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L’autrice : Ananda Devi

En librairie le 6 février 2020

Le mot de l’éditeur : Deux textes forts et incandescents. Deux textes pour dire la femme, la fille, la mère… Dans le premier, qu’elle dédie à sa propre mère, Ananda Devi l’exil évoque auquel chaque être se trouve confronté : celui du ventre maternel. « Tout commence par la perte des eaux », écrit-elle, avant de nous livrer ce constat amer : « L’enfant s’en va et ne cessera plus de s’en aller. » Dès lors, la vie s’apparente à une longue exploration de la perte. Dans le second, qu’elle intitule Six décennies, c’est à son propre corps qu’elle s’adresse, sans complaisance ni faux-semblants, débusquant ses changements, cartographiant sa géographie incertaine et mouvante. Avec le temps va… Non, pas seulement car le regard de l’autre réinscrit le ravissement dans le sillon des jours. « Le désir n’est jamais dompté. »

Extrait :

« Tout commence par la perte des eaux.
L’outre se désemplit pour livrer le passage à une entité complète en soi. Pas un corps étranger ; un bourgeon, une ébauche, une excroissance intime, qui, une fois émergé, devient cet autre auquel seuls nous rattachent les liens de l’amour et du désarroi.
Dès cette première séparation, la joie se teinte de désolation: il ne se souviendra pas de ce temps-là, de ce partage de nos matières, de ce qu’il a pris de moi pour se former, de ce que je lui ai donné pour le façonner. Cette amnésie des enfants, heurtée à la permanence obstinée de la mémoire des mères, c’est la toute première déchirure. »

Collection : L’autre langue

Pages : 96
Prix : 14 €
ISBN :  978-2-36229-275-0

 

Revue de presse

 

L’autrice : Fabienne Swiatly

En librairie le 5 mars 2020

Le mot de l’éditeur : « Aide à la personne, soin, accueil, éducation… Prise en charge du corps de l’autre… Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. » Dès les premiers mots, le ton est donné sans faux-semblants : c’est des femmes au travail dont nous parle ce livre composé de petites proses. Soixante-deux textes pour être précis, comme autant d’instantanés « cadrés serrés », de fragments sans prétention qui donnent à voir les « fragments de vie » de celles qui « sont au service ». Sans jugement ni commisération, avec un sens aigu du détail et du langage des corps, Fabienne Swiatly scrute la réalité sociale et les tâches dévolues aux femmes. Pénibilité, abnégation, révolte ou beauté du geste –, celles qui se taisent trouvent dans la plume exacte de l’autrice une alliée de premier ordre. Total respect.

Extrait :

« Aide à la personne, soin, accueil, éducation…
Prise en charge du corps de l’autre, des besoins de l’autre.
Entretien des bureaux, des maisons, des écoles.

Des femmes au travail.

Ces textes ont été écrits comme des instantanées photos.

Ici et maintenant. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-282-8

 

Revue de presse

 

L’autrice : Maram al-Masri
Préface de Murielle Szac

En librairie le 5 mars 2020

Le mot de l’éditeur : Ligne 5, République, Bobigny… Ligne 9, Jasmin, La Muette, Charonne… Chaque jour des millions de femmes et d’hommes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l’écran de leur téléphone mobile, pressés d’arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l’on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l’empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres « emportés dans le même voyage ». Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l’inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c’est une femme venue de Syrie qui nous l’offre, dans ces « métropoèmes » écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.

Extrait :

« Gare d’Austerlitz

Dans le métro aérien
J’ai vu
des arbres qui saignaient
des gouttes de sang blanc.
Personne n’a douté
que l’assassin
était le printemps. »

Collection : L’autre langue

Pages : 144
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-278-1

 

Revue de presse

 

Anthologie établie et traduite par Jiliane Cardey
Préface de Nathacha Appanah

En librairie le 20 février 2020

Le mot de l’éditeur : Des jeunes filles terrifiées qui perçoivent la date du mariage comme « un nœud sur la corde », des femmes considérées comme du bétail, le travail incessant dans la maison en terre battue, le sel des larmes, des corps que l’on malmène comme on malmène la terre… Cette anthologie de la poésie dalit donne la parole aux laissées-pour-compte d’une société divisée en castes ; et l’on comprend, lisant ces pages bouleversantes, qu’être femme et intouchable c’est subir une double peine. Jusqu’au jour où… Pour une poignée de ciel raconte la façon dont la femme dalit se saisit d’un crayon. Pour crier sa révolte. Pour en appeler à la liberté. Pour réclamer l’égalité. Pour dire non aux rapports de domination. Qu’elle devienne quelqu’un en étudiant ou confie à la poésie le soin de son émancipation, elle fait irruption dans l’Histoire de l’Inde postcoloniale. Un livre essentiel, qui ne laissera personne indifférent.

Extrait :

« Ta géographie
Tes mathématiques
Tes manières affectées
Et ta grandiloquence
Absolument tout, sera réduit à néant
Car, maintenant
La femme dalit
S’est saisie du crayon »

– Sudhir Sagar

Collection : Tissages

Pages : 272
Prix : 20 €
ISBN :  978-2-36229-274-3

 

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