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Auteur : Laurence Bouvet

Parution : le  31 janvier 2013

Le mot de l’éditeur : Un jour, Laurence Bouvet m’a dit : « Ma mère est morte après avoir regardé à la télévision un feuilleton nommé La mort est un poème ». Je connaissais depuis quelques années la poésie de cette auteure, psychologue de formation, dont l’écriture scrute l’intime. Mais c’est de cet échange que date véritablement notre rencontre. Comme si dormir n’évoque pas seulement les circonstances qui lient de façon troublante la mort de sa mère à la poésie. Dans ce long poème, où se mêlent le chagrin et l’humour, la déréliction et un travail sur la langue, Laurence s’adresse à celle qui n’est plus. Son chant suit les méandres d’un bouleversement intérieur, dessine le cadastre d’une présence perdue. Et retrouve, sous le chaos des émotions, la langue miraculeuse de l’enfance.

Extrait :

« C’est-à-dire que ton rire rit en moi
Que ta mort mord en moi
Qu’il est des moments où je voudrais t’imiter
Mais à moins de mourir chacune à mon tour
Celui-ci n’est pas joué
Déjà ton air roulant sur ma peau d’herbe et de vitre »

Collection : « Soleil noir »
Une collection de recueils vouée aux poètes qui cherchent une lumière au plus sombre de la nuit.

Diffusion harmonia mundi
Pages : 80
Prix  : 13 €
ISBN : 978-2-36229-041-1

 

Auteur : Dominique Sampiero

Parution : le  17 janvier 2013

Le mot de l’éditeur : La vie est chaude… Ce livre, dont Dominique Sampiero a souhaité me confier la publication, fait alterner de courts poèmes et des passages en prose. Deux modes d’expression pour exorciser deux peurs, sonder deux mystères : celui de la nuit et celui de la mort. « J’ai voulu qu’ils se frôlent, confie-t-il dans ces pages, qu’ils se touchent, à travers la fenêtre ouverte du livre. Comme ils le font déjà dans la vie. » La douceur des mots pour parler de la mort, ce qu’il faut de lumière pour parler de la nuit. La poésie nous réconcilie avec nos craintes. Celles et ceux qui rêvent le monde le front aux vitres le savent bien : que le jour laisse place à l’obscurité, que la mort succède à la vie donne de la valeur à l’existence. L’amour est l’or qui ouvre en nous les portes du soleil.

Extrait :

« Il faut quelqu’un pour mourir. Et quelqu’un pour regarder mourir. Deux présences au bord du monde. Une fleur, un vase. Un regard pour celui qui part, un regard pour celui qui veille. Ce don des larmes retenues, tissé dès le premier souffle entre la mère et l’enfant, laisse fléchir le monde doucement dans sa sagesse. »

Collection : Embrasures
De petits recueils pour ouvrir à tous la porte de la poésie sans en perdre l’incandescence

Diffusion harmonia mundi
Pages : 64
Prix  : 6,50 €
ISBN : 9782362290374

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Auteur : Yvon Le Men

Parution : le 17 janvier 2013

Le mot de l’éditeur : Sous le plafond des phrases n’aurait jamais vu le jour sans le séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010. Ce jour là, je partais rejoindre le festival Étonnants Voyageurs à Port-au-Prince où je pensais retrouver Yvon Le Men. Mais comme moi, ce dernier était resté de l’autre côté de l’océan, dans l’incendie des dépêches. De Lannion où il vit, il s’inquiète pour ses amis. Il écrit alors au jeune poète Bonel Auguste une lettre vibrante d’émotions qui se termine par ses mots : « Je t’attends chez moi. Dans mon pays de pluie et d’arc-en-ciel. »
Depuis, les deux hommes se sont retrouvés, en Bretagne et en Haïti, où furent écrits la plupart de ces poèmes. Sous le chant d’Yvon Le Men, une vibration se fait entendre. Est-ce celle du drame qui dormait sous la pierre, cette seconde d’effroi « qui dura toute une nuit » ? Pas seulement. Avec des mots simples, le poète nous rappelle que les hommes rêvent aussi des séismes de la tendresse.

Extrait :

« Pas de suicide
en Haïti
depuis longtemps
des drames
là-bas
pas de suicides
la vie
d’abord
avant la mort »

Collection : Embrasures
De petits recueils pour ouvrir à tous la porte de la poésie sans en perdre l’incandescence

Diffusion harmonia mundi
Pages : 64
Prix  : 6,50 €
ISBN : 9782362290404