L'autrice : Ceija Stojka
Bilingue allemand/français, traduit par François Mathieu
Postface de Murielle Szac
Le mot de l'éditeur :
Pour elle, « le tournesol est la fleur du Rom ». Elle aime « la pluie, le vent et l'éclair ». Elle ne connaît pas la peur. Elle, c'est Ceija Stojka, la première femme rescapée des camps de la mort à témoigner par l'art et la poésie. Les poèmes de cette autodidacte proviennent des carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l'horreur, notes journalières et listes de mots allemands dont elle appprenait l'orthographe. Son œuvre bouleverse parce qu'elle est arrachée à l'oubli. La lire, c'est gagner en humanité.
Extrait :
« tu as peur de l’obscurité ?
je te dirai où le chemin est dépeuplé,
tu n’as rien à redouter.
je n’ai pas peur.
ma peur s’est arrêtée à Auschwitz
et dans les camps.
Auschwitz est mon manteau,
Bergen-Belsen ma robe
Et Ravensbrück mon tricot de peau.
De quoi faut-il que j'aie peur ? »
Les libraires en parlent :
Ses poèmes frappent. À la lecture, j’ai ressenti une puissance comparable à celle des textes de Charlotte Delbo : cette capacité à dire l’indicible avec une simplicité bouleversante. Auschwitz, écrit-elle, est un manteau qu’elle ne quitte pas. Et ses poèmes nous rappellent que certains souvenirs ne quittent jamais ceux qui ont survécu.
Librairie des Batignolles – Paris 17e
Tout comme son œuvre picturale, l’artiste témoigne de l’extermination des tsiganes durant la seconde guerre et célèbre la nature et la beauté du monde. Une poésie résiliente, poignante et lumineuse.
Valérie – Librairie Nouvelle d'Orléans
Un coup de cœur artistique et poétique pour l’œuvre prolifique de Ceija Stojka !
Librairie Au cœur des lettres – Vesoul
Il y a des livres qui nous viennent de loin et qu’on n’aurait jamais pensé tenir entre ses mains, une fois que l’on connait son histoire. Survivante des camps, d’abord analphabète et mère de 6 enfants, Ceija Stojka raconte, au milieu de l’horreur, les moments de joie et de grâce qu’elle met si joliment en poésie. Un vrai miracle !
Clémence – Librairie Géolibri – Bordeaux