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Auteur : Frédéric Jacques Temple
Préface d’Alain Borer

Parution : le 15 novembre 2012

Le mot de l’éditeur : Ne perdre de la vie « la moindre goutte de son miel ». L’homme qui écrit ces mots a 91 ans et fut l’ami de Blaise Cendrars, d’Henry Miller, de Lawrence Durrell. Un homme « du monde entier » à l’envergure peu commune que je suis heureux de publier. Ce livre rassemble deux recueils : Phares, balises & feux brefs, que Frédéric Jacques Temple regrettait de voir épuisé, et Périples composé de vingt et un poèmes inédits. Dans ces textes écrits au fil du temps s’expriment à la fois les racines méditerranéennes du poète et ce désir d’ailleurs qui fut le sel de sa vie. De l’Atlantique au désert marocain, de Cuba aux splendeurs boréales, du figuier de sa terre natale à l’arbre mort du désert de Santa Fé, le poète nous invite au voyage. Il nous livre le portulan d’une conscience poétique élargie aux dimensions de la planète, « un grenier à mirages » dans l’été indien de la vie.

Extrait :

« La mort, seule immortelle,
je sais qu’un jour elle m’emportera.
Je m’insurge,
maudis le fatal rendez-vous,
insulte l’ignoble bête noire,
mais ne perds de la vie
la moindre goutte de son miel. »

Collection : Soleil noir
Une collection de recueils vouée aux poètes
qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit
Diffusion harmonia mundi
Pages : 144
Prix : 15  €
ISBN : 978-2-36229-036-7

Auteur : Garous Abdolmalekian
Édition bilingue traduit du persan par Farideh Rava

Parution : le 18 octobre 2012

Le mot de l’éditeur : Il m’aura suffi d’entendre Garous Abdolmalekian lire ses poèmes en persan lors d’un festival de poésie pour avoir envie de le publier. De fait, ce jeune poète iranien, né à Téhéran en 1980, est l’une des voix les plus talentueuses de sa génération. Nos poings sous la table rassemble, en bilingue, des textes issus de ses trois principaux recueils, jusqu’alors inédits en français. La vitalité des images, leur singularité quasi cinématographique, l’art de la chute, la liberté de ton d’un écrivain qui pratique sans cesse le décalage, l’esquive et le second degré forcent l’admiration. Conscient que le poème peut recevoir « une balle dès ses premières lignes », Garous Abdolmalekian est de ceux qui ont urgemment besoin de lecteurs pour exister.

Extrait :

« Ta robe bouge dans le vent
Voilà
Le seul drapeau que j’aime »

Collection : Soleil noir
Une collection de recueils vouée aux poètes
qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit

Diffusion harmonia mundi
Pages : 128
Prix : 14,50  €
ISBN : 978-2-36229-034-3

 

Auteur : Moon Chung-hee
Traduit du coréen par Kim Hyun-ja
Préface de Michel Collot

Parution : le 18 octobre 2012

Le mot de l’éditeur : Qui est l’auteur de cet hommage rendu à toutes les mères du monde, celles qui remplacent humblement les dieux dans les foyers ? Elle se nomme Moon Chung-hee. Elle est l’une des figures majeures de la poésie coréenne contemporaine, mais n’avait encore jamais été publiée en France. Ses textes, rassemblés sous le titre Celle qui mangeait le riz froid, ont souvent pour point de départ une réalité prosaïque : un légume, une lessiveuse de linge sale, la préparation d’un repas, un parfum, une fleur, un examen médical. Mais l’auteure possède le don de transfigurer les choses les plus ordinaires pour en révéler la profondeur et la charge émotive. Sa poésie touche au coeur avec des mots simples. Je forme le voeu qu’elle trouve, comme une flèche, le chemin qui mène au coeur d’un large public. « Une fois enfoncée dedans, qu’elle s’épanouisse en une fleur. »

 

Extrait

« D’après une légende le Ciel n’ayant pu envoyer un dieu dans chaque foyer
y aurait envoyé une mère pour le remplacer
Alors je la rencontre dans le riz froid que je mange seule
Aujourd’hui
je deviens le riz froid du monde »

Collection : Soleil noir
Une collection de recueils vouée aux poètes
qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit

Diffusion harmonia mundi
Pages : 144
Prix : 15  €
ISBN : 978-2-36229-035-0

 

 

Auteur : Ernest Pépin
Préface de Bruno Doucey

Parution : le 20 septembre 2012

Le mot de l’éditeur : Je partage avec Ernest Pépin le fait de vivre en poésie sur les pentes d’un volcan. Un volcan nommé désir, colère, chair d’esclave marquée au fer rouge, racines rougeoyant sous les brûlures de l’Histoire, souvenirs des dieux anciens, nature imprévisible. Pour Ernest Pépin, la poésie est l’art d’approcher les forces incandescentes et obscures du volcan. Dans Le bel incendie, le poète chante une femme : femme « d’embruns brûlés », femme « plus tendre que le coeur du déluge », femme coquillage, « femme-monde ». A travers elle, c’est « l’immense odyssée des nations », l’Afrique, l’Inde, l’Europe, que célèbre le poète. L’humanité, comme la nature, puise sa richesse de la diversité. A l’image d’Édouard Glissant, auquel il rend un vibrant hommage, Ernest Pépin chante le « Tout-Monde » à la croisée des vents. Avec lui, chaque être est une île, l’île est un volcan et le volcan le monde.

Extrait :

« Femme d’embruns brûlés
Et de bourgeons d’étoile
Qui crayonne les cyclones
La monture des marées
Et par ravine chaude où sommeille ta chaleur
Redonne au monde le bel incendie
La première étincelle
La parole inconsolée des mythes »

Collection : Embrasures 

Diffusion harmonia mundi

Pages : 64
Prix : 6,10  €
ISBN :
978-2-36229-033-6