Les auteurs : Anthony Phelps & Iris Geneviève Lahens
Préface de Louis-Philippe Dalembert

En librairie le 16 novembre 2017

Le mot de l’éditeur : Un homme sans verso et une femme sortie de l’arbre. Une danseuse-papillon sur un escalier de verre. Un monarque chiromancien aux ailes inquiètes. Un saxophoniste aveugle. Un peintre d’éventail. Un petit nègre à queue de chat venu manger dans la main de l’aube. Sans oublier la fleur-soleil, la lune cerf-volant, la poupée miraculeuse, la femme-calligraphe ou cette orchidée nègre qu’Anthony Phelps a souvent invoquée de sa voix chaude. Les fragments de poèmes que l’écrivain haïtien est allé chercher dans l’ensemble de son œuvre poétique pour accompagner les tableaux fantasmagoriques et colorés d’Iris Geneviève Lahens nous font entrer dans la géométrie d’un rêve partagé : celui que deux artistes, la plasticienne et le poète, ont conçu avec une liberté, une fantaisie, une joie de créer profondément communicatives. Entrez sans réserve dans ce livre, lectrices et lecteurs qui venez d’Haïti, du Québec, de France ou bien d’ailleurs ! Le monde qui s’anime sous nos yeux relève de la magie. Les âmes métisses nous ouvrent leurs portes. « Le vent-poupée [nous] lèche en traversée secrète ».

Extrait :

«  À l’heure mauve des flamants
le temps ramoneur d’auréoles
m’ouvre son paysage
balisé d’eau chantante
et hommes et femmes de maïs
font crisser le sable
et danser l’herbe folle
en double pause
et baroque emmêlement »

Collection : Passage des arts / Beaux livres

Pages : 112
Prix  : 29 €
ISBN :  978-2-36229-164-7

Revue de presse

 

Avant-propos de Matthias Vincenot
Préface de Colette Nys-Mazure

En librairie le 16 novembre 2017

Poésie en liberté : « Poésie en liberté » est le nom d’un concours international de poésie en langue française qui entre, en 2017, dans sa 20ème année. Ouvert aux lycéens, aux étudiants et aux apprentis des filières professionnelles, il consacre des lauréats venus de tous les horizons, preuve que la langue française est parlée sur les cinq continents. Avec les Éditions Bruno Doucey, ce concours s’est doté d’une anthologie digne de ce nom. Cent jeunes poètes de notre temps auront la fierté de prendre part à cette aventure éditoriale.

Le mot de l’éditeur :
Ils viennent d’Alençon, d’Avignon, de Pamiers, de Valence, de Papeete ou de Saint-Martin-d’Hères. Ils viennent de Paris, de Montréal, de Moscou, d’Istanbul, d’Addis-Abeba, de Cali en Colombie ou de Canberra en Australie. Ils viennent de France ou bien d’ailleurs, et ont tous entre 15 et 25 ans. Ils, ce sont les jeunes gens – garçons et filles – qui ont pris part en 2017 à la 19ème édition du concours Poésie en liberté. Lycéens français, étudiants à l’étranger ou apprentis des filières professionnelles, ils sont le blé en herbe de la poésie contemporaine. En rassemblant les lauréats de ce concours dans une anthologie, les Éditions Bruno Doucey témoignent de l’intérêt qu’elles portent à la jeune création poétique. Elles entendent aussi montrer que cette poésie est celle où se forge l’écriture de demain, qui participe de la vie et de la construction du monde.

Extrait :

« Dans la maison, on entendrait presque le silence, sans le crépitement du feu et le clapotis de la pluie qui tombe sans relâche sur le sol sec, craquelé, privé d’eau depuis longtemps. Le vent souffle sous les tuiles du toit. Et puis, il y a aussi, plus loin, un cœur, ton cœur qui bat, là-bas. »

Louise Assenbaum

Pages : 184
Prix : 10 €
ISBN : 978-2-36229-162-3

Revue de presse

 

Anthologie établie par Bruno Doucey et Pierre Kobel

Couverture : Bruce Clarke

En librairie le 19 octobre 2017

Cette anthologie de poèmes rassemble 60 poètes qui nous rappellent que l’hospitalité est une des valeurs phares de l’humanité.

Après Guerre à la guerre, Vive la liberté !, Chants du métissage et Quand on n’a que l’amour, la collection « Poés’idéal » revient en force avec un cinquième titre en forme d’engagement  : Passagers d’exil. Cette anthologie destinée aux ados ne se contente pas de rassembler des textes sur le thème de l’exil. Elle étaye un propos, construit une réflexion, facilite une prise de conscience. Être né quelque part. Devoir fuir son pays. Traverser la mer au risque de sa vie. Arriver en terre inconnue. Chercher un toit, du travail, des papiers. Devenir l’étranger, l’apatride, le migrant… puis voir une main se tendre. De Nelly Sachs à Mahmoud Darwich, d’Ananda Devi à Laurent Gaudé, 60 poètes du monde entier disent leur sens de l’hospitalité et offrent leurs mots comme autant de mains tendues.

Extrait :

« Dans le mot exil
il y a une paire de semelles
qui ne se parlent plus
un baluchon plié
en haut du placard
une boussole rongée de remords
un dictionnaire bilingue
qui dit peu de choses
de l’exil
juste assez
pour cacher sa douleur »

Souad Labbize

Collection : Poés’idéal, dirigée par Murielle Szac

Pages : 128
Prix : 8,50 €
ISBN : 978-2-36229-161-6

 

L’auteur : Jeanne Benameur

En librairie le 5 octobre 2017

Le mot de l’éditeur : Elle a cinq ans. Autour d’elle, les adultes s’affairent en silence. La langue muette des mères. Ces armoires que l’on vide en hâte. Ces lourdes malles de fer qui attendent sur le seuil. La mer qu’il faudra bientôt traverser. Ce chien qui erre sur le quai, perdu. La côte qui s’éloigne. Premier voyage. Premier exil… Avec La Géographie absente, Jeanne Benameur pose des mots sur le drame qui a marqué son enfance lorsque sa famille dut quitter l’Algérie pour la France en pleine guerre d’indépendance. « Il a fallu partir. Nous étions pauvres de pays », dit-elle dans un tremblement de voix et de sens. Et le souvenir du pays perdu se confond avec la peinture écaillée des cartes murales où l’on apprenait autrefois à déchiffrer le monde. Des mots arrachés à l’absence, où fonder le lieu du poème.

Extrait :

«  L’enfance de nos mères
est une terre sans aveu

nous y marchons pieds nus.

Empesés, silencieux

nous entrons
dans la géographie absente. »

Collection : Embrasures

Pages : 64
Prix  : 7 €
ISBN :  978-2-36229-159-3

Revue de presse