© Oumeya El Ouadie

Poète, essayiste, romancier, Nimrod est né au Tchad en 1959, mais il vit en France depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur de plusieurs romans publiés chez Actes Sud, notamment Les jambes d’Alice (2001), Le Départ (2005) ou Un balcon sur l’Algérois (2013). En 2006, il publie un essai sur le poète Léopold Sédar Senghor aux éditions Seghers, sous la direction de Bruno Doucey. Jusqu’alors son œuvre poétique, couronnée par plusieurs prix littéraires, était néanmoins publiée aux éditions Obsidiane. Sur les berges du Chari, district nord de la beauté est paru aux Éditions Bruno Doucey en avril 2016. En 2017, il a publié, dans la collection « Sur le fil », le roman L’enfant n’est pas mort, consacré à la poète sud-africaine Ingrid Jonker. Il a également participé à la réalisation de l’anthologie du Printemps des Poètes 2017, 120 nuances d’Afrique.


À découvrir :

 

 

 

 

 


Du même auteur :

RÉCITS & ROMANS
Les Jambes d’Alice, roman, Actes Sud, 2001.
Le Départ, récit, Actes Sud, 2005.
Le Bal des princes, roman, Actes Sud, 2008.
Rosa Parks, Non à la discrimination raciale, Actes Sud Junior, coll. « Ceux qui ont dit non », 2008.
L’Or des rivières, récits, Actes Sud, 2010.
Aimé Césaire, Non à l’humiliation, Actes Sud Junior, coll. « Ceux qui ont dit non », 2012.
Un Balcon sur l’Algérois, Actes Sud, 2013.
Léon-Gontran Damas, le poète jazzy, illustrations Gopal Dagnogo, À dos d’Âne, coll. « Des graines et des guides », 2014.

POÉSIE
Pierre, poussière, Obsidiane, 1989.
Passage à l’infini, Obsidiane, 1999.
En saison, suivi de Pierre, poussière, Obsidiane, 2004.
Babel, Babylone, Obsidiane, 2010.
Sur les berges du Chari, district nord de la beauté, Éditions Bruno Doucey, coll. « L’autre langue », 2016.
J’aurais un royaume en bois flottés, anthologie personnelle 1989-2016, préface de Bruno Doucey, Poésie/Gallimard, 2017.

ESSAIS
Tombeau de Léopold Sédar Senghor, Le Temps qu’il fait, 2003.
Léopold Sédar Senghor, avec un texte d’Armand Guibert, Seghers, coll. « Poètes d’aujourd’hui », 2006.
La Nouvelle chose française, Actes Sud, 2008.
Alain Tasso, d’un chant solitaire, Les blés d’or, 2010.
Visite à Aimé Césaire, Obsidiane, 2013.

OUVRAGES À TIRAGE LIMITÉ
En majesté le manteau rouge et noir du soleil, essai, Aleph, beth, 2000.
La Traversée des jardins, poèmes, avec l’artiste Marie Falize, Aleph, beth, 2001.
Les Éléphants, poèmes, avec l’artiste Décebal, TranSignum, 2004.
Nuit étoile, livre ardoise, avec l’artiste Wanda Mihuleac, TranSignum, 2013.
Les Manguiers, poèmes, avec des estampes d’Yves Olry, Color Gang, 2014.
Les Murs, poèmes, avec les gravures d’Alain Puygrenier, Color Gang, 2016.
Petit éloge de la lumière nature, poèmes avec les peintures de Serge Bouvier, éditions d’art Henry des Abbayes, 2017

 

Couv.Une île en terre_72dpiAuteur : Yvon Le Men

Parution : le 21 janvier 2015

Le premier livre de la trilogie d’Yvon Le Men :
Les continents sont des radeaux perdus

