Un bateau nommé poésie
  • Prix : 15,00€
  • Pages : 96
  • ISBN : 978-2-36229-579-9

Monstres & monstruosités

En librairie le 5 Juin 2026

Autrice : Margaret Atwood
Bilingue anglais/français, traduit de l'anglais (Canada) et préfacé par Christine Évain et Bruno Doucey

Le mot de l'éditeur : 

Il y a des monstres presque familiers. Monstres de papier, comme le Docteur Frankenstein et sa créature qui lui échappe ; monstres bien réels dont les noms seuls suffisent à hérisser le poil. Chez Margaret Atwood, les monstres portent souvent des masques humains : ceux des hommes qui soumettent les chairs et les esprits, qui torturent et instrumentalisent le corps des femmes. Les monstres, et le déploiement des monstruosités qui les accompagnent : colonisation, guerres, fascismes d’hier et d’aujourd’hui dont les silhouettes aux « manteaux bruns » font soudain irruption… Car l’autrice de La Servante écarlate sait que les sourires les plus enjôleurs peuvent dissimuler des dents aiguisées prêtes à se refermer sur leur proie. Écrire devient alors un acte de résistance, une manière de « s’assigner le rôle de témoin » pour dénoncer les atrocités qui nous entourent. Un livre d’une radicalité mordante.

Extrait :

« En lisant les journaux, tu as tout vu :
le dispositif pour arracher les ongles,
les moteurs, les accessoires,
tout ce que l’on peut faire
avec une simple épingle.
Sans parler des femmes et des enfants.
Qui a besoin de ces histoires
qui existent dans les espaces blancs
au bord de la page,
banales et sans forme, comme la neige ? »

La presse et les libraires en parlent : 

Ce sont des poèmes fantômes : des textes qui voudraient exister mais n’y parviennent jamais tout à fait, tant les mots demeurent en deçà de leur sujet – de ce que représentent l’atrocité et la noirceur quand elles émanent du genre humain. […] Les Éditions Bruno Doucey, qui depuis quinze ans publient la poésie d’Atwood, réunissent dans cette édition bilingue des textes tirés de recueils anciens (1969 et 1981) mais dont les échos résonnent aujourd’hui d’une inquiétante actualité. Ces poèmes ne projettent aucune lumière réconfortante. Ils nous renvoient à la lueur blafarde des faits. La seule qui permette réellement de voir. 
Florence Noiville – Le Monde 

J'ai beaucoup aimé découvrir les poèmes de Margaret Atwood. J'y retrouve son goût pour le bizarre et aussi son humour très particulier. Monstres & monstruosités est déjà un pas vers la fiction qu’elle produira par la suite, et constitue une curiosité étonnante qui présage les univers de ses romans. La lecture est comme dans un rêve délirant. 
Michèle Blanchard – Librairie Bleue comme une orange – La Talaudière

J'ai beaucoup aimé le recueil de Margaret Atwood, surtout de pouvoir la lire dans sa langue originale. Je l'ai trouvée très romantique, au sens du XIXe, sombre et sensible à la fois.
Pénélope – Librairie L’Échappée belle – Sète