Un bateau nommé poésie
  • Prix : 16,50€
  • Pages : 136
  • ISBN : 978-2-36229-582-9

Une rose sur la photo de famille

En librairie le 21 Août 2026

Autrice : Hala Mohammad
Bilingue arabe/français, traduit de l’arabe (Syrie) par Antoine Jockey

Le mot de l'éditeur : 

« Au commencement était la peine. » Que nous disent ces mots aux accents bibliques, rappel des temps anciens où les grands monothéismes de l’Histoire sont nés dans les déserts ? Pour Hala Mohammad, ils disent le tourment de voir un élan de liberté réprimé dans le sang. Ils disent le visage hideux de la dictature, la perte de la terre natale et l’impossibilité physique d’aller voir sa mère qui dort là-bas sous l’olivier. Mais on aurait tort de croire que l’artiste syrienne se complaît dans la peine. Sous sa plume, le sang laisse place aux roses de Damas. Elle retrouve le goût des figues et le chant des oiseaux, la sérénité de son père et la voix de sa mère, le pain chaud de l’enfance, la joie que procure une naissance, les chansons, l’amour. De poème en poème, elle étend sa vie
au soleil sur les cordes à linge de la mémoire.

Extrait : 

« Dans l’Histoire
J’appartiendrai à la mère
Dans la géographie
À la langue
Dans les révolutions
À la maison
Dans les victoires
À l’amitié
Dans la vie
À la salutation
Dans l’amour
À la chanson
Et par le sang
À la rose de Damas. »

La presse en parle : 

La poétesse syrienne Hala Mohammad, née en 1967, écrit pour garder près d’elle les personnes et objets du quotidien abandonnés dans son exil. Elle a en effet fui son pays au début de la répression du soulèvement populaire, en 2011. Réfugiée en France, elle y a récemment écrit Une rose sur la photo de famille, qui paraît dans une édition où l’on passe de l’arabe à la traduction française comme d’un pays à l’autre. […] Dans cette berceuse à la composition maîtrisée, les mots se soulèvent au rythme de la poitrine tant de la mère que de l’amante. Ainsi la poète transforme-t-elle la violence endurée en tendresse projetée, de ses souvenirs au présent qui l’entoure […] Hala Mohammad célèbre alors le pouvoir de la poésie, capable de faire fleurir en des vers simples l’espoir de « futurs jours joyeux ». 
Gabrielle Gracieux – Le Monde des livres

Blandine – Gibert Joseph – Paris 6e