© Christa Schnepf

Ceija Stojka est née en Autriche en 1933 dans une famille rom d’Europe centrale. À l’âge de dix ans, elle est déportée avec sa famille et survit aux camps d’Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen- Belsen. Quarante ans plus tard, elle éprouve la nécessité de rompre le silence. Débute alors pour cette autodidacte un extraordinaire travail de mémoire, tant dans le domaine de l’écriture que dans celui de la peinture, qui fait d’elle la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner. Elle décède en 2013. Son recueil posthume Auschwitz est mon manteau et autre chants tsiganes est publié en 2018 aux Éditions Bruno Doucey.


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Huyn-Ja©Murielle SzacKim Hyun-ja, née à Séoul, est titulaire d’un doctorat de l’université de Clermont-Ferrand sur Jules Supervielle et d’un DEA sur la littérature coréenne de l’époque Koryo à  Paris VII. Elle est la traductrice de quatre recueils parus aux Éditions Bruno Doucey, Celle qui mangeait le riz froid de  Moon Chung-Hee, Celui qui garde ses rêves de Mah Chong-Gi, Des flocons de neige rouge de Jin Eun-Young et 15° vent de nord-ouest de Huh Su-kyung.

 

© Gret Widmann

La vie de Hermann Hesse, né en Allemagne en 1877, est placée sous le signe de l’insurrection et de la quête. En 1891, il entre au séminaire protestant, d’où il s’enfuit au bout de quelques mois. Il apprend alors le métier de libraire, avant de voyager en Italie et en Inde. Une vie familiale difficile et des positions pacifistes lors de la Première Guerre mondiale le pousseront à quitter l’Allemagne pour la Suisse dont il obtient la nationalité. Auteur de nombreux romans, parmi lesquels Le Loup des steppes, il obtient le Prix Nobel de littérature en 1946. Il meurt à Montagnola en 1962. En 2019, les Éditions Bruno Doucey publient une anthologie bilingue allemand/français de ses poèmes, C’en est trop – Poèmes 1892-1962.


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© Oumeya El Ouadie

Quand Ysabelle Lacamp écrit, c’est une vibration tellurique qui la parcourt, la transcende et la brûle. Lorsque cette fièvre s’empare d’elle, elle fait la fête au verbe, rêve puissamment ses personnages, et nous emporte avec eux. Voilà pourquoi sa rencontre avec Robert Desnos, le poète volcanique qui fit danser les mots et les morts jusqu’à son dernier souffle, est une évidence de la vie. Dans ce camp de Terezin où elle nous entraîne, l’émotion est toujours à fleur de rire. Elle est l’auteure de nombreux romans, dont L’Homme sans fusil (Seuil, 2002), Le Jongleur de nuages (Flammarion, 2008) et, plus récemment, Marie Durand, Non à l’intolérance religieuse (Actes Sud junior, 2012). Son roman Ombre parmi les ombres est paru aux Éditions Bruno Doucey en 2018.


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