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Auteur : Maram al-Masri
Édition bilingue arabe/français

Parution : le 8 mars 2012

Le mot de l’éditeur :
D’où vient-elle ? D’un pays de soleil, sur les rives orientales de la Méditerranée, là où furent trouvées les tablettes des premiers alphabets. Ses souvenirs ont la couleur des jardins suspendus, l’odeur du cumin et de la menthe, la transparence du verre soufflé. Maram al-Masri est née à Lattaquié, en Syrie. Ce n’est pas dans son pays que je l’ai rencontrée, mais à Paris où les pas de l’exil l’ont portée. En 2009, une résidence d’écriture l’entraîne dans le nord de la France : Maram découvre les villes noyées de brume, les maisons qui se serrent les unes contre les autres comme pour se tenir chaud, une région aux antipodes de sa terre natale. Et pourtant… Pourtant, lorsque se mêlent rires d’enfants et fragilités sociales, crises économiques et ambiance de fêtes foraines, le regard du poète ne connaît plus de frontières.

Extrait

« En ce matin nordique
le soleil essuie ses vitres
de la poussière de la nuit
en écartant les nuages épais
Il lâche ses cheveux
qui tombent avec douceur
sur les épaules de la ville noyées de brume
comme un châle de dentelle
tissé par les femmes de l’usine
et les grands-mères »

Collection : L’autre langue
Diffusion harmonia mundi
Pages : 96
Prix  : 13,00  €
ISBN  : 978-2-36229-027-5

 

Auteur : François-Xavier Maigre

Parution : le 9 février 2012

Le mot de l’éditeur : Je connaissais les articles de ce journaliste du quotidien La Croix, mais j’ignorais que derrière le nom de François-Xavier Maigre se cachait un poète de cette trempe. Quelle trempe ? Celle d’un jeune auteur qui ose affirmer son lyrisme et sa quête de sens. Par ces poèmes empreints de musicalité et d’images oniriques, François-Xavier longe « la rive insoupçonnée qui mène à l’enfance », retrouvant les joies, les peines, les ardeurs qui l’ont fait homme. Comme s’il s’agissait de tendre la petite main de l’homme à l’invisible, de faire confiance à la nuit, d’épouser « un royaume en perte de lui-même »… Dans la poigne du vent n’est pas simplement un premier recueil : il est l’acte de naissance d’un vrai poète.

Extrait  :

« Les bras d’un merisier
dérobent mon poème
au temps qui l’a vu naître
maintenant
mes doigts
comblent les blancs
dans le secret
des ombres. »

Collection « Jeunes plumes »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 112
Prix : 12 €
ISBN : 978-2-36229-024-4

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Auteur : Anthony Phelps

Parution : le 9 février 2012

Le mot de l’éditeur : Qui est Anthony Phelps ? Les uns diront qu’il est l’auteur d’un livre culte, Mon pays que voici, véritable hymne à sa terre natale, Haïti. D’autres verront en lui l’un des grands écrivains de la Caraïbe, exilé au Québec, une figure phare des cinquante dernières années. Pour moi, son second éditeur de poésie en France après Pierre-Jean Oswald, il est aussi un formidable passeur de mémoire, un homme de parole et de coeur, un ami. Nomade je fus de très vieille mémoire… L’anthologie personnelle que nous publions donne à lire le meilleur de son oeuvre poétique. Le livre s’ouvre sur un recueil publié en 1961 et se clôt sur Une plage intemporelle, paru à Montréal en 2011. Entre ces deux dates, une douzaine de titres invitent le lecteur à suivre le fil sans cesse ramifié d’une vie en poésie. Qu’il évoque son enfance heureuse en Haïti ou l’Amérique métisse qui l’a accueilli, qu’il dénonce les dictatures ou célèbre l’amour, Anthony Phelps est le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé.

Extrait  :

« Je continue ô mon Pays
ma lente marche de poète
un bruit de chaîne dans l’oreille
un bruit de houle et de ressac
et sur les lèvres un goût de sel et de soleil »

Collection « Tissages »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 240
Prix : 18 €
ISBN : 978-2-36229-023-7

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Auteur : Moncef Ouhaibi

Traduit de l’arabe (Tunisie)
par Tahar Bekri, Abdul Kader El Janabi,
Jean-Claude Villain et Abdelmajid Youssef

Parution : le 5 janvier 2012

Le mot de l’éditeur : Sfax, mai 2011… Lors d’un meeting, le grand poète arabe Moncef Ouhaibi lit un poème écrit à la gloire de ce « vendredi 14 janvier 2011» par lequel débuta la révolution tunisienne. Une violente controverse naît aussitôt. Les uns y voient un appel public au rejet de l’Islam ; d’autres font remarquer que la réception de ce texte pose la question de la place de la culture dans la Tunisie post-révolutionnaire. À l’heure où le peuple se libère du despote, l’enjeu de la liberté d’expression fait apparaître de nouvelles lignes de faille. Pour autant, le poète que j’ai la fierté de publier aujourd’hui, n’est ni un agitateur public, ni un contempteur du religieux. D’un ton calme, sans provocation, avec cette humanité que la culture sait donner aux hommes, il démontre que la poésie n’est pas plus aliénable que le vent. Moncef Ouhaibi s’inscrit dans la tradition des poètes, lyriques et insoumis, qui donnent un visage à l’avenir.

Extrait  :

« Mais si, écoutez bien
C’est le bruit de ses bottes
Le despote
Qui s’enfuit
Qui part
En hâte
Qui traîne ses pas lourdement
Vers l’endroit où
Il s’endormira
Dans un cadavre vide »

Collection « Embrasures »
Diffusion harmonia mundi
Pages  : 64
Prix : 6,10 €
ISBN : 978-2-36229-025-1