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L’auteur : Anthony Phelps

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditeur : Quatre ans après la publication de Nomade je fus de très vieille mémoire, le poète haïtien Anthony Phelps nous ouvre à nouveau les portes de son imaginaire. La première partie du livre nous fait entrer « dans l’amitié tranquille du texte ». En une suite de poèmes ludiques, il réinvente origine et mémoire, formes et couleurs, romances et paroles, arpentant les territoires du rêve en « affranchi de la Liberté ». Dans la seconde partie, écrite « sous encre délirante », son surréalisme caraïbéen cède l’initiative aux mots. En d’incessants vertiges, sa poésie nous délivre « des détresses de la nuit », offrant ce « regard bleu » qui « calme les paysages ». Et j’ai bonheur à entendre la parole de ce magicien des mots, « incorrigible féticheur », se jouer des harmoniques de la langue, avec une science éprouvée du rythme et de la musicalité.

Extrait :

« Lorsque le ciel se met au féminin
ma mémoire incendiée
reprend langue avec la nuit.
J’entre dans le poème
par ses coutures
musarde entre les mots
le long des marges.
Moment privilégié
dans l’amitié tranquille du texte. »

Collection : Soleil noir

Pages : 136
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-104-3

Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2016

Revue de presse

 

La liberté guide nos pas_300dpi

Auteur : Pierre Emmanuel

Préface de Ginette Adamson

Parution : le 1er avril 2016

Le mot de l’éditeur : Pendant la guerre, Pierre Emmanuel s’engage dans la résistance littéraire avec une véritable « obsession de la liberté ». La plume devenue arme, il défend la parole face au mensonge et la condition humaine face au joug totalitaire. Trois recueils publiés lors de ces années de plomb sont rassemblés dans ce livre que j’éprouve une grande fierté à publier : Cantos, brèves chansons parues à Alger dans la revue Fontaine de Max-Pol Fouchet, ainsi que deux recueils édités par Pierre Seghers : Combats avec tes défenseurs et La liberté guide nos pas. Ces textes ne font pas seulement de Pierre Emmanuel un poète de la Résistance, au même titre qu’Aragon, Eluard ou Desnos : ils questionnent aussi la nature profonde des êtres face au mal, et rappellent la nécessité de prendre en charge le destin spirituel de nos frères humains. Une haute vision de l’Homme.

Extrait :

« Des hommes
Ont su mourir
Pour demeurer des hommes

Par-dessus les épaules
De leurs tueurs
Ils voyaient leur maison
Leur femme
Leur moisson
Leur pays d’arbres et de fleuves

Et pour ne pas crier
Ils enfonçaient les ongles
Dans l’azur »

Collection : En résistance

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-102-9

 

Couv.Sur les berges du Chari_300dpi

L’auteur : Nimrod

Parution : le 1er avril 2016

Le mot de l’éditeur : Pour la première fois, Nimrod affiche sur une couverture un nom qui le relie à son pays. Sur les berges du Chari nous entraîne sur les rives du fleuve qui se jette dans le lac Tchad. L’occasion nous est alors donnée de découvrir des paysages, des ciels, des oiseaux, une terre « qui renoue avec l’eau » ; sans omettre ces êtres qui tirent leur subsistance du fleuve, où se déploient leurs éperviers, et qui connaissent les violents soubresauts de l’Histoire en marche. Nimrod ne passe sous silence ni « la honte noire » des concessions négrières ni la répression qui menace le pays dont il est aujourd’hui un lointain exilé. Et parce que tout cours d’eau scinde en deux le paysage qu’il traverse, le poète s’attache au « district nord de la beauté » qui tient lieu, pour lui, de boussole et de cap.

Extrait :

« ils ont remis ça
ils tirent cette fois avec des balles blanches et noires
le sang est désespérément rouge
comme au premier lever de soleil sur le monde »

Collection : L’autre langue

Pages : 128
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-103-6

Prix Pierrette Micheloud 2016

Revue de presse

 

Couv.Les obus jouaient_484,8x175.inddROMAN

Auteur : Raphaël Jerusalmy

Parution : le 18 février 2016

L’histoire : 1916 : tranchée de première première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes. Le 17 mars à 16 h, le sous-lieutenant Cointreau-whisky, alias Guillaume Apollinaire, engagé volontaire, est atteint à la tempe par un éclat d’obus alors qu’il lit une revue littéraire. La revue qu’il tenait au moment de l’impact, annotée de sa main, vient d’être retrouvée en Bavière. C’est du moins ce que prétend l’auteur de ce récit. Les 24 h qui précèdent l’impact y sont relatées heure par heure, en un cruel compte à rebours qui condense le drame humain en train de se jouer au fond de cette tranchée et le bouleversement qu’il entraîne dans l’âme d’Apollinaire. Car cette journée va être capitale pour la poésie.

Extrait :

« Quand il s’est présenté au bureau de recrutement, comme volontaire, l’officier responsable a été pris de court. Il n’avait jamais vu ça, un poète qui s’engage. Un artiste qui demande à tenir un fusil.
Il n’était pas persuadé que ça plaise en haut lieu. D’un autre côté, il s’était dit que ça finirait par en faire moins, des artistes et des bohèmes, s’ils montaient au casse-pipe. Une bonne occasion de faire le ménage. Il avait apposé son cachet. Sans remplir l’article « profession » du formulaire d’inscription.
Après ça, tout avait marché comme sur des roulettes.
Les soldats avaient accueilli Kostro parmi eux. Les officiers lui avaient tapé sur l’épaule. Moncapitaine avait loué son courage. Comme si c’était plus dur de se battre, pour un poète, que ce ne l’était pour un fort des halles ou un notaire.
Alors que c’était bien plus facile. Apollinaire s’en était immédiatement rendu compte. »

 Collection Sur le Fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 184
Prix  : 15,50 €
ISBN : 978-2-36229-094-7

Revue de presse