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L’auteur : Maram al-Masri
Édition bilingue arabe/français
Traduction de François-Michel Durazzo

En librairie le 18 octobre 2018

Le mot de l’éditeur : Cerise rouge sur carrelage blanc… Le titre que Maram al-Masri a donné au livre qui l’a révélée au grand public ressemble à celui d’une nature morte. Des lèvres abandonnées à la froideur du quotidien. Une tache de sang que rien n’efface. Un fruit dans la neige. Une blessure. Les poèmes que rassemble ce recueil, dont nous publions aujourd’hui une nouvelle traduction, nous plongent au cœur de la vie d’une femme. Et l’on comprend, lisant ces vers d’une simplicité aussi désarmante que ceux d’Emily Dickinson, que la libération de cette femme passe par le désir et par l’écriture. Ainsi que l’écrit Murielle Szac au seuil du livre, « l’histoire de cette femme, qui a répondu à l’appel de la poésie pour vivre selon ses rêves, nous bouleverse parce qu’elle incarne chacune et chacun d’entre nous, dans notre aspiration à la liberté. »

Extrait :

« les femmes qui me ressemblent
ne savent pas parler
le mot leur reste dans la gorge

comme un lion en cage
les femmes qui me ressemblent
rêvent…
de liberté… »

Collection : L’autre langue

Pages : 136
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-196-8

 

 

Anthologie Sète 2018

Préface de Maïthé Vallès-Bled

En librairie le 23 août 2018

Le mot de l’éditeur : Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète fin juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – ainsi qu’une cinquième, celle dont l’Histoire a « exporté » la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d’eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

Extrait :

« à l’heure où les nuages s’amoncèlent
bas et menaçants sur toutes les rives humaines
que les frontières se referment
dans des fracas de peur et de mépris

à l’heure où le rejet de l’autre
nous tient lieu de langage
chasse la joie de nos regards

il a tendu sa main
humaine
changé les nuages de l’hiver
en un gros soleil d’été
et d’un poing rageur
a gommé les frontières »

Louis-Philippe Dalembert

20 langues, 40 pays, 100 poètes
Albanie, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Bahreïn, Bosnie-Herzégovine, Chili, Chypre, Croatie, Égypte, Émirats arabes unis, Espagne, France Occitanie, Grèce, Irak, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kosovo, Koweït, Liban, Libye, Macédoine, Malte, Maroc, Monténégro, Oman, Palestine, Portugal, Qatar, Québec, Roumanie, Serbie, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie.

Parmi lesquels :
Michel Baglin, Graciela Baquero, Joël Bastard, Brigitte Baumié, Predrag Bjelošević, Caroline Boidé, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Flora Devatine, Tahel Frosh, Bouzid Harzallah, Marie Huot,Vénus Khoury-Ghata, Daniel Maximin, Hala Mohammad, Jean-Luc Parant, Anthony Phelps, Marie Rouanet, Pierre Tilman, Sapho…

Collection : Tissages

Pages : 256
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-193-7

Revue de presse

 

L’autrice : Ananda Devi

En librairie le 6 février 2020

Le mot de l’éditeur : Deux textes forts et incandescents. Deux textes pour dire la femme, la fille, la mère… Dans le premier, qu’elle dédie à sa propre mère, Ananda Devi l’exil évoque auquel chaque être se trouve confronté : celui du ventre maternel. « Tout commence par la perte des eaux », écrit-elle, avant de nous livrer ce constat amer : « L’enfant s’en va et ne cessera plus de s’en aller. » Dès lors, la vie s’apparente à une longue exploration de la perte. Dans le second, qu’elle intitule Six décennies, c’est à son propre corps qu’elle s’adresse, sans complaisance ni faux-semblants, débusquant ses changements, cartographiant sa géographie incertaine et mouvante. Avec le temps va… Non, pas seulement car le regard de l’autre réinscrit le ravissement dans le sillon des jours. « Le désir n’est jamais dompté. »

Extrait :

« Tout commence par la perte des eaux.
L’outre se désemplit pour livrer le passage à une entité complète en soi. Pas un corps étranger ; un bourgeon, une ébauche, une excroissance intime, qui, une fois émergé, devient cet autre auquel seuls nous rattachent les liens de l’amour et du désarroi.
Dès cette première séparation, la joie se teinte de désolation : il ne se souviendra pas de ce temps-là, de ce partage de nos matières, de ce qu’il a pris de moi pour se former, de ce que je lui ai donné pour le façonner. Cette amnésie des enfants, heurtée à la permanence obstinée de la mémoire des mères, c’est la toute première déchirure. »

Collection : L’autre langue

Pages : 96
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-275-0

 

Revue de presse

 

Anthologie établie et traduite par Jiliane Cardey
Préface de Nathacha Appanah

En librairie le 20 février 2020

Le mot de l’éditeur : Des jeunes filles terrifiées qui perçoivent la date du mariage comme « un nœud sur la corde », des femmes considérées comme du bétail, le travail incessant dans la maison en terre battue, le sel des larmes, des corps que l’on malmène comme on malmène la terre… Cette anthologie de la poésie dalit donne la parole aux laissées-pour-compte d’une société divisée en castes ; et l’on comprend, lisant ces pages bouleversantes, qu’être femme et intouchable c’est subir une double peine. Jusqu’au jour où… Pour une poignée de ciel raconte la façon dont la femme dalit se saisit d’un crayon. Pour crier sa révolte. Pour en appeler à la liberté. Pour réclamer l’égalité. Pour dire non aux rapports de domination. Qu’elle devienne quelqu’un en étudiant ou confie à la poésie le soin de son émancipation, elle fait irruption dans l’Histoire de l’Inde postcoloniale. Un livre essentiel, qui ne laissera personne indifférent.

Extrait :

« Ta géographie
Tes mathématiques
Tes manières affectées
Et ta grandiloquence
Absolument tout, sera réduit à néant
Car, maintenant
La femme dalit
S’est saisie du crayon »

– Sudhir Sagar

Collection : Tissages

Pages : 272
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-274-3

 

Revue de presse