il était important pour le Rom.
Plus important que la rose,
Parce que la rose nous fait pleurer.
Le tournesol, lui, nous fait rire. »

Collection : Poés’histoires

Pages : 64
Prix : 12 €
ISBN :978-2-36229-327-6

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Une colombe si cruelle

L’auteur : Federico García Lorca
Traduit de l’espagnol par Carole Fillière
Préface de Zoraida Carandell
Postface de Carole Fillière

En librairie le 3 septembre 2020

Le mot de l’éditeur : Une colombe cruelle au cœur d’éléphant… Un coq qui perd son âme à mesure qu’une brodeuse emprisonne son chant dans le métier à tisser… Un homme qui verdit au gré des paysages qu’il traverse…. La mère de Charlie Chaplin dont on emporte le corps dans une chaussette fine… Des amants assassinés par une perdrix… Cinq dames amoureuses d’un jeune homme soudain changé en papillon… Des étoiles qui clignent des yeux au rythme du télégraphe… Les proses que rassemble cet ouvrage composé de nombreux inédits révèlent un Federico García Lorca que peu de lecteurs connaissent : surréaliste et grinçant, cruel et facétieux, subtilement iconoclaste. Poèmes en prose, contes, nouvelles –, peu importe les classifications. Le poète se joue des traditions et des codes avec la virtuosité d’un toréador des mots.

Extrait :

« Rien de plus antipoétique que le lien logique entre deux objets de quelque espèce qu’ils soient. Il faut briser les amarres des liens visibles et invisibles. Il faut laisser les objets et les concepts aller librement où ils veulent, qu’ils luttent, qu’ils volent pour que le monde soit plus amusant et que puisse exister la véritable poésie. Vous, les poètes, avez une peur terrible de perdre la tête et un amour incompréhensible de la qualité logique. C’est absurde de te conformer à l’idée selon laquelle la chaussure n’a d’autre utilité que d’être chaussure et la cuillère cuillère. »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-293-4

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Cantique du balbutiement

L’auteur : Louis-Philippe Dalembert

En librairie le 3 septembre 2020

Le mot de l’éditeur : « Un jour j’ai poussé les portes de l’aube… » Dès les premières pages de Cantique du balbutiement, le poète haïtien affirme, avec des mots de grand vent, qu’il est du pays de son enfance. Les bégaiements du petit jour et le profond de la nuit, la saison des cyclones, les veillées de prières et les prophéties, le corbillard qui passe en fin d’après-midi, « l’eau boueuse du quotidien » et la « migraine carabinée des questionnements », cette grand-mère opiniâtre qui a le don de rafistoler la vie… Louis-Philippe Dalembert n’en finit pas de dérouler le film haut en couleurs d’une enfance haïtienne. Mais en creux, sur la ligne d’ombre du partage, le poème fait entendre ce que les mots ne disent pas : le départ, la perte, l’absence –, cette « grande muette défiant le monde entier des choses ».

Extrait :

« un jour
j’ai poussé les portes de l’aube
depuis je vois le monde
à travers ses rayons
pâles d’ombre et bleus de nuit
sans les effusions
de mes blessures

ce jour-là
face à la mer caraïbes
j’ai rêvé d’un poème
qui nulle part ne commence
ou alors de l’enfance
et nulle part ne finit »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix : 14 €
ISBN :  978-2-36229-297-2