Le mot de l’éditeur : Cette île en terre, quelle est-elle ? Pour Yvon Le Men, qui nous livre ici le premier recueil d’une trilogie, l’île est d’abord le hameau où se déroule une enfance en noir et blanc, aux lisières de la pauvreté, un lieu où des vies humbles ont tracé le sillon de leur humanité. Celle d’un père trop tôt parti, d’une mère chevillée au réel, d’un voisin, l’inénarrable Jean-Claude, que chacun pourrait avoir rencontré « dans la banlieue de sa vie ». Cette île est aussi celle que l’enfant s’invente pour grandir : des premières lectures une pile électrique sous les draps, aux rêves qui traversent la fenêtre comme des oiseaux blancs, il laisse à la poésie le soin de gouverner son coeur. Un voyage pour « aller à l’étranger comme chez son ami, et chez son ami comme à l’étranger ». Un livre pour lequel mon engagement d’éditeur est total.

Extrait :

« Il y a une histoire
nous l’avons partagée
il y a une légende
sans laquelle les vies ne seraient que des morts
et comme les enfants
écoutent chanter
la mer dans un coquillage
nous avons écouté
chanter les images
qui trempaient leurs couleurs
dans l’eau profonde du ciel. »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14,50 €
ISBN : 978-2-36229-092-3

 

Jean Joubert_Juillet2015©Murielle Szac-Ed.B.DouceyIl scrutait la nuit pour guetter la « grâce du petit jour »

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la mort de notre grand ami le poète Jean Joubert. Il nous a quittés ce 28 novembre 2015, il avait 87 ans. Sa vitalité et sa jeunesse d’esprit nous accompagnaient depuis la naissance de notre maison d’édition. Nous étions heureux et fiers qu’il nous ait confié la publication de son dernier recueil de poèmes en avril 2014, L’Alphabet des ombres. Ce livre a été couronné par le Prix Kowalski, le grand prix de poésie de la Ville de Lyon 2014. Au cours de sa longue et brillante carrière littéraire, Jean était un habitué des prix littéraires : il avait notamment reçu le Prix Renaudot en 1975 pour son roman L’Homme de sable. Il vivait dans la région de Montpellier et présidait aux destinées de la Maison de la poésie de cette ville avec passion. Né dans le Loiret, ce professeur de littérature américaine, qui avait voyagé partout dans le monde, avait trouvé un port d’attache et d’écriture en ce pays de garrigues. Il est l’auteur de recueils de nouvelles, de romans, de contes, de livres pour la jeunesse, dont Les Enfants de Noé (L’École des Loisirs, 1987) qui lui valut un très grand succès, sans oublier des recueils de poèmes, comme Les Lignes de la main (Seghers, 1955) ou l’Anthologie personnelle (Actes Sud) en 1997. Nous perdons plus qu’un ami, un père qui considérait que nous étions un peu sa maison. Sa poésie d’une étonnante puissance onirique était traversée de lumière et de fulgurances. Son regard perçant jamais ne cessa de scruter la nuit pour capter « la grâce du petit jour ». Il nous manque et nous manquera terriblement. Heureusement, comme il l’écrivait, « la frontière est poreuse entre les morts et les vivants ».

Bruno Doucey

L'alphabet des ombres_72dpiEXTRAIT

Et moi, vieux poète, déjà au bord du sombre fleuve,
me voici sous ma lampe, dans cette grange – mon atelier –
où jadis, me dit-on, vécurent la mule, le cochon
et la volaille,
me voici donc dans cette désormais caverne de livres
à démêler dans la nuit les lourdes mèches de la mémoire.
Derrière la fenêtre, l’ombre écrase le jardin.
Au loin, sur les collines, un orage rôde et grogne
Et des éclairs clignent de l’œil entre les rideaux.
Je sais que la frontière est poreuse entre les vivants
et les morts
et qu’il suffit de fermer les yeux et de penser à eux
très fort
pour qu’ils s’arrachent de leurs tanières de racines.

 

 

 

Pour Noël, vous ne savez pas quoi offrir à vos proches ? On vous donne quelques idées…

Pour le·la polyglotte toujours en voyage

Pour l’acrobate en herbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour le·la lecteur·rice qui dévore les romans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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