Les auteurs : Sébastien Gavignet & Annalisa Marí Pegrum
Préface de Bruno Doucey

En librairie le 7 juin 2018

Le mot de l’éditeur : Dire Beat Generation, c’est penser à Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S. Burroughs… En un mot, une histoire artistique écrite par les hommes, pour les hommes. Mais voilà que l’histoire littéraire s’ouvre aujourd’hui à deux battants : qu’on le veuille ou non, il y avait aussi des femmes poètes dans le mouvement Beat ! Des femmes comme Diane di Prima, Hettie Jones, Lenore Kandel, Denise Levertov, Anne Walman… Des femmes qui arrachent leur liberté au diktat des familles, à la domination masculine et aux carcans sociaux. Des femmes qui créent, inventent, imaginent, explorent, transgressent. Des rebelles, des insoumises, des dissidentes – suffisamment folles pour vouloir changer le monde, suffisamment aimantes pour nous le faire aimer. Sexe, drogue, musique, errance, avortements, bouddhisme  ? Oui, à condition de bien comprendre que le droit d’être rebelle était un privilège masculin dans les années 1950. Un livre choc, indispensable à notre temps.

Textes de : Elise CowenDiane di PrimaHettie JonesLenore KandelMary Norbert KörteJoanne KygerDenise Levertov • Janine Pommy VegaAnne Waldmanruth weiss

Extrait :

« et donc jeunes femmes
voici le dilemme

qui est en soi une solution :

J’ai toujours été à la fois
assez femme pour être émue aux larmes
et assez homme
pour conduire ma voiture dans n’importe quelle direction »

Hettie Jones

Collection : Tissages

Pages : 208
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-177-7

 

Revue de presse

 

L’auteure : Louise Dupré
Postface de Bruno Doucey

En librairie le 24 mai 2018

Le mot de l’éditeur : Le livre de Louise Dupré s’ouvre sur un fait qui pourrait paraître banal s’il n’était suivi d’une réflexion existentielle  : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacité à tuer. La main hantée par ce geste, elle sent remonter en elle la cruauté à l’œuvre dans le monde   : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indifférence à la souffrance d’autrui… Une terrible question l’habite : comment affronter le mal qui est en nous sans sombrer dans le pessimisme ou le désespoir  ? Avec des mots simples et une infinie prévenance, l’auteure creuse le noir pour y trouver une lumière. Elle défie la détresse pour y fonder l’empathie. Et l’on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberté et responsabilité dans ce fragile miracle du vivant. Des mots de poète que je pense nécessaires à notre temps.

Extrait :

« pour laver la douleur
il n’y a que les larmes

et la poésie quand elle arrive
à toucher
la moelle de la langue

seule désormais
avec ta main

tu noircis des pages
et des pages

puisqu’il te faut un lieu
pour loger la honte »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-178-4

 

Revue de presse

 

L’auteure : Dahlia Ravikovitch
Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard Elial
Postface de Sabine Huynh

En librairie le 19 avril 2018

Le mot de l’éditeur : « Ces étincelles de lumière dans l’obscure matière… » A-t-on jamais vu femme poète évoquer avec tant d’ardeur le clair-obscur de la vie ? L’enfance brisée et l’espérance vibrante. Les drames de la guerre et le désir de paix. L’effondrement personnel et la joie. L’intime et l’universel. Le goût de l’atemporalité biblique et le caractère fugace du vivant. Pour autant, la poésie de Dahlia Ravikovitch habille de clarté l’obscurité fondamentale de l’existence humaine, cherche l’or dans la boue et tente de dompter la violence du monde par la douceur des mots. Ses poèmes touchent parce qu’ils s’enracinent dans une fragilité. Et s’ils portent au loin c’est que leur auteure, féministe et militante, a su les faire glisser sur le fil du rasoir de l’Histoire. Je suis heureux et fier d’être le premier éditeur francophone à publier la poésie de cette voix majeure des lettres hébraïques.

Extrait :

« Les choses vraiment belles
ne se trouvent pas dehors
mais souvent à l’intérieur d’une pièce
quand les portes sont fermées
et les volets tirés. »

Collection : En résistance

Pages : 120
Prix  : 14,50 €
ISBN :  978-2-36229-176-0

 

Revue de presse

 

L’auteure : Hala Mohammad
Traduction d’Antoine Jockey
Édition bilingue arabe/français

En librairie le 5 avril 2018

Le mot de l’éditeur : « La maison a beaucoup changé après ton départ… » Les mots par lesquels s’ouvre le recueil d’Hala Mohammad laissent entendre qu’il y a un avant et un après, un ici et un ailleurs. Plus encore, un billet aller qui ne donne à l’exilée que peu d’espoir de retrouver indemne le pays qu’elle a laissé derrière elle. De poème en poème, l’auteure cartographie l’absence et son cortège de chagrins. Une révolution orpheline. La guerre. Les routes de l’exil. Les dures conditions de vie des gens qui ont parfois tout perdu mais qui continuent à vivre et à aimer. Car ce sont eux qui intéressent la poète-documentariste qui progresse caméra au poing. Avec un sens inné du court-métrage, elle défie la peur et nous livre un texte d’une force rare « contre la géographie de la tyrannie ». Sois la bienvenue, Hala : cette maison d’édition aux fenêtres ouvertes sur le monde est la tienne !

Extrait :

« Notre maison avait des fenêtres
Qui donnaient sur les cyprès et les peupliers
Qui empruntaient aux arbres leurs ombres
Et les arbres résonnaient de secrets
Lorsque les soldats voulurent
détruire notre maison
Ils furent terrifiés
De ne pouvoir lui infliger le moindre dégât

Nos vêtements
Les papillons les portent »

Collection : Soleil noir

Pages : 152
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-175-3

 

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