Elise Cowen naît en 1933 à New York, ville où elle passe une partie importante de sa vie. Elle effectue ses études au Barnard College, où elle rencontre quelques-uns des poètes beat. Elle est la seule amante connue d’Allen Ginsberg et la main invisible qui tape son célèbre Kaddish. La relation personnelle et artistique qu’elle entretient avec lui marque à vie la jeune poète qui s’adonne aux drogues et affirme son homosexualité. Comme d’autres femmes de la même époque (Sylvia Plath, Leonora Carrington), elle est internée dans des hôpitaux psychiatriques sur demande de sa famille, profondément conservatrice. En sortant, elle se met à boire et écrit de la poésie qu’elle ne parviendra pas à publier de son vivant. Elle met fin à sa vie en 1962, à l’âge de vingt-sept ans, en se jetant par une fenêtre de l’appartement de ses parents. Après son suicide, sa famille brûle la plupart de ses écrits. Un seul de ses cahiers est sauvé. Ces fragments, nus et désespérés, sont publiés pour la première fois aux États-Unis en 2014. Elle est la sombre image de tout ce qu’une poète beat n’a pas le droit d’être.


À découvrir :

 

C’est à deux jeunes talents de la scène slam contemporaine – Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet – que l’on doit la première anthologie de la Beat Generation au féminin publiée en France.
Annalisa, née en 1983 à Palma, en Espagne, enseigne l’anglais, tandis que son compagnon, Sébastien, est aujourd’hui documentaliste au lycée français de Majorque. L’un et l’autre connaissent l’énergie électrique de la scène, la force activiste et libertaire de la poésie, les pulsations vagabondes de la Beat Attitude.


À découvrir :

 

Auteur : Yannis Ritsos
Édition bilingue, traduit du grec par Anne Personnaz
Préface de Bruno Doucey

Parution : le 19 avril 2012

Le mot de l’éditeur :

“Je suis le ciel étoilé des moissons.” Le poète qui écrit cela paraît pourtant l’avoir perdue, sa bonne étoile. Voyez plutôt : Yannis Ritsos naît en Grèce dans une famille de nobles propriétaires terriens, mais sa jeunesse est marquée par la ruine économique, des drames familiaux et la maladie. Proche du parti communiste grec, il aspire à un idéal de fraternité, mais la dictature dévaste son pays. C’est dans ce contexte désespéré que le poète écrit l’une de ses plus belles oeuvres, jusqu’alors inédite en français : Symphonie du printemps. Un hymne à l’amour, à la nature, à la vie. À mes yeux, un antidote à la crise. Dans la situation douloureuse que connaît la Grèce, le lyrisme explosif de Yannis Ritsos est une tentative de libération par l’imaginaire. Le poète danse à deux pas de l’abîme, les bras tendus vers les étoiles.

Extrait

« Mes chers semblables
comment pouvez-vous
vous courber encore ?
Comment pouvez-vous
ne pas sourire ?
Ouvrez les fenêtres.
Le monde resplendit
infatigable.
Qu’il soit regardé. »

Collection : « En résistance »
Une collection destinée aux poètes qui sont entrés en résistance
Diffusion harmonia mundi
Pages : 144
Prix  : 14,50  €
ISBN  : 978-2-36229-029-9

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© Oumeya El Ouadie

Marie-Bénédicte Loze est née à Marseille le 8 mars 1986. Après avoir obtenu un diplôme en sciences politiques et relations internationales, elle part vivre en Haïti où elle travaille comme chargée de projets auprès de structures locales. À Port-au-Prince, elle participe à l’Atelier Jeudi Soir qu’anime Lyonel Trouillot. Elle publie plusieurs textes dans les Cahiers du Jeudi, ainsi qu’un texte à quatre mains dans le dans le numéro 3 de la revue Apulée, avec l’écrivain haïtien dont elle s’est liée d’amitié. En 2018, elle signe un poème dans l’anthologie On n’assassine pas un poète. En guise d’hommage à Willems Edouards, publiée sous la direction de Ricarson Dorcé et Ralph Jean-Baptiste. Cité perdue, paru aux Éditions Bruno Doucey en 2019, est son premier livre.

Lyonel Trouillot, né à Port-au-Prince en 1956, effectue des études de droit, avant de se tourner vers la littérature qui le fascine depuis l’enfance. Il collabore à différents journaux et revues d’Haïti et de la diaspora, écrit des textes critiques, des poèmes, des chansons, ainsi qu’une œuvre romanesque de premier ordre. Yanvalou pour Charlie (2009), La Belle Amour humaine (2011), Parabole du failli (2013), plus récemment Ne m’appelle pas Capitaine (2018), tous publiés en France chez Actes Sud, ont contribué à faire de cet écrivain, qui a fait le choix de ne pas quitter Haïti, l’une des grandes voix de la littérature francophone. La poésie, écrite en français ou en créole, ne lui est pas non plus étrangère : on lui doit une l’Anthologie bilingue de la poésie créole haïtienne de 1986 à nos jours (Actes Sud, 2015), ainsi que le recueil C’est avec mains qu’on fait chansons (Le Temps des Cerises, 2015). Depuis onze ans, Lyonel Trouillot anime également l’Atelier Jeudi Soir, qui propose des ateliers d’écriture et rééditent des ouvrages haïtiens publiés à l’étranger, contribuant ainsi au rayonnement culturel de son pays. En 2019, son recueil Cité perdue, écrit avec Marie-Bénédicte Loze, paraît aux Éditions Bruno Doucey.


À découvrir :