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L’auteur : Breyten Breytenbach
Traduit de l’afrikaans par Georges Lory
Préface de Bruno Doucey

En librairie le 1er octobre 2020

Le mot de l’éditeur : La main qui chante peut être lu comme les mémoires nomades d’un personnage de fiction nommé Breyten Breytenbach. À première vue, le livre ressemble pourtant à une anthologie personnelle dont les textes proviennent de différents recueils publiés en Afrique du Sud entre 2010 et 2020. Mais dès les premières pages, le lecteur pénètre dans un jardin où les sentiers bifurquent. Autobiographie et microfictions se mêlent, lieux de vie et paysages intérieurs vagabondent, passions tumultueuses et zénitude relèvent d’un même élan, vie et mort s’enchaînent dans un mouvement incessant. Et l’on ne s’étonne pas de voir le poète, surréaliste, provocateur et facétieux, jouer avec son patronyme ou saisir le moindre interstice de liberté offert par le langage. Avec ce fou des mots, la main chante et l’imagination cavale.

Extrait :

« il a pour nom Bourru Babillac.
Il est né voici longtemps
d’un lointain passé, les paupières ridées,
à Bonnievale
au bord de la Rivière Large
d’où son nom d’emprunt Breytenbach.
[…]
BB se fourvoie vite,
se perd comme une grive dans des rêves
de poèmes, peintures et cendres.
de temps à autre il retourne
dans sa patrie en quête de sens »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN :  978-2-36229-292-7

 

Les auteurs : Ernest Pignon-Ernest & Lyonel Trouillot

En librairie le 5 novembre 2020

Le mot de l’éditeur : Mars 2010. Après Brassens, Brel et Ferré, disparaissait le quatrième mousquetaire de la chanson française : Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum huit décennies plus tôt. Mars 2020 : deux artistes associent leurs talents pour conjurer l’absence de celui « qui aurai[t] pu vivre encore un peu. » L’un est peintre, l’autre écrivain. Ensemble ils redonnent vie à l’homme qui détestait les interdits et chantait les poètes. Celui qui dénonçait « la grande injustice » et « la force imbécile » sans jamais cesser de dire « Que c’est beau, c’est beau la vie ». L’un twiste les mots, plaçant l’œuvre de Ferrat dans le contexte de notre temps ; l’autre peint les êtres que le chanteur aimait « à en perdre la raison » : Aragon, Desnos, Lorca, Maïakovski, Neruda, Machado mort en exil à Collioure… Mais aussi Apollinaire, Baudelaire, Carco, Brassens, Vian, Elsa Triolet, Van Gogh, Hölderlin ou le vieil Hugo. Comme autant d’étoiles d’une constellation fraternelle et engagée.

Extrait :

« Tu avais cependant gardé la certitude que « ce monde de malheur que les hommes se forgent », ils avaient la capacité de le défaire. « L’avenir, l’avenir ne sera pas maudit ». Nous sommes nombreux, dans les pays de langue française, à te devoir la lucidité de dénoncer ce qui n’était que crime au nom de l’avenir, sans trahir l’idée d’un monde avec moins de souffrances et d’injustice.
Trahir ceux qui nous ont trahis.
Sans trahir le rêve d’avenir.
Comme tu le chantais : « Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui ».
Lyonel Trouillot

Collection : Passage des arts

Pages : 96
Prix : 25 €
ISBN :  978-2-36229-335-1

 

Les auteurs : Ceija Stojka & Olivia Paroldi

En librairie le 22 octobre 2020

Une farandole tsigane pour dire le jaune du soleil, le noir des camps nazis et le rouge de la vie

Le mot de l’éditrice : Ceija Stojka disait : « nous sommes un peuple qui dans le désespoir sait danser et chanter ». Et c’est bien dans un tourbillon de couleurs, de lumière et de rires que commence cette histoire. Avec le goût de la pluie sur les lèvres, le vent dans les cheveux et les herbes folles en farandoles tsiganes. Mais vient la nuit des camps, celle des barbelés et du pouvoir d’un tout petit homme raciste. Après Auschwitz, après la peur, resurgit le soleil pour dire oui à la vie. Respirer profondément, tendre les poings vers le ciel et rester unis, parce qu’on est plus forts quand on chante tous ensemble. Jouer à cloche pied avec des listes de mots, pour conjurer le malheur et s’ouvrir au bonheur. La petite-fille est devenue arrière-arrière-grand-mère, mais chez les Roms, le voyage n’est jamais fini.

Murielle Szac

Extrait :

« Le tournesol est la fleur du Rom.
Elle le nourrit, elle est la vie.
Et les femmes se parent de lui.
Il a la couleur du soleil.
Enfants, au printemps nous avons mangé ses feuilles
Jaunes délicates et à l’automne ses pépins.
Il était important pour le Rom.
Plus important que la rose,
Parce que la rose nous fait pleurer.
Le tournesol, lui, nous fait rire. »

Collection : Poés’histoires

Pages : 64
Prix : 12 €
ISBN :978-2-36229-327-6

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L’auteur : Manuel Silva Acevedo

Bilingue espagnol/français
Traduit de l’espagnol par Ana Luna Fédèle et María Isabel Mordojovich
Postface d’Antonio Skármeta

En librairie le 18 juin 2020

Le mot de l’éditeur :

À quoi s’attendre en ouvrant un livre intitulé Loups et Brebis ? À un conte pour enfants ? Une fable sur « la raison du plus fort » ? Une parabole à forte charge symbolique sur la férocité et la violence des rapports de domination ? Avec ce livre du poète Manuel Silva Acevedo, devenu un des jalons de la littérature chilienne, rien de tel. Ou plus exactement, rien d’aussi simple, nulle pensée binaire sur la victime et son bourreau, nulle lecture univoque possible. Ce texte étonnant, qui aura attendu près d’un demi siècle avant d’être traduit en langue française, se donne dans une ambiguïté permanente, déjouant nos représentations et résistant à l’analyse. Et si loups et brebis se trouvaient en chacun de nous ? Peut-être… Le poème sonderait alors le clair-obscur de notre âme.

Extrait :

« Il y a un loup dans mes entrailles
qui se bat pour naître
Mon cœur de brebis, naïve créature,
se vide de son sang pour lui »

Collection : Soleil noir

Pages : 64
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-283-5