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Auteur : Anthony Phelps

Parution : le 9 février 2012

Le mot de l’éditeur : Qui est Anthony Phelps ? Les uns diront qu’il est l’auteur d’un livre culte, Mon pays que voici, véritable hymne à sa terre natale, Haïti. D’autres verront en lui l’un des grands écrivains de la Caraïbe, exilé au Québec, une figure phare des cinquante dernières années. Pour moi, son second éditeur de poésie en France après Pierre-Jean Oswald, il est aussi un formidable passeur de mémoire, un homme de parole et de coeur, un ami. Nomade je fus de très vieille mémoire… L’anthologie personnelle que nous publions donne à lire le meilleur de son oeuvre poétique. Le livre s’ouvre sur un recueil publié en 1961 et se clôt sur Une plage intemporelle, paru à Montréal en 2011. Entre ces deux dates, une douzaine de titres invitent le lecteur à suivre le fil sans cesse ramifié d’une vie en poésie. Qu’il évoque son enfance heureuse en Haïti ou l’Amérique métisse qui l’a accueilli, qu’il dénonce les dictatures ou célèbre l’amour, Anthony Phelps est le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé.

Extrait  :

« Je continue ô mon Pays
ma lente marche de poète
un bruit de chaîne dans l’oreille
un bruit de houle et de ressac
et sur les lèvres un goût de sel et de soleil »

Collection « Tissages »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 240
Prix : 18 €
ISBN : 978-2-36229-023-7

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Auteur : Moncef Ouhaibi

Traduit de l’arabe (Tunisie)
par Tahar Bekri, Abdul Kader El Janabi,
Jean-Claude Villain et Abdelmajid Youssef

Parution : le 5 janvier 2012

Le mot de l’éditeur : Sfax, mai 2011… Lors d’un meeting, le grand poète arabe Moncef Ouhaibi lit un poème écrit à la gloire de ce « vendredi 14 janvier 2011» par lequel débuta la révolution tunisienne. Une violente controverse naît aussitôt. Les uns y voient un appel public au rejet de l’Islam ; d’autres font remarquer que la réception de ce texte pose la question de la place de la culture dans la Tunisie post-révolutionnaire. À l’heure où le peuple se libère du despote, l’enjeu de la liberté d’expression fait apparaître de nouvelles lignes de faille. Pour autant, le poète que j’ai la fierté de publier aujourd’hui, n’est ni un agitateur public, ni un contempteur du religieux. D’un ton calme, sans provocation, avec cette humanité que la culture sait donner aux hommes, il démontre que la poésie n’est pas plus aliénable que le vent. Moncef Ouhaibi s’inscrit dans la tradition des poètes, lyriques et insoumis, qui donnent un visage à l’avenir.

Extrait  :

« Mais si, écoutez bien
C’est le bruit de ses bottes
Le despote
Qui s’enfuit
Qui part
En hâte
Qui traîne ses pas lourdement
Vers l’endroit où
Il s’endormira
Dans un cadavre vide »

Collection « Embrasures »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 64
Prix : 6,10 €
ISBN : 978-2-36229-025-1

 

Auteur : Corinne Hoex

Parution : le 5 janvier 2012

Le mot de l’éditeur : Le fleuve qu’évoque le recueil de Corinne Hoex, quel est-il ? Sans jamais le nommer, les courts poèmes du recueil permettent de l’identifier puisque la Barthelasse, citée dans le texte, est la plus grande île fluviale de France, située entre Avignon et Villeneuve-lès-Avignon, sur le Rhône. Trop puissant pour être emprisonné, trop impétueux pour s’accorder à l’immobile, ce dernier porte encore en lui la trace du
fauve qu’il était. J’aime cette eau, cette île, cette nichée de prairies et de terre, corps allongé, étendu, attendu, séquestré dans le courant du fleuve. C’est que deux bras l’étreignent – l’un vif, l’autre dormant – caressant ses courbes, submergeant ses rives, laissant les « mains nues du vent » lier et délier son châle de soie rouge. Sans que l’on sache toujours qui du fleuve ou de l’île invente l’autre, Corinne Hoex confie à la poésie le soin de dessiner les cadastres d’une absence.

Extrait :

« dans l’île avec le vent
et sa caresse aveugle
dans l’île ton châle rouge
et les mains nues du vent
et tu fermes les yeux
et tu entends le fleuve
son grondement sourd
le fleuve moiré d’argent »

Collection « Embrasures »
Diffusion harmonia mundi

Pages  : 64
Prix : 6,10 €
ISBN : 978-2-36229-026-8

 

Auteur : Anne Bihan

Parution : le 17 novembre 2011

Le mot de l’éditeur : Il court dans le monde plusieurs Anne Bihan à la fois. La première est née en Bretagne, une enfance de grand vent vécue entre l’estuaire de la Loire et les îles du Morbihan. La seconde atteint les rivages de la Nouvelle-Calédonie en 1989 et s’y enracine. Mais c’est ensemble, l’une à l’autre liées, avec un sens aigu de la traversée, qu’elles suivent en poésie les hautes routes de la mer. Ici, des îles qui n’en finissent pas d’ouvrir leurs impasses à d’autres horizons ; ailleurs, la « sauvage irruption de soi » sous le soleil noir du monde kanak. Et d’un hémisphère à l’autre, de l’Atlantique au Pacifique, de pays à pays, cette parole de poète que je suis heureux de faire entendre. Avec Anne, la poésie va son chemin comme une pirogue à balancier.

Extrait :

« L’île n’en finit pas
d’ouvrir ses impasses à d’autres horizons
où de longs doigts de lierre écartèlent les murs
de son corps ponctué de sel et de brisants
tu guettes des nuées
la partance têtue. »

Collection « Soleil Noir »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 80
Prix : 13 €
ISBN : 978-2-36229-022-0

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