Un bateau nommé poésie
  • Prix : 17,00€
  • Pages : 176
  • ISBN : 978-2-36229-527-0

J'ai quelque chose de dangereux à déclarer

En librairie le 27 Juin 2025

L'auteur : Craig Santos Perez
Bilingue anglais/français (États-Unis), traduction de l'anglais par Sarah Bennour,
Alexandre Descamps, Ludivine Grégoire, Philippe Guerre, Thomas Méline, Célia Michenaud, Alfred O’Brien, Orlane Puchalski et Elise Roué, sous la direction d'Estelle Castro-Koshy & Jean-Yves Le Disez
Postface d'Estelle Castro-Koshy

Le mot de l'éditrice :

La fonte des glaces et les marées noires. Les feux de forêt et les derniers ours polaires. Les hommes et les femmes qui prennent la mer pour échapper au pire. Les vies et les espaces menacés, violentés, décimés par l’espèce humaine. Mais, envers et contre tout, la volonté d’inventer un autre monde et de protéger le vivant. Qu’il fustige la politique états-unienne ou qu’il porte la voix des populations autochtones, Craig Santos Perez met les mots debout dans la page, détourne les poèmes classiques, les transforme tour à tour en comptines satiriques, invocations ou textes à trous pour dénoncer les multiples dérives de notre société mondialisée. Avec lucidité, mais non sans humour, l’auteur nous livre un texte éco-poétique radicalement empathique. Un recueil essentiel, qui nous rappelle que « l’amour est notre instinct océanique le plus primaire. »

Extrait : 

« Je ne veux pas que notre fille sache que Hawai‘i
est la capitale mondiale des oiseaux disparus.
Je veux la convaincre que l’extinction
n’est pas la fin de tout.
Je veux la convaincre que l’extinction n’est
qu’une migration vers le dernier habitat sûr
de la planète. Je veux la convaincre
que nos parents ailés sont arrivés
à bon port sains et saufs :
sur une île merveilleuse avec un climat
que nous ne pourrons jamais changer
et une forêt tropicale fertile
en graines et en chants. »

La presse en parle : 

Un recueil de poème très touchant, dans lequel un père s’interroge sur ce qu’il va transmettre à sa fille, ce bébé qu’il tient entre ses bras, si innocente, et qui va se retrouver à grandir dans notre monde qui marche sur la tête. Que ce soit en recyclant des sonnets connus, haikus, des chansons populaires ou même des graphiques de courbes de températures, l’auteur nous livre son âme, ses inquiétudes et ses tourments, au travers de textes engagés, percutants, pour défendre l’environnement et les opprimés (lui-même est issu du peuple chamoru de l’île de Guam) et dénoncer les dérives du capitalisme et de la surconsommation. Il use autant de jeux de mots et d’humour décalé que de jeux avec les mots et la structure même de ses textes. Brillant.
Librairie Livressence – Paris 12e 

Léa – Librairie Maupetit – Marseille