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Couv.Le Rapt_300dpiAuteur : Maram al-Masri
Bilingue Français-Arabe
Traduit de l’arabe (Syrie) par l’auteure,
avec la participation de Najeh Jegham.
Préface de Bruno Doucey.

Parution : le 1er octobre 2015

Le mot de l’éditeur : « Neuf mois pour qu’un cœur palpite… » Le recueil de Maram al-Masri débute par l’évocation d’une vie à naître. La naissance, les premiers mots, les premiers pas… D’un poème à l’autre, l’auteure esquisse une histoire sentimentale de la maternité. Mais soudain, le texte bascule : l’enfant lui est enlevé, le bonheur d’aimer cède la place à une déchirure, son corps de mère entre dans la guerre. Avec une simplicité désarmante, Maram raconte un épisode douloureux de sa propre histoire, faisant de l’enlèvement de son fils en Syrie l’acte fondateur de sa vie de poète. Un second texte, intitulé «Le semainier», témoigne de sa lutte pour conquérir le droit d’écrire et de se donner à elle-même une seconde chance de vivre. Un livre écrit avec le sel des larmes et le ventre noué des grandes émotions. Un livre que je publie pour qu’à travers lui toutes les mères empêchées puissent se faire entendre.

Extrait :

« J’avais un enfant
je l’ai caché dans mon ventre
Il a partagé mon corps
je l’ai nourri de mon sang
je lui ai fait partager mes rêves
J’ai chanté pour lui, il souriait
Je l’ai porté, il cessait de pleurer
Ils l’ont arraché à mes bras
J’ai cessé de chanter. »

Collection : L’autre langue

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-089-3

Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle en Île-de-France, catégorie Val-de-Marne, 2017

Revue de presse

 

Couv.Je ressemble à une chambre noire_300dpi2Auteur : Roja Chamankar
Traduit du persan (Iran) par Farideh Rava

Parution : le 1er octobre 2015

Le mot de l’éditeur : Elle vit en Iran, où elle est née deux ans après la révolution. Elle écrit de la poésie et a participé au festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète, où je l’ai rencontrée. Elle, c’est Roja Chamankar, l’une des grandes voix de la jeune poésie féminine iranienne. Je ressemble à une chambre noire donne à lire, dans une édition bilingue, un large choix de ses poèmes. Les premiers se situent aux frontières de l’enfance, là où la poupée, la petite fille, la femme et la mère se rencontrent. Puis viennent les textes du désir et de l’amour, de l’attente, des blessures causées par la guerre, des rêves explosés, des meurtrissures intimes et sociétales. Par ses textes écrits sur le fil, Roja s’invente des portes de sortie ; et l’on se plaît à voir dans la chambre noire qui lui ressemble l’image d’une poésie qui sait transformer la noirceur en lumière.

Extrait :

« À nous
Les gants noirs et silencieux
À nous
Les mensonges faciles
À nous
Les exécutions en masse
À nous
La patrie en déroute
À nous
Les manches de couteaux
Tu sais
Ô combien le goût de l’eau est amer. »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-087-9

 

Couv.UnLentPaysage_300dpiAuteur : Mireille Fargier-Caruso

Parution : le 20 août 2015

Le mot de l’éditeur : Les herbes hautes d’un arrière-pays. Un jardin. Une maison. Dans cette maison, une chaise. Une femme y est assise, mains posées sur les genoux, mémoire absente. Cette femme, qui est-elle ? Une mère en fin de vie, devenue étrangère à elle-même et aux autres. Lui rendre visite, c’est avoir « le cœur battu, grand ouvert, dévasté. » Pourtant quelque chose naît de ces rencontres de haute solitude. La maison vide s’anime d’une présence enfantine, des éclats de rire fêlent le cristal de l’oubli, des insectes tourbillonnent dans la chaleur de l’été. En dépit des blessures de l’enfance, une jeune fille connaît bientôt « la joie des reins renversés dans la respiration lente des collines. » Une femme meurt d’oubli ; une autre revit l’émergence de sa féminité. Et dans la brèche ouverte par ces existences disjointes, ce long poème, troué de silences, qui me parle du temps à l’œuvre dans nos vies.

Extrait : « Entre les blancs
Le retour inlassablement
Des images
L’une
Puis l’autre
Arrêt sur visages
Ainsi relire l’oubli »

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix : 13,50 €
ISBN : 978-2-36229-086-2

Revue de presse

 

Couv.D.Daenincks_72dpiROMAN

Auteur : Didier Daeninckx

En librairie le 21 mai 2015
Disponible en version numérique

L’histoire : 1943, asile de fous de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à l’embrigadement des fous et à leur négation. L’un, Tosquelles, a fui l’Espagne franquiste ; l’autre, Bonnafé, communiste, est un ami des surréalistes. Ils cachent les résistants blessés de la région. Ils y accueillent une jeune fille juive résistante, Denise Glaser, en même temps que le poète Paul Éluard et sa compagne Nusch. Éluard y passe huit mois, avec cette double menace de l’enfermement des êtres et de l’enfermement du monde dans la barbarie, cette double résistance à la normalité et à la folie. Dans cet hôpital, où l’on favorise le surgissement de ce que l’on nommera plus tard l’art brut, le poète-résistant découvre, sous le regard fasciné de Denise, comment la parole des « fous » garantit la parole des poètes. Une plongée vertigineuse à laquelle nous convie Didier Daeninckx.

Extrait :

« Elle s’était levée au moment où l’ambulance Ford manoeuvrait pour se garer sur la place, le faisceau des phares balayant la façade de grès. Elle était montée sur un banc pour apercevoir le médecin et le photographe qui se dirigeaient vers l’arrière du véhicule, leurs pas imprimés dans le tapis blanc qui déjà recouvrait le gravier. Une jeune femme en était sortie la première, le visage encadré par une épaisse chevelure noire, enveloppée dans une ample cape, puis un homme vêtu d’un pardessus croisé, les traits obscurcis par l’ombre portée de son chapeau, était apparu. Il s’était légèrement incliné pour allumer une cigarette, et la flamme vacillante avait éclairé un regard curieux, presque inquiet, celui que l’on promène sur ces endroits inconnus où l’on arrive sans les avoir choisis. »

 Collection  Sur le Fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 128
Prix : 14,50 €
ISBN : 978-2-36229-084-8

Revue de presse