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Auteur : Moon Chung-hee
Traduit du coréen par Kim Hyun-ja
Préface de Michel Collot

Parution : le 18 octobre 2012

Le mot de l’éditeur : Qui est l’auteur de cet hommage rendu à toutes les mères du monde, celles qui remplacent humblement les dieux dans les foyers ? Elle se nomme Moon Chung-hee. Elle est l’une des figures majeures de la poésie coréenne contemporaine, mais n’avait encore jamais été publiée en France. Ses textes, rassemblés sous le titre Celle qui mangeait le riz froid, ont souvent pour point de départ une réalité prosaïque : un légume, une lessiveuse de linge sale, la préparation d’un repas, un parfum, une fleur, un examen médical. Mais l’auteure possède le don de transfigurer les choses les plus ordinaires pour en révéler la profondeur et la charge émotive. Sa poésie touche au coeur avec des mots simples. Je forme le voeu qu’elle trouve, comme une flèche, le chemin qui mène au coeur d’un large public. « Une fois enfoncée dedans, qu’elle s’épanouisse en une fleur. »

 

Extrait

« D’après une légende le Ciel n’ayant pu envoyer un dieu dans chaque foyer
y aurait envoyé une mère pour le remplacer
Alors je la rencontre dans le riz froid que je mange seule
Aujourd’hui
je deviens le riz froid du monde »

Collection : Soleil noir
Une collection de recueils vouée aux poètes
qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit

Diffusion harmonia mundi
Pages : 144
Prix  : 15  €
ISBN  : 978-2-36229-035-0

 

 

Auteur : Ernest Pépin
Préface de Bruno Doucey

Parution : le 20 septembre 2012

Le mot de l’éditeur : Je partage avec Ernest Pépin le fait de vivre en poésie sur les pentes d’un volcan. Un volcan nommé désir, colère, chair d’esclave marquée au fer rouge, racines rougeoyant sous les brûlures de l’Histoire, souvenirs des dieux anciens, nature imprévisible. Pour Ernest Pépin, la poésie est l’art d’approcher les forces incandescentes et obscures du volcan. Dans Le bel incendie, le poète chante une femme : femme « d’embruns brûlés », femme « plus tendre que le coeur du déluge », femme coquillage, « femme-monde ». A travers elle, c’est « l’immense odyssée des nations », l’Afrique, l’Inde, l’Europe, que célèbre le poète. L’humanité, comme la nature, puise sa richesse de la diversité. A l’image d’Édouard Glissant, auquel il rend un vibrant hommage, Ernest Pépin chante le « Tout-Monde » à la croisée des vents. Avec lui, chaque être est une île, l’île est un volcan et le volcan le monde.

Extrait :

« Femme d’embruns brûlés
Et de bourgeons d’étoile
Qui crayonne les cyclones
La monture des marées
Et par ravine chaude où sommeille ta chaleur
Redonne au monde le bel incendie
La première étincelle
La parole inconsolée des mythes »

Collection : Embrasures 

Diffusion harmonia mundi

Pages : 64
Prix  : 6,10  €
ISBN :
978-2-36229-033-6

 

Auteur : Jeanne Benameur
Préface de Bruno Doucey

Parution : le 20 septembre 2012

Le mot de l’éditeur : Il y a un an, la collection « Embrasures » naissait avec un texte de Jeanne Benameur, Notre nom est une île. Jeanne revenait au poème, longtemps après la parution de son premier recueil. Je suis heureux d’annoncer aujourd’hui la parution d’un nouveau recueil de Jeanne Benameur : Il y a un fleuve. Dans ce long poème aux accents narratifs, Jeanne poursuit sa quête. Un personnage unique traverse le recueil : l’homme. Son existence est une longue marche, un cheminement comparable à la coulée de l’eau. Jeanne Benameur se demande-t-elle si le fleuve de la vie est encore loin de la mer ? Non, pour elle, c’est l’origine qui importe. Dans un voyage à remonter le temps, entre les berges silencieuses « comme deux femmes pensives », les mots enlaçant « les troncs des forêts englouties », elle scrute la mare de boue qui donne naissance au fleuve. Avec justesse, elle laisse la parole nue laver des ombres innommées.

 

Extrait :

« Il regardera longtemps l’eau
et saura
qu’il faut construire
le bateau
léger comme le souffle
le bateau qui ne cherche aucune route
qui ne porte rien
que lui
et la parole nue »

Collection : Embrasures 

Diffusion harmonia mundi

Pages : 64
Prix  : 6,10  €
ISBN  :978-2-36229-032-9

 

  Parution : le 16 août 2012

 Le mot de l’éditeur : Cette anthologie, conçue dans les semaines qui précèdent la troisième édition du festival Voix Vives de méditerranée en méditerranée, comporte un texte inédit de tous les poètes invités à Sète à la fin du mois de juillet 2012. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – et une cinquième, celle dont l’Histoire a « exporté » la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Cent quinze poètes vivants, venus de tous les horizons, constituent la mosaïque de ce livre, voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chaque poème est édité dans sa langue originale, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. Le lecteur pourra ainsi savourer la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

EXTRAIT
« Je vais lui parler de mon bon peuple
Qui vit en solitaire dans une cellule
Et dialogue avec les ombres à la fin de la nuit
Mon peuple est ce dieu aux bras ouverts

Qui va seul dans les champs de blé vers les lieux que l’oubli n’atteint pas
Et qui tombe chaque jour
En prononçant des mots d’amour »
Akram Alkatreb (Syrie)

Collection « Tissages »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 272
Prix : 20 €