L’autrice : Huh Su-kyung
Préface d’Ysabelle Lacamp
Traduction de Kim Hyun-ja

En librairie le 2 mai 2019

Le mot de l’éditeur : Elle affirmait ne pas écrire de la poésie moderne mais ses poèmes parlent souvent des préoccupations de notre temps. Elle disait ressembler à une cantatrice antique qui désire chanter mais laissait sourdre cette « eau de l’âme » qu’on appelle les larmes. Elle vivait à Münster, en Allemagne, mais restait attachée à son pays natal. Archéologue, elle tutoyait des temps immémoriaux mais savait tirer sa joie de l’éphémère. « Sur la flaque d’eau du temps s’était posée un instant une libellule », écrivait-elle… Si je recours au passé pour parler de Huh Su-kyung, c’est qu’elle nous a quittés alors que nous préparions ce livre. « Une mort trop précoce », comme le dit l’un de ses poèmes, tandis que soixante-cinq autres textes, vifs, singuliers et chantants, lui offrent, et nous offrent, un formidable « droit à la survie sur terre ».

Extrait :

« Lilas
Comment faire,
pour vivre jusqu’au bout
passionnément ce printemps ?

Il faudra rire joyeusement, lilas
Face au vent, à toute cette fausse tendresse
qui a soufflé sur le printemps de ma vie
il faudra finir en riant joyeusement »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-235-4

 
Revue de presse

 

L’auteur : Stéphane Bataillon

En librairie le 4 avril 2019

Le mot de l’éditeur : « Changer l’abord du jour qui commence » par le poème : tel est le vœu que formule Stéphane Bataillon dans ce recueil écrit pour faire barrage au bruit et à la fureur du monde. À la remontée des haines et à l’asservissement de l’homme par la force des algorithmes. À la tyrannie de la vitesse et aux crispations identitaires. Et s’il emprunte le titre des sections qui composent son recueil à la langue utilitaire, parlant de burn-out ou de limiteur de vitesse, c’est pour mieux dénoncer ce qui fait aujourd’hui obstacle au bonheur et à l’élargissement de notre liberté. L’enfance que l’on préserve en soi, la quête de son propre rythme, la tendresse… Telles sont les réponses que ce recueil d’écologie numérique apporte, en zone de turbulences, à qui décide de prendre le temps de vivre et de contempler le vivant. Une parole essentielle.

Extrait :

« J’ai l’idée d’un poème
qui changerait l’abord
du jour qui commence

Qui te ferait sentir
le rayon de lumière
frappant la feuille tombée

Qui te rappellerait
d’une suspension de l’air
la beauté qui se cache

Dans ce tumulte-là. »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-232-3

Découvrez le site : www.contrelanuit.com

 
Revue de presse

 

L’auteur : François-Xavier Maigre

En librairie le 4 avril 2019

Le mot de l’éditeur : Trois foulées plus bas… Sept ans après son premier recueil, François-Xavier Maigre revient à la poésie en arpenteur amoureux des chemins de la vie. L’enfance est encore là, comme chevillée dans le regard du père qu’il est devenu, mais le monde autour de lui a changé. Le désastre, effleuré au cours de ses voyages de reporter, a aiguisé son regard, tanné sa peau d’homme tendre épris de beauté et de spiritualité, ouvert des brèches dans « la fausse tranquillité » de son existence. Le Proche-Orient et les enfants réfugiés de Syrie, Haïti aux mains du choléra, mais aussi la vallée du Drâa, Penacova, Brockenhurst, Moscou… Si ces lieux font irruption dans sa poésie, c’est pour nous inviter à descendre avec lui dans le cœur battant du monde, visible et invisible, là où doivent être puisés les mots qui aident à vivre.

Extrait :

« Le vent, les klaxons
la procession des souffles rauques
Une bourrasque me harponne avec fureur
ici commence
la langue noire des solstices. »

Collection : Soleil noir

Pages : 104
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-233-0

 
Revue de presse

 

Les auteurs : Marie-Bénédicte Loze & Lyonel Trouillot
Dessins d’Ernest Pignon-Ernest

En librairie le 7 mars 2019

Le mot de l’éditeur : « Il est dit dans le conte que partout s’étendirent la haine et le mensonge. » Les mots par lesquels s’ouvre Cité perdue semblent convier le lecteur à une bien triste aventure humaine : celle où règnent l’égoïsme et la dissimulation, la peur de l’autre et les rapports de domination. Et pourtant chacun rêve de l’exact contraire : l’amour et l’égalité entre les êtres, le goût des portes qui s’ouvrent et des mains qui se tendent, ce « jour d’épaule nue où les gens s’aimeront », comme le chante un vers d’Aragon. Avec un sens aigu du tendre et du faillible, deux poètes chantent ensemble « la beauté des recommencements » et tracent un chemin d’espérance. Celui du « chant élevé à hauteur d’idéal », là où le tremblement de sens du poème fonde notre liberté et notre goût de vivre. Un livre écrit à quatre mains, auxquelles se joignent, fabuleuses, celles d’Ernest Pignon-Ernest.

Extrait :

« Voici venir le temps
des passeurs de lumière.

Et sur chaque sentier
Nous peindrons des soleils
aux teintes orangées,
Et des lunes légères
comme un rire d’enfant. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-230-9

 
Revue de presse