L’auteure : Louise Dupré
Postface de Bruno Doucey

En librairie le 24 mai 2018

Le mot de l’éditeur : Le livre de Louise Dupré s’ouvre sur un fait qui pourrait paraître banal s’il n’était suivi d’une réflexion existentielle  : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacité à tuer. La main hantée par ce geste, elle sent remonter en elle la cruauté à l’œuvre dans le monde   : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indifférence à la souffrance d’autrui… Une terrible question l’habite : comment affronter le mal qui est en nous sans sombrer dans le pessimisme ou le désespoir  ? Avec des mots simples et une infinie prévenance, l’auteure creuse le noir pour y trouver une lumière. Elle défie la détresse pour y fonder l’empathie. Et l’on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberté et responsabilité dans ce fragile miracle du vivant. Des mots de poète que je pense nécessaires à notre temps.

Extrait :

« pour laver la douleur
il n’y a que les larmes

et la poésie quand elle arrive
à toucher
la moelle de la langue

seule désormais
avec ta main

tu noircis des pages
et des pages

puisqu’il te faut un lieu
pour loger la honte »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-178-4

 

La presse en parle…

Lire – Estelle Lenartowicz

“La perte se transforme en quête, le désespoir en recherche éclairée d’où émane, peu à peu, la possibilité d’une parole renouvelée, impure mais lucide, de celles qui secouent et forcent à ne plus mentir : “Tu détruis l’orgueil de ton visage pour t’enfoncer très loin en toi.” Au bout de ce chemin douloureux, fait d’abnégations et de destructions, la perspective d’un fragile apaisement émerge alors.”

Lectures Gourmandes – Camille

“Juché de réflexions sur la vie et ses événements, ce recueil regorge de force ! C’est une plongée poétique et violente aux mots percutants et au style bien pesé. C’est une prise de conscience, une voix singulière, pleine de douleur, qui se voudrait être universelle, interrogeant ainsi les forces et faiblesses du monde, en quête d’une nouvelle identité, d’un « nous ». Une poésie qui entre en échos avec la vie et ce qui la hante…

 

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