Le Sang des hommes_300dpiAuteur : Luc Bérimont
Préface Marie-Hélène Fraïssé
Postface Jean-Pierre Siméon

Parution : le 5 mars 2015

Le mot de l’éditeur : Luc Bérimont aurait aujourd’hui cent ans, mais sa poésie est jeune, vivante, frémissante de passions. Une poésie que je suis heureux de faire découvrir aux uns, redécouvrir aux autres. Ce livre – conçu par Marie-Hélène Fraïssé, la dernière compagne du poète – débute avec Domaine de la nuit et La Huche à pain, textes marqués par la présence d’un monde en voie d’effacement et par les désastres de la guerre. Avec Les Accrus, s’ouvre le cycle de la maturité, verbe et sève mêlés, dans une vigueur qui réconcilie avec le monde. Viennent enfin les textes qui préparent à l’adieu : « J’ai mal de te quitter, mal à hurler, mal à ma vie », écrivait Bérimont dans Reprise du récit, publié l’année même de sa mort. Un voyage dans la « langue simple, intense, fraternelle » de celui qui fut un éveilleur d’émotions partagées. Un chant à hauteur d’homme, indispensable à notre temps.

Extrait :

« Le soir tombait
Le sang des hommes tonnait comme le torrent gronde
J’entendais tout
Je savais tout
Je mangeais ton cri pour me taire
Je saignais et je rayonnais, partagé, muet, solidaire
J’écrivais des poèmes d’amour à la lueur insuffisante des incendies
Sous la pluie qui coulait doucement »

Collection En résistance

Pages : 160
Prix  : 15,50 €
ISBN : 978-2-36229-080-0

 

Couv.Fragments de la maison_72dpiAuteur : Habiba Djahnine

Parution : le 5 mars 2015

Le mot de l’éditeur : Après un premier recueil, publié en Algérie en 2003, mon amie Habiba Djahnine revient à la poésie en femme apaisée, combative et lucide. Dans ce livre écrit directement en français, ce n’est pas la guerre civile qui est évoquée, mais le temps d’après la guerre, le corps sorti des décombres de l’histoire, l’amour retrouvé, dans un monde voué à la reconstruction des autres et de soi. « J’éloignerai la guerre et l’identité / Je construirai les fragments de la maison », écrit-elle. Et d’ajouter, quand l’exil devient voyage : « Tu m’attends sur l’autre versant de mon crépuscule ». D’Alger la blanche aux sables du désert, Habiba Djahnine écrit de la poésie comme on construit une maison : avec ses nerfs, avec ses rêves, les mains plongées dans l’argile de la vie. Pour refuser « l’alphabet de la peur », le regard constamment rivé à la ligne d’horizon.

Extrait :

« Je resterai éveillée jusqu’à l’aube
Je protègerai ton sommeil
Des bruits nocturnes
J’éloignerai la guerre et l’identité
Je construirai les fragments de la maison
Pour étaler les feuilles de poésie
Je laisserai l’automne s’absenter de nos vies
J’attendrai le printemps pour planter un acacia »

Collection : L’autre langue

Pages : 64
Prix  : 12 €
ISBN : 978-2-36229-081-7

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farideh-RavaFarideh Rava, née en 1955 en Iran, vit à Paris depuis de longues années. Elle a publié de nombreuses traductions du persan, notamment Le Temps versatile, recueil de poèmes de Mohammed-Ali Sépânlou (éditions L’Inventaire) qui a obtenu le prix Max Jacob Étranger 2005, et Nos poings sous la table de Garous Abdolmalekian publié aux éditions Bruno Doucey en 2012.


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© Oumeya El Ouadie

Roja Chamankar est née en 1981 à Borazjân, au sud de l’Iran. Après des études de littérature et de cinéma à Téhéran, elle prépare un doctorat de littérature persane à Strasbourg. Elle a participé à de nombreux festivals internationaux de poésie, dont Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète, en 2013. Oscillant sans cesse entre la littérature et le cinéma, elle est la réalisatrice du film Souvenirs, bisous, poignards et l’auteure de plusieurs recueils de poésie publiés en Iran. Elle publie, en 2015, son recueil Je ressemble à une chambre noire aux Éditions Bruno Doucey.


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