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Par le sextant du soleil

L’auteur : Frédéric Jacques Temple
Préface de Bruno Doucey

En librairie le 20 août 2020

Le mot de l’éditeur : Le vent dans les arbres centenaires, de folles escapades dans la garrigue, le souvenir des compagnons de route, la rémanence lumineuse du monde amérindien, cette mygale à l’affût sous les manguiers, le rire d’une rivière, un roulis de caravane dans le Grand Erg occidental, les architectures musicales d’Arthur Honegger… Et puis ce « sirventès » que le troubadour moderne déroule sous nos yeux avec une énergie tour à tour tendre et caustique… Les poèmes de Frédéric Jacques Temple n’en finissent pas de sillonner le monde. Ils chantent la vie, disent la force des liens, rendant hommage au « grand amour qui [le] tient en éveil ». Lisons-le pour nous arrimer à notre tour à la beauté des choses. Lisons-le comme on se tourne vers la lumière en hiver : pour « ne pas éteindre [en soi] le soleil. »

Extrait :

« Voilà plus de neuf décennies,
dans ma bonne barque de vie
toute voilure déployée,
je tiens la barre
avec le soleil pour sextant,
à travers calmes et tourmentes,
pour la course sans relâches
des blancs cachalots du destin. »

Collection : Soleil noir

Pages : 104
Prix : 14 €
ISBN :  978-2-36229-291-0

Le Monde des Livres – Xavier Houssin

« Il y a chez Frédéric Jacques Temple une fidélité têtue, une persévérante confiance, un abandon décidé. (…) Tout donner de sa vie, corps et âme, habiter l’univers. Par le sextant du soleil prend la mesure des années. Le poète marque les jours d’une pierre blanche, et puis les jette à l’eau, en fait des ricochets. Ce que tracent ces rebonds effleurant, c’est le chemin vers un très long voyage. »

L’Intervalle – Fabien Ribéry

Frédéric Jacques Temple pense à son enfance, aux ombres qui dansent encore, aux Indiens et aventuriers de James Fenimore Cooper.
« Au hasard des herbes sauvages / nous traquions des lézards ocellés / ou de grandes couleuvres solaires, / et dans le secret des branchages / de lentisques et nerpruns / nous dénichions de fringants lérots. »
Tout commence avec la nature, le corps vivant, et la beauté mystérieuse de l’adjectif antéposé : « de claires épinoches », « incertaines chasses », « l’ébloui plateau », « l’agressif concert des mouches ».
Le père est un medicine-man, la mère joueuse  de violoncelle, l’amour « une fille du soleil / odorante figue-fleur / dans l’équinoxe de septembre ».