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Auteur : Dominique Sampiero

Parution : le  17 janvier 2013

Le mot de l’éditeur : La vie est chaude… Ce livre, dont Dominique Sampiero a souhaité me confier la publication, fait alterner de courts poèmes et des passages en prose. Deux modes d’expression pour exorciser deux peurs, sonder deux mystères : celui de la nuit et celui de la mort. « J’ai voulu qu’ils se frôlent, confie-t-il dans ces pages, qu’ils se touchent, à travers la fenêtre ouverte du livre. Comme ils le font déjà dans la vie. » La douceur des mots pour parler de la mort, ce qu’il faut de lumière pour parler de la nuit. La poésie nous réconcilie avec nos craintes. Celles et ceux qui rêvent le monde le front aux vitres le savent bien : que le jour laisse place à l’obscurité, que la mort succède à la vie donne de la valeur à l’existence. L’amour est l’or qui ouvre en nous les portes du soleil.

Extrait :

« Il faut quelqu’un pour mourir. Et quelqu’un pour regarder mourir. Deux présences au bord du monde. Une fleur, un vase. Un regard pour celui qui part, un regard pour celui qui veille. Ce don des larmes retenues, tissé dès le premier souffle entre la mère et l’enfant, laisse fléchir le monde doucement dans sa sagesse. »

Collection : Embrasures
De petits recueils pour ouvrir à tous la porte de la poésie sans en perdre l’incandescence

Diffusion harmonia mundi
Pages : 64
Prix : 6,50 €
ISBN : 9782362290374

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Auteur : Yvon Le Men

Parution : le 17 janvier 2013

Le mot de l’éditeur : Sous le plafond des phrases n’aurait jamais vu le jour sans le séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010. Ce jour là, je partais rejoindre le festival Étonnants Voyageurs à Port-au-Prince où je pensais retrouver Yvon Le Men. Mais comme moi, ce dernier était resté de l’autre côté de l’océan, dans l’incendie des dépêches. De Lannion où il vit, il s’inquiète pour ses amis. Il écrit alors au jeune poète Bonel Auguste une lettre vibrante d’émotions qui se termine par ses mots : « Je t’attends chez moi. Dans mon pays de pluie et d’arc-en-ciel. »
Depuis, les deux hommes se sont retrouvés, en Bretagne et en Haïti, où furent écrits la plupart de ces poèmes. Sous le chant d’Yvon Le Men, une vibration se fait entendre. Est-ce celle du drame qui dormait sous la pierre, cette seconde d’effroi « qui dura toute une nuit » ? Pas seulement. Avec des mots simples, le poète nous rappelle que les hommes rêvent aussi des séismes de la tendresse.

Extrait :

« Pas de suicide
en Haïti
depuis longtemps
des drames
là-bas
pas de suicides
la vie
d’abord
avant la mort »

Collection : Embrasures
De petits recueils pour ouvrir à tous la porte de la poésie sans en perdre l’incandescence

Diffusion harmonia mundi
Pages : 64
Prix : 6,50 €
ISBN : 9782362290404

 

Auteur : Yannis Ritsos
Traduit du grec par Anne Personnaz
Préface de Bruno Doucey

Parution : le 15 novembre 2012

Le mot de l’éditeur : Les Dix-huit petites chansons qui composent ce livre peuvent paraître anodines. Ne vous y fiez pas, lecteurs qui entrez dans ces pages. Écrit sous la junte militaire, à la demande du musicien Mikis Theodorakis alors que son auteur se trouve déporté sur l’île de Léros, ce recueil est une oeuvre de contrebande, sortie clandestinement d’un camp de prisonniers. Le poète y chante le peuple grec, « petit peuple » courageux « qui lutte sans les sabres ni les balles » pour conquérir sa liberté. En publiant aujourd’hui une nouvelle traduction de ces textes, je n’entends pas seulement donner un avenir au passé. A l’heure où la Grèce ploie sous la botte des logiques financières, offrant un terreau à la germination maladive des idées fascistes, il est juste et il est bon de relire ces textes. Et s’il se trouve en Grèce, en France ou ailleurs, un lecteur, ne fût-ce qu’un seul lecteur, pour affirmer, après les avoir lues, son droit d’insoumission par la poésie, alors cette édition trouvera sa raison d’être. Plus de vingt ans après sa disparition, Yannis Ritsos nous invite encore à prendre le maquis de la pensée.

Extrait :

« Ne pleure pas sur la Grèce, – quand elle est près de fléchir
avec le couteau sur l’os, avec la laisse sur la nuque,

La voici qui déferle à nouveau, s’affermit et se déchaine
pour terrasser la bête avec la lance du soleil. »

Collection : « En résistance »
Une collection destinée aux poètes qui sont entrés en résistance

Diffusion harmonia mundi
Pages : 64
Prix : 11  €
ISBN : 9782362290398

 

Auteur : Hélène Cadou
Préface de Jean Rouaud

Parution : le 15 novembre 2012

Le mot de l’éditeur : Comme Jean Rouaud, qui a préfacé ce livre, j’aime l’oeuvre de René Guy Cadou, poète disparu prématurément en 1951 à l’âge de trente et un ans. Comme lui, j’ai rencontré Hélène, ému de me retrouver « devant l’inspiratrice d’un des plus beaux recueils poétiques de langue française ». Devant le Règne végétal, devant l’amour. A cette émotion succède une joie : celle de pouvoir redonner vie aux deux premiers recueils d’Hélène Cadou – Le Bonheur du jour et Cantate des nuits intérieures – publiés aux Editions Seghers à la fin des années 1950, ainsi qu’à trois poèmes parus, à tirage limité, du vivant de René. Avec Hélène, l’amour est porté à son point de rosée. Celle qui a perdu l’homme de sa vie n’entre pas dans le lamento d’une existence brisée par le chagrin, mais dans un dialogue fertile, souvent solaire, avec la poésie de l’absent. Un bonheur.

Extrait :

« Je sais que tu m’as inventée
Que je suis née de ton regard
Toi qui donnais lumière aux arbres
Mais depuis que tu m’as quittée
Pour un sommeil qui te dévore
Je m’applique à te redonner
Dans le nid tremblant de mes mains
Une part de jour assez douce
Pour t’obliger à vivre encore »

Collection : Soleil noir
Une collection de recueils vouée aux poètes
qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit
Diffusion harmonia mundi
Pages : 112
Prix : 14  €
ISBN : 978-2-36229-038-1