L’auteur : Damien Paisant

En librairie le 28 mai 2020

Le mot de l’éditeur : Une écriture verticale, vouée à l’abrupt, issue du vertige… Des poèmes qui se scindent en leur milieu… Des variations formelles qui feraient presque oublier le goutte à goutte des mots… Un « torrent révolte » transformé en mince filet de mots… Pour dire la mort du père, Damien Paisant élime la langue maternelle jusqu’à l’épure. S’il crie une douleur, c’est avec pudeur. S’il fait entendre un chant, c’est toujours à deux doigts de se taire. Car peu de moyens suffisent à ce jeune poète, qui a médité les leçons de Rilke et Juarroz, de Celan et de Mathieu Bénézet, pour lier le soleil à l’abîme, la perte au besoin d’élévation, la douleur authentique à un exigeant travail sur la langue. Plus que «l’intime sanctuaire/du père invisible», Cri est l’acte de naissance d’un vrai poète.

Extrait :

« Cri

du non-dit
Cri
qui assèche
ma langue natale
Cri
que j’écris
Voilà
tout ce qu’il me reste »

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-280-4

 

Revue de presse

 

Découvrez nos petits déj poétiques, qui rassemblent semaine par semaine les poèmes et les dessins proposés dans le cadre des « Croissants Poésie » durant la période de confinement :
Petit déj poétique n°1
Petit déj poétique n°2

 

L’autrice : Fabienne Swiatly

En librairie le 5 mars 2020

Le mot de l’éditeur : « Aide à la personne, soin, accueil, éducation… Prise en charge du corps de l’autre… Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. » Dès les premiers mots, le ton est donné sans faux-semblants : c’est des femmes au travail dont nous parle ce livre composé de petites proses. Soixante-deux textes pour être précis, comme autant d’instantanés « cadrés serrés », de fragments sans prétention qui donnent à voir les « fragments de vie » de celles qui « sont au service ». Sans jugement ni commisération, avec un sens aigu du détail et du langage des corps, Fabienne Swiatly scrute la réalité sociale et les tâches dévolues aux femmes. Pénibilité, abnégation, révolte ou beauté du geste –, celles qui se taisent trouvent dans la plume exacte de l’autrice une alliée de premier ordre. Total respect.

Extrait :

« Aide à la personne, soin, accueil, éducation…
Prise en charge du corps de l’autre, des besoins de l’autre.
Entretien des bureaux, des maisons, des écoles.

Des femmes au travail.

Ces textes ont été écrits comme des instantanées photos.

Ici et maintenant. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-282-8

 

Revue de presse

 

L’autrice : Maram al-Masri
Préface de Murielle Szac

En librairie le 5 mars 2020

Le mot de l’éditeur : Ligne 5, République, Bobigny… Ligne 9, Jasmin, La Muette, Charonne… Chaque jour des millions de femmes et d’hommes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l’écran de leur téléphone mobile, pressés d’arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l’on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l’empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres « emportés dans le même voyage ». Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l’inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c’est une femme venue de Syrie qui nous l’offre, dans ces « métropoèmes » écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.

Extrait :

« Gare d’Austerlitz

Dans le métro aérien
J’ai vu
des arbres qui saignaient
des gouttes de sang blanc.
Personne n’a douté
que l’assassin
était le printemps. »

Collection : L’autre langue

Pages : 144
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-278-1

 

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