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ROMAN

L’auteur : Nimrod

En librairie le 16 février 2017
Disponible en version numérique

L’histoire : 1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d’Afrique du Sud. C’en est trop pour Ingrid Jonker, une jeune blanche qui fonce rencontrer la mère de la victime. Elle, la fille de l’un des dignitaires de l’apartheid, va écrire un poème bouleversant à la suite de ce drame. Mai 1994 : Mandela monte pour la première fois à la tribune de l’assemblée. Devant les députés médusés, il lit le poème d’Ingrid Jonker. Car la poésie est le fil de soie qui relie Nelson et Ingrid, par delà les différences de couleur de peau. Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d’un pays qui se mêle au mal de vivre d’Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu’il vous renie ?

Extrait : « Dès le déchiffrement des premiers vers, la tête de Johannes van der Put se redresse insensiblement, son cou durcit, son visage blêmit et lorsqu’il achève sa lecture, le regard qu’il dirige vers Ingrid est d’un bleu d’acier. (…)
— À tout hasard, serais-tu communiste ?
— Non, pourquoi ? Je devrais ?
— Ah, je m’en doutais ! Tu n’es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste…
Sur quelle planète vis-tu ? As-tu seulement calculé les conséquences de ton poème sur le lectorat de mon quotidien ? As-tu envisagé le nombre de désabonnements, de coups de fil furibards, de lettres d’insultes, de menaces de mort qui inonderont la rédaction ? Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n’ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »

Collection Sur le fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 160
Prix : 15,50 €
ISBN : 978-2-36229-142-5

 
Revue de presse

 

couv-dans-lerre-des-vents_300dpiL’auteur : Frédéric Jacques Temple

En librairie le 2 mars 2017

Le mot de l’éditeur : Une pirogue. Un arbre. Un roc. Un fleuve… Frédéric Jacques Temple est tout cela à la fois. Le publier, comme je le fais, et puis le lire, c’est s’emparer de la vitalité heureuse d’un homme qui ouvrait encore en 2016 l’un de ses carnets de bord – Une longue vague porteuse – par cette dédicace : « À la vie jusqu’au bout ». Une même envie de vivre traverse les poèmes emportés Dans l’erre des vents. Et l’on arpente les paysages méditerranéens, on s’ouvre au vaste monde, on convie les amis d’aujourd’hui et les amis d’hier, oncle Blaise en tête, au même banquet solaire. On s’émerveille du « rire souverain » d’une fleur « au cœur des ronces ». On accueille à pleines mains le « mystère à jamais insondable » du vivant. Jusqu’au bout… Et plus encore puisque, sous le vent, le pollen des mots se fiche éperdument de la ligne d’horizon.

Extrait :

« Sur le fleuve j’avance, lente,
parmi les herbes, dans la vase,
vers je ne sais quelle embouchure,
mais attachée par mes racines,
car même creuse et rabotée,
de naissance je suis un arbre. »

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix : 13,50 €
ISBN : 978-2-36229-150-0

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Revue de presse

 

couv-yvonlemen_trilogie_b_300dpiL’auteur : Yvon Le Men

En librairie le 5 janvier 2017

Le mot de l’éditeur : Un an après la publication d’Une île en terre, Yvon Le Men nous offre le second volume de sa trilogie, Le poids d’un nuage. L’heure n’est plus à l’espace clos de l’enfance, aux parents, aux voisins, mais aux fenêtres que l’on ouvre, aux portes que l’on pousse, aux vastes horizons que le regard embrasse. L’oiseau ne chante plus sur son arbre généalogique, il vole désormais à la rencontre du monde. « On grandit… On s’ouvre au dehors », écrit le poète dans les premières lignes du livre. Et de raconter cette ouverture qui passe par les paysages : ceux qui dessinent le ciel et la mer de Bretagne, les rivières, les visages ; plus encore peut-être, ceux que les peintres ont imagés ou rêvés, que les écrivains ont nommés et animés. Et que l’éditeur que je suis a semés sur des pages blanches pour que des yeux avides de récoltes s’en emparent.

Extrait :

« C’est par le ciel
que les arbres se tiennent debout
dans mon regard
et ce vert
que je connais
tant
qui tant déborde de ma fenêtre
comme les mirages débordent de nos yeux
dans le désert »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-140-1

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Revue de presse

 

couv-il-y-a-des-choses-que-non_300dpiL’auteur : Claude Ber

En librairie le 19 janvier 2017

Le mot de l’éditeur : « Il y a des choses que non ». C’est à cette phrase, prononcée par une grand-mère engagée dans la Résistance, que Claude Ber doit le titre de son livre. Sept textes s’y succèdent, travaillés à la limite de la prose et du vers, et habités par une même nécessité de dire non à l’inacceptable. De la Résistance évoquée dans Le livre, la table, la lampe, à la guerre d’Algérie, l’auteure interroge le présent et la mémoire des êtres qui lui ont opposé un refus à la barbarie. Avec Célébration de l’espèce et son ressassement verbal, c’est au piétinement de l’Histoire qu’elle s’attache, tandis que d’autres textes, L’Inachevé de soi ou Je marche, définissent les contours d’une façon d’être au monde, libre, solidaire et clairvoyante. Un livre où l’esprit de résistance épouse la raison d’être de la poésie. Un livre au souffle puissant, que je crois nécessaire à notre temps.

Extrait :

« Un jour l’enfant que j’étais, ne sachant guère de quoi elle parlait, demande à sa grand-mère pourquoi elle avait fait de la Résistance.
– Ma fille, répond-elle, il y a des choses que non. Tu ne sauras peut-être pas toujours à quoi dire oui, mais sache à quoi dire non.
Je ne sais pas si j’ai su, mais j’ai essayé. »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix : 14,50 €
ISBN : 978-2-36229-141-8

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