L’auteure : Hélène Dorion

En librairie le 1er février 2018

Le mot de l’éditeur : Il y a chez elle comme une clarté inquiète. Des mots de givre et de grands vents. De vastes espaces et des anfractuosités où la pensée s’engouffre. Des sentes qui partent de soi et mènent aux autres. Des brumes de mémoire et cette lumière étrange que l’inachèvement dépose sur les choses de la vie. Plus encore peut-être, un vacillement. Un trépignement. Une interrogation tenace sur les raisons de notre présence au monde. Car Hélène Dorion approche « le mystère qui nous hante » sans lâcher le fil qui lui permet d’habiter en poète « le labyrinthe des jours ». Fidèle à l’enfant qu’elle était, à l’écoute de la femme qu’elle devient, elle cherche le passage « vers l’autre saison ». Lisez-la, écoutez-la : vous sortirez fortifié de cette fragilité consentie. Comme moi, vous sentirez davantage « comme résonne la vie ».

Extrait :

« Tu entends soudain la pulsation du monde,
déjà tu touches sa beauté inattendue.
Dans ta bouche fondent les nuages
des ans de lutte et de nuées noires
où tu cherchais le passage
vers l’autre saison

et comme résonne étrangement l’aube
à l’horizon, enfin résonne ta vie. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix  : 13 €
ISBN :  978-2-36229-168-5

 

Revue de presse

 

ROMAN

L’auteur : Ysabelle Lacamp

En librairie le 4 janvier 2018

L’histoire : Mai 45, libération du camp de Terezin. Un air de jazz siffloté par un petit tchèque aux oreilles en choux-fleurs bouleverse l’un des rescapés des camps qui vient d’échouer ici, au terme d’une longue marche de la mort. L’enfant s’appelle Leo Radek. Il est le dernier enfant survivant de Terezin, antichambre de la mort pour des milliers de juifs, où les nazis parquèrent des artistes pour servir de vitrine en une sordide mascarade. Lui aussi est bouleversé par la rencontre qu’il vient de faire : cet homme décharné, fiévreux, au regard bienveillant et si transparent, parle ce français qu’il aime, et c’est un poète. Il s’appelle Robert Desnos. Comme un grand frère protecteur, le poète qui se meurt, trouve encore une fois les mots. Une rencontre inoubliable où la poésie triomphe sur la barbarie, et où l’humour est plus fort que la mort.

Extrait : « Si tu savais comme je t’écoute p’tit gars, ou plutôt comme je vous entends, vous, enfants de Terezin…
Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent…
Ai-je écrit ces mots pour vous ? Vous dont j’ai croisé les beaux visages émaciés à Auschwitz, vos traits purs lavés de ciel comme empreints d’idéal et de cette rage de vivre qui vous tient debout afin de dire NON au mal. (…) Tu t’es arrêté pour reprendre ton souffle, la tête semblait te tourner. Mais tu t’es repris et d’une voix rauque, si peu audible qu’il me semblait que tu te parlais à toi même, tu as alors lancé :
– Poètes libres, vous l’étiez, enfants de Terezin, même si vous le deviez aux forces malignes du monde ! Mais sache, p’tit père, qu’à certains, il aura fallu toute une vie pour le devenir ! »

Collection Sur le fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 192
Prix  : 16 €
ISBN : 978-2-36229-165-4

 
Revue de presse

 

L’auteure : Ceija Stojka
Édition bilingue allemand/français
Traduit de l’allemand par François Mathieu
Préface de Murielle Szac

En librairie le 18 janvier 2018
Dans le cadre de l’exposition “Ceija Stojka, une artiste rom dans le siècle” à la Maison rouge, du 23 février au 20 mai 2018.

Le mot de l’éditeur : Elle dit que « le tournesol est la fleur du Rom », qu’elle est une Tsigane qui aime « la pluie, le vent et l’éclair, quand les nuages masquent le ciel ». Elle dit qu’Auschwitz est son manteau et qu’elle ne connaît pas la peur car sa peur s’est arrêtée dans les camps. Elle dit que les notes de ses chansons en romani « sont toutes encore en désordre », mais que cela ne l’empêche pas de dire « Oui à la vie ». Elle, c’est Ceija Stojka, la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner par l’art et par la poésie. Les poèmes de cette autodidacte ont été arrachés aux carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l’horreur, notes journalières et listes de mots allemands dont elle voulait apprendre l’orthographe. Publiés pour la première fois en France, ils révèlent une artiste majeure de notre temps. Merci, Ceija, d’avoir tellement donné.

Extrait :

« Moi
Ceija
je dis
qu’Auschwitz vit
et respire
aujourd’hui encore en moi
je sens aujourd’hui encore
la souffrance
Chaque brin d’herbe chaque fleur là-bas
est l’âme d’un mort »

Collection : En résistance

Pages : 128
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-166-1

 

Revue de presse

 

Les auteures : Caroline Boidé & Vénus Khoury-Ghata
Préface de Murielle Szac

En librairie le 16 novembre 2017

Le mot de l’éditeur : Caroline Boidé et Vénus Khoury-Ghata : deux femmes pour un recueil à quatre mains… Quatre mains courant sur le clavier des corps jusqu’au vertige de la jouissance. Quatre mains vouées aux caresses qui accueillent l’enfant, assurent ses premiers pas, tressant pour lui un chemin de vie. Quatre mains croisées devant la mort, qui s’invite trop souvent à notre table. Car le « kaddish pour l’enfant à naître » que nous propose Caroline Boidé dans la partie centrale du recueil s’adresse à l’enfant qu’elle portait au moment des attentats de novembre 2015. Entouré, protégé, par les poèmes sensuels, souvent érotiques, de Vénus Khoury-Ghata, il n’est plus la prière des endeuillés, mais réponse à la barbarie, « odyssée », hymne au miracle de la vie. Quatre mains… Et tant d’autres déjà posées sur ce livre que nous aimons.

Extrait :

« Alors cet enfant va naître
Il n’y aura pas de négation à mon titre
Le Kaddish ne sera pas
la prière des endeuillés
Mais odyssée
Fruit sorti de l’abîme »
Caroline Boidé

« Ferme le jour
fais taire ton corps et le feu
qu’ils deviennent zone d’ombre
Un enfant nous regarde à travers l’été »
Vénus Khoury-Ghata

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-163-0

 

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