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Longtemps j’ai courtisé la nuit

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Précédé de : Les Lignes de la main

L’auteur : Jean Joubert
Préface de Frédéric Jacques Temple

En librairie le 18 août 2016

Le mot de l’éditeur : Jean Joubert nous a quittés en 2015. Sa voix nous manque, « c’est en silence désormais » qu’il nous parle. Mais avant de partir, le poète a pris soin d’adresser à ses amis les poèmes qu’il écrivait au fil des jours, depuis la publication de L’alphabet des ombres, comme autant de lettres pour conjurer l’absence. Ce sont ces poèmes inédits, fidèlement rassemblés, qui constituent ce livre. Pour avoir longtemps « courtisé la nuit », le poète n’ignore pas celle qui « s’avance à pas de louve ». Mais son inquiétude est ailleurs, dans la brutalité qui s’est emparée du monde, la violence faite aux femmes ou le « grognement des tueurs souterrains », menaces auxquelles il objecte une « promesse d’aube » et un « parfum d’enfance », fidèle en cela aux vœux de son premier recueil, Les Lignes de la main.

Extrait :

« Le temps mincit.
La nuit apprête ses linceuls.
Respire encore un peu
le parfum du soir.
Dans ta main qui écrit
rassemble les dernier désirs. »

Collection : Soleil noir

Pages : 160
Prix : 16 €
ISBN : 978-2-36229-128-9

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Voix Vives de méditerranée en méditerranée 2016

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Anthologie Sète 2016

Préface de Maïthé Vallès-Bled

En librairie le 18 août 2016

 Le mot de l’éditeur : Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète à la fin du mois de juillet 2016. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – ainsi qu’une cinquième, celle dont l’Histoire a «exporté» la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre, voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d’eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la «belle page», et traduit en français. Le lecteur peut ainsi savourer la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les culture

Extrait :

« La langue de l’hôte réfugié est silence
Pas de voix pour le réfugié…
Il ferme la porte de sa maison sur sa voix
Et sort
Par la porte de l’Histoire
Sans une poussière de géographie.
Les mots
Tombent des baluchons de vêtements,
De fatigue…
De trous dans les poches.
Ils bondissent des lèvres des enfants… endormis,
Ils se roulent par terre… s’agrippent à la terre
Les mots. »
Hala Mohammad (Syrie)

36 pays, 18 langues, 100 poètes :
Albanie, Algérie, Arabie saoudite, Bosnie-Herzégovine, Chili, Chypre, Croatie, Cuba, Égypte, Émirats Arabes Unis, Espagne, France, France-Occitanie, Grèce, Haïti, Honduras, Irak, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kosovo, Liban, Libye, Macédoine, Malte, Maroc, Monténégro, Nouvelle-Calédonie, Palestine, Portugal, Québec, Roumanie, Serbie, Syrie, Tunisie, Turquie.
Parmi lesquels :
Garous Abdolmalekian, Nikolina Andova, Stéphane Bataillon, Denise Boucher, Siham Bouhlal, Philippe Delaveau, Déwé Gorodé, Imasango, Siham Jabbar, Vénus Khoury-Ghata, Amir Or, Anthony Phelps, Pablo Poblète, Christian Prigent, Sapho, Aggeliki Sidira , Frédéric Jacques Temple, Salah Stétié, Boubaker Zemmal …

Collection : Tissages

Pages : 256
Prix : 20 €
ISBN : 978-2-36229-127-7

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Telles des guitares désaccordées

Telles des guitares_Français_300dpiLes auteurs :Telles des guitares_Grec_300dpi Maria Polydouri et Kostas Karyotakis

Bilingue : français-grec
Traduit par Michèle Justrabo

Parution : le 2 juin 2016

Le choix de l’éditeur : Ils se sont rencontrés, se sont aimés, ont échangé lettres et poèmes, mais la vie les a séparés. Maria Polydouri et Kostas Karyotakis, deux étoiles filantes de la littérature, chères au coeur du peuple grec. Il aura fallu ce livre, imaginé par la traductrice Michèle Justrabo, pour que ces êtres se trouvent réunis dans un dialogue poétique où s’expriment tour à tour le désir et la révolte, l’espoir et le désenchantement. Leurs poèmes s’y répondent, dans des duos d’amour et de peine qui font émerger ce qui unissait et séparait ces êtres au destin prématurément brisé. Telles des guitares désaccordées nous invite à découvrir leurs chants dans une édition bilingue où la langue grecque et le français reposent tête-bêche. Une manière de suggérer que chaque être est l’impossible reflet de l’autre.

Extrait :

Elle :
« À ton appel, je reste muette comme la tombe
Les chansons nostalgiques
et mes désirs sont tel un fil coupé »

Lui :
« Nous sommes telles des guitares désaccordées
Quand souffle le vent,
naissent des vers
ou des sons discordants
sur nos cordes qui pendent,
comme chaînes »

Collection : Soleil noir

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-106-7

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Ceux qui se taisent

Couv.Ceux qui se taisent_300pdiL’auteur : Bruno Doucey

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditrice :
Quels points communs entre les habitants d’un village de Grèce, un lit d’hôpital où se meurt un ami et la femme d’une cité de banlieue dont le fils a choisi le Coran ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. De la Crète à Créteil, de elle à il, le talent de Bruno Doucey est de savoir donner vie à ceux qui sont privés de parole. Sous sa plume, « les mots remontent du silence comme l’odeur de la terre sous une pluie d’été ». Ses poèmes sont autant de chroniques d’une crise violente d’où émergent des noms et des visages : ceux d’un peuple qui ne veut pas vivre à genoux, d’un homme qui combat le crabe entouré des siens, des migrants qui se massent aux portes de l’Europe, d’une mère alliée à d’autres mères. Avec son dernier recueil S’il existe un pays (2013), il nous invitait à un voyage autour du monde ; avec Ceux qui se taisent, c’est le monde qui vient à nous. Le livre témoin d’une époque.

Extrait :

«J’en pleure

Les quatre points cardinaux
ne lui suffisaient pas

Il a fallu
qu’il en trouve
un cinquième

et qu’il enferme
cinq fois par jour
tous les horizons de sa vie
dans le corps d’une seule
femme vêtue de noir »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-105-0