- Prix : 16,50€
- Pages : 136
- ISBN : 978-2-36229-582-9
Une rose sur la photo de famille
Autrice : Hala Mohammad
Bilingue arabe/français, traduit de l’arabe (Syrie) par Antoine Jockey
Le mot de l'éditeur :
« Au commencement était la peine. » Que nous disent ces mots aux accents bibliques, rappel des temps anciens où les grands monothéismes de l’Histoire sont nés dans les déserts ? Pour Hala Mohammad, ils disent le tourment de voir un élan de liberté réprimé dans le sang. Ils disent le visage hideux de la dictature, la perte de la terre natale et l’impossibilité physique d’aller voir sa mère qui dort là-bas sous l’olivier. Mais on aurait tort de croire que l’artiste syrienne se complaît dans la peine. Sous sa plume, le sang laisse place aux roses de Damas. Elle retrouve le goût des figues et le chant des oiseaux, la sérénité de son père et la voix de sa mère, le pain chaud de l’enfance, la joie que procure une naissance, les chansons, l’amour. De poème en poème, elle étend sa vie
au soleil sur les cordes à linge de la mémoire.
Extrait :
« Dans l’Histoire
J’appartiendrai à la mère
Dans la géographie
À la langue
Dans les révolutions
À la maison
Dans les victoires
À l’amitié
Dans la vie
À la salutation
Dans l’amour
À la chanson
Et par le sang
À la rose de Damas. »
La presse et les libraires en parlent :
Raised in a modest household in Latakia, where her father taught in a primary school and her mother embodied, in her words, “a tree”, Mohammad discovered early that poetry could both witness and resist. As Syria descended into dictatorship and violence, she joined countless writers and artists in openly opposing the Bashar al-Assad regime. […] Her writing evolved alongside her political consciousness. […] Exile became the landscape of her poetry. In Prête-moi une fenêtre, published in French by Éditions Bruno Doucey, the window becomes both a refuge and the horizon. “In the Arab world, we lend everything. When I arrived in France, I asked to borrow a window,” she explains. “I needed one to continue my journey to freedom. I could not allow myself to be blinded.” Her most recent collection, Une rose sur la photo de famille, insists on hope amid devastation. “There is injustice everywhere – war, the genocide in Gaza... Yet I wanted to write that hope can subsist.”
Caterina Lo Mascolo Minthe – Vogue Arabia
La poétesse syrienne Hala Mohammad, née en 1967, écrit pour garder près d’elle les personnes et objets du quotidien abandonnés dans son exil. Elle a en effet fui son pays au début de la répression du soulèvement populaire, en 2011. Réfugiée en France, elle y a récemment écrit Une rose sur la photo de famille, qui paraît dans une édition où l’on passe de l’arabe à la traduction française comme d’un pays à l’autre. […] Dans cette berceuse à la composition maîtrisée, les mots se soulèvent au rythme de la poitrine tant de la mère que de l’amante. Ainsi la poète transforme-t-elle la violence endurée en tendresse projetée, de ses souvenirs au présent qui l’entoure […] Hala Mohammad célèbre alors le pouvoir de la poésie, capable de faire fleurir en des vers simples l’espoir de « futurs jours joyeux ».
Gabrielle Gracieux – Le Monde des livres
Avec Une rose sur la photo de famille, Hala Mohammad revient à ce que l’exil dérègle le plus sûrement : les choses ordinaires. Une mère, une maison, du pain chaud, des figues, une photographie que l’on ne regarde plus de la même façon. La poète syrienne ne cherche ni le grand récit de la guerre ni l’image spectaculaire. Elle travaille plus près, dans cette zone où l’Histoire finit par entrer dans la cuisine. Un livre de mémoire, certes, mais une mémoire qui refuse de devenir mausolée.
Véronique Rivière – Strophe Fr
Dans ces poèmes teintés de deuil et d’exil, la beauté des fleurs et du khôl fait naître l’espoir et la vie. Un recueil où la poésie dit tout à la fois le désir de liberté et la douleur d’un pays, elle nous raconte une famille et ce qui suivra. Les mots que nous offre Hala Mohammad vous resteront par leur douceur qui transforme une histoire intime en déclaration universelle, qui nous chante un pays.
Léo – Librairie La Belle aventure – Poitiers
Blandine – Gibert Joseph – Paris 6e