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Les auteurs : Déwé Gorodé & Imasango
Préface de Murielle Szac

En librairie le 1er septembre 2016

100e livre des Éditions Bruno Doucey

Le choix de l’éditeur : Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l’une à Nouméa, tantôt chez l’autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l’embouchure d’un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité « imposée ou non », l’éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre…, aucun sujet n’a été écarté, aucun tabou n’a fait taire leur « parole jumelle». C’est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.

Extrait :

« Dewé : Paix humilité en nous
captives de l’entre-deux rives
entre la vie et la mort
dos à dos en année lumière
où la paix entre ici
en éden d’île de lumière
où le paradis est ici en nous »
«Imasango : Pour l’âme de l’île
ses hommes
ses paysages
ses manquements
son histoire à bâtir
Avec les divergences
que l’on accepte
pour former une famille
donnons-nous le pays
reprenons-le en mains »

Collection : Tissages

Pages : 136
Prix : 16 €
ISBN : 978-2-36229-130-2

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Couv.Au vent de la piroguière_300dpi

L’auteur : Flora Aurima Devatine
Préface de Thanh-Vân Ton That

En librairie le 15 septembre 2016

Le mot de l’éditeur : Un enfant dans sa pirogue, « le ciel tout en haut» et « la mer tout autour ». Puis un chemin de vie, « l’impatience du temps », la crainte du départ… Il ne faut que quelques poèmes à Flora Aurima Devatine pour brosser le portrait d’une enfance polynésienne partagée entre le « respect atavique des mystères d’autrefois » et l’ouverture à d’autres horizons. Mais très vite le voyage de la vie se confond avec celui du langage, oscillant entre oralité et écriture. Un vent de liberté se lève, qui fait avancer la pirogue des mots ; la poésie devient l’archipel de tous les possibles. Si l’auteure a tenu à rassembler sa poésie sous le nom tahitien « Tifaifai », qui signifie patchwork, c’est que son oeuvre, faite de pièces assemblées, n’aspire qu’à « renouer, rénover et retresser la natte humaine ». Une voix majeure de la culture polynésienne que je suis heureux d’accueillir.

Extrait :

« En deçà et au-delà
De nos identités originales
De nos appartenances communautaires,

Tailler, ajouter, renouer, rénover,
Aplanir, étendre, et retresser la natte humaine. »

Collection : L’autre langue

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-129-6

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Revue de presse

 

Thierry Machuel Thierry Machuel : ce compositeur et pianiste français, né en 1962, a consacré la majeure partie de son travail à l’art choral, sur des textes d’auteurs contemporains. Son répertoire met en évidence les liens qui unissent le chant à la poésie, aux langues et aux cultures du monde, tissant un répertoire choral ouvert à tous les horizons. Ses œuvres sont chantées dans le monde entier. Certaines d’entre elles ont été inscrites au  programme du baccalauréat. Il est l’auteur de l’anthologie Outre-chœur — 20 poètes du monde entier par la musique et le chant (collection Passage des arts, novembre 2016, Éditions Bruno Doucey).


 À découvrir :

 

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Couv.Longtemps j'ai courtisé la nuit_300dpi

Précédé de : Les Lignes de la main

L’auteur : Jean Joubert
Préface de Frédéric Jacques Temple

En librairie le 18 août 2016

Le mot de l’éditeur : Jean Joubert nous a quittés en 2015. Sa voix nous manque, « c’est en silence désormais » qu’il nous parle. Mais avant de partir, le poète a pris soin d’adresser à ses amis les poèmes qu’il écrivait au fil des jours, depuis la publication de L’alphabet des ombres, comme autant de lettres pour conjurer l’absence. Ce sont ces poèmes inédits, fidèlement rassemblés, qui constituent ce livre. Pour avoir longtemps « courtisé la nuit », le poète n’ignore pas celle qui « s’avance à pas de louve ». Mais son inquiétude est ailleurs, dans la brutalité qui s’est emparée du monde, la violence faite aux femmes ou le « grognement des tueurs souterrains », menaces auxquelles il objecte une « promesse d’aube » et un « parfum d’enfance », fidèle en cela aux vœux de son premier recueil, Les Lignes de la main.

Extrait :

« Le temps mincit.
La nuit apprête ses linceuls.
Respire encore un peu
le parfum du soir.
Dans ta main qui écrit
rassemble les dernier désirs. »

Collection : Soleil noir

Pages : 160
Prix : 16 €
ISBN : 978-2-36229-128-9

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