Currently viewing the category: "À paraître"

L’auteur : Louis-Philippe Dalembert

En librairie le 6 avril 2017

Le mot de l’éditeur : « Je ne suis qu’un résident étranger sur la terre. » C’est par cette phrase des Psaumes que s’ouvre le livre de Louis‑Philippe Dalembert que j’ai la joie de publier aujourd’hui. Ce recueil est l’œuvre d’un « pied poudré » – pye poudre comme le disent les Haïtiens –, c’est-à-dire un homme dont la vie est vouée au départ et au vagabondage. Il débute par une évocation du petit pays de l’enfance, simple « grain de sable sur la carte du monde », avant de s’attacher à la figure d’un étranger en marche sur la terre. Qu’il chemine entre « halliers et ronces » ou tutoie les étoiles, ce dernier devient une figure de la condition humaine, le symbole des êtres qui portent leur « dissemblance en bandoulière ». Et l’on parcourt ces pages comme on traverse le temps qui nous est donné, avec un amour grandissant des autres et de la vie.

Extrait :

« je suis né dans un petit pays
un grain de sable sur la carte du monde
longtemps je l’ai confondu
au tracé de la terre
longtemps j’ai cru
que c’était le monde entier
[…]
un tout petit pays
qui a planté sa gueule géante de caïman
dans la chair de la mer caraïbe
du plus loin que je me souvienne
c’était l’univers entier »

Collection : L’autre langue

Pages : 136
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-151-7

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Revue de presse

 

L’auteur : Ronny Someck
Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard Elial

En librairie le 20 avril 2017

Le mot de l’éditeur : Un regard décalé sur les choses de la vie.  Des images insolites. De l’humour à revendre. Un goût de la modernité. Un sens inné de la culture populaire. Une écriture qui emprunte autant au street art qu’à la littérature. L’art de mêler le jazz à la musique du cœur. Et puis une tendresse folle pour les êtres, un amour immodéré pour tout ce qui vit et se bat… Oui l’écriture de Ronny Someck est unique en son genre. Celui qui se définit comme « un cow-boy de la poésie » parcourt le monde la main posée sur le revolver du poème. Qu’il adresse une missive à Marcel Proust ou compose un sonnet pour Lionel Messi, qu’il s’attache au drapeau de Palestine ou rêve d’être « D.J dans un refuge de femmes battues », il ne connaît qu’une terre promise : celle du poème où se déplace sans cesse la ligne d’horizon. Il fallait un éditeur nomade pour l’accompagner. C’est chose faite  !

Extrait :

« Poème de bonheur

Nous sommes posés sur le gâteau
comme des figurines de mariés,
quand le couteau tranchera
essayons de rester sur la même tranche. »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN : 978-2-36229-152-4

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L’auteur : Paul de Brancion

En librairie le 1er juin 2017

Le mot de l’éditeur : En 2011, par urgence vitale de s’éloigner d’une mère dévoratrice et de la langue maternelle, Paul de Brancion écrivait en trois langues Ma Mor est morte. Cinq ans plus tard, il revient à cette histoire familiale en s’attachant à la figure haute en couleur de son père. Comme le premier volet de ce diptyque parental, L’Ogre du Vaterland est un texte singulier, inclassable, souvent jubilatoire, où se mêlent deux niveaux de narration : d’un côté, « l’incroyable histoire de Léon Jacques S. », père effroyable dont l’écrivain brosse un portrait sans complaisance, révélant les secrets qui ont empoisonné son enfance ; de l’autre, le soubassement onirique, somme toute très ironique, des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l’auteur. Un livre sardonique et salutaire, qui égratigne violemment l’image de l’autocratie paternelle.

Extrait :
«  Ich’ai longtemps cru qu’il avait le droit de vie ou de mort sur nous, les enfants, alors ich me le tenais pour dit. Il a la figure de l’emploi, une certaine massivité du corps, le visage d’un centurion implacable, colère retenue, regard sévère, ne parlant pas beaucoup, taciturne, n’exprimant pas ses sentiments, terrorisant la marmaille, au bénéfice de tous.

– Ah ! s’écria la Bûcheronne, pourrais-tu bien toi-même mener perdre tes enfants ?
Le Petit Poucet »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  :  14,50 €
ISBN :  978-2-36229-155-5

 

couv-il-y-a-des-choses-que-non_300dpiL’auteur : Claude Ber

En librairie le 19 janvier 2017

Le mot de l’éditeur : « Il y a des choses que non ». C’est à cette phrase, prononcée par une grand-mère engagée dans la Résistance, que Claude Ber doit le titre de son livre. Sept textes s’y succèdent, travaillés à la limite de la prose et du vers, et habités par une même nécessité de dire non à l’inacceptable. De la Résistance évoquée dans Le livre, la table, la lampe, à la guerre d’Algérie, l’auteure interroge le présent et la mémoire des êtres qui lui ont opposé un refus à la barbarie. Avec Célébration de l’espèce et son ressassement verbal, c’est au piétinement de l’Histoire qu’elle s’attache, tandis que d’autres textes, L’Inachevé de soi ou Je marche, définissent les contours d’une façon d’être au monde, libre, solidaire et clairvoyante. Un livre où l’esprit de résistance épouse la raison d’être de la poésie.

Extrait :

« Un jour l’enfant que j’étais, ne sachant guère de quoi elle parlait, demande à sa grand-mère pourquoi elle avait fait de la Résistance.
– Ma fille, répond-elle, il y a des choses que non. Tu ne sauras peut-être pas toujours à quoi dire oui, mais sache à quoi dire non.
Je ne sais pas si j’ai su, mais j’ai essayé. »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14,50 €
ISBN : 978-2-36229-141-8

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