- Prix : 15,00€
- Pages : 96
- ISBN : 978-2-36229-575-1
Désir dingue
L'auteur : Aurélien Dony
Le mot de l'éditrice :
Dingue de désir. Lorsqu’il la rencontre, son cœur et son corps s’affolent. Mais entre elle et lui, un invisible obstacle : il peut la désirer, mais l’aimer lui est interdit. Entre eux, pas de mots d’amour pour évoquer ce qu’ils vivent. Alors, nous dit-il, « je pose sur ma langue des mots-désir pour approcher mon corps et tutoyer le sien. » Tutoyer le corps de l’autre, embrasser ce désir réciproque qui bouleverse les sens, accepter d’être traversé, emporté, chaviré… et renouer ainsi avec son propre corps. Dans une langue dense et charnelle, Aurélien Dony fait valser nos certitudes, nous invitant à
poser des mots sur notre désir, cet espace de tous les possibles. « J’écris des poèmes pour conserver dans l’écriture sa présence à ma peau », nous dit-il enfin. Un manifeste tendre et joyeux pour l’amour libre – celui qui embrase d’un seul mouvement nos cœurs, nos corps et nos mots.
Extrait :
« Si je m’applique et si j’écris avec rigueur peut-être je peux comprendre dans les mots ce qui se trame dans mon corps ce qui se joue dans mon cœur ce qui foire quand on se désire fort. J’aimerais savoir de qui je tiens les mots-désir de qui je tiens les mots d’amour qui de la tête du corps du cœur produit tel ou tel mot je veux savoir et le sachant ne plus m’embourber dans des histoires de cœur. »
La presse et les libraires en parlent :
Dire (et donc écrire) le désir, voilà une très vieille antienne de poète. Le nouveau recueil – le neuvième – d’Aurélien Dony, Désir dingue, paru chez Bruno Doucey ce printemps, avec sa couverture rose très à propos, renouvelle néanmoins la question en interrogeant l’impossibilité – celle de l’écrivain (poly)amoureux et bisexuel – et sa quête des mots crus (ou culs) quand Eros pointe le bout de son nez. La langue d’Aurélien Dony est tendre, comme une susurration au creux de l’oreille. Elle est celle du doute et du questionnement, sains, plutôt que des mauvaises certitudes (sur la masculinité, la non-monogamie, l’hétéronormativité, etc.). Celle de la tentative, de la retenue, parfois de la frustration et de l’inachèvement. Elle nous dit que le désir comme son écriture est une exploration sans fin.
Florian Bardou – Libération
Dès la première page, Désir dingue plante son couteau dans la table : pas de suspense, pas de séduction, pas de promesse romantique. Aurélien Dony, poète belge, publie aux Éditions Bruno Doucey un texte qui ne ressemble à rien de ce qu’on attendait — ni récit, ni poèmes à la découpe, ni essai sentimental. […] Livre de tension plus que de résolution, il avance sans filet. Il ne cherche ni à séduire ni à rassurer. Il cherche à comprendre ce qui, en nous, parle quand nous désirons — et pourquoi ça rate si souvent. Dans cette tentative, parfois heurtée, souvent juste, Aurélien Dony signe un texte qui dérange un peu, remue beaucoup, et surtout refuse de tricher.
Véronique Rivière – Strophe
Encore une fois, Bruno Doucey a tapé juste pour percuter mon cœur de lecteur. J'ai trouvé l'ensemble du texte incandescent et furieusement libre. J'ai adoré la langue charnelle et vibrante qui ose dire le désir dans toute sa complexité, ses élans, ses empêchements, ses zones floues. Il en émane quelque chose de très primal : on lit au plus près du corps comme en plan ultra rapproché sur une peau qui pulse, qui réagit avant même que l'intellectualisation des choses entre en jeu. Dans les mots d'Aurélien Dony, le corps sait : il devance, il capte, il répond le premier aux secousses du cœur et aux fulgurances sentimentales. C'est profondément queer dans le refus des cadres que l'auteur expose quand il traite du polyamour. L'auteur fait du corps un territoire indécis, indocile, mouvant et on l'éprouve profondément à travers sa plume qui tremble et qui déborde. C'est une ode brûlante aux amours libres et sans étiquette qui nous rappelle extrêmement justement qu'écrire le désir, c'est déjà le laisser exister pleinement.
Jordan – Librairie Albin Michel – Paris 6e
J'ai pris le temps de lire Désir dingue hier soir, et merci beaucoup de me l'avoir recommandé ! J'ai vraiment adoré, c'est infiniment précieux d'avoir un regard masculin bi sur la sexualité, mais je crois que j'ai été d'autant plus touchée par cette exploration de l'opacité du désir, des difficultés à le nommer, à l'incarner, à habiter son corps. Je crois que c'est un livre qui répare pour celleux qui tâtonnent, doutent, pour celleux pour qui la sexualité n'est pas qu'un espace de joie, mais aussi de frustration et de questionnements ! BREF, merci encore !
Juliette – Librairie Majo – Paris 5e
Quel texte magnifique ! Lisez-le, offrez-le à vos amoureux.ses, aux personnes que vous désirez, à celleux qui vont font des guilis dans le ventre. Ca pulse, ça titille, ça fait frémir. Bravo Aurélien Dony !
Coralie – Librairie Coiffard – Nantes
J’ai adoré Désir dingue. J’ai hâte d’en parler aux personnes qui visiteront nos rayons.
Morgane – Librairie La Régulière – Paris 18e
J’ai adoré ! La forme, le fond, ça décoiffe !
Kim – Librairie 47° Nord – Mulhouse
J’ai vraiment beaucoup apprécié Désir dingue, c'est un beau coup de cœur. J’ai trouvé le regard porté sur cette thématique particulièrement juste et nécessaire, et c’est un texte qui, comme vous le dites, fait du bien et ouvre une réflexion importante.
Aquilina – Librairie Goulard – Aix-en-Provence
Noémie – Librairie Rive gauche – Lyon
Boutique Maelström Bertoni – Etterbeek
Librairie Wallonie-Bruxelles – Paris 4e
Librairie Totem – Schiltigheim
Librairie Au brouillon de culture – Caen