Anthologie Sète 2020

Préface de Maïthé Vallès-Bled

En librairie le 20 août 2020

Le mot de l’éditeur :

« Sortir et inventer un autre alphabet. »
À l’heure de donner à lire ces mots de la poète franco-grecque Marianne Catzaras, le festival Voix Vives de méditerranée en méditerranée de Sète prépare sa onzième édition sur le fil tendu d’une incertitude. La planète entière vient de traverser, traverse encore, une crise sanitaire majeure. Plus de trois milliards d’individus se sont trouvés confinés en même temps. Depuis le mois de mars, la quasi-totalité des manifestations culturelles, des salons, des festivals ont été annulés. Une chape de silence intranquille s’est abattue sur le monde de la culture. Comme tant d’autres secteurs d’activité, la poésie a connu un étiage sans précédent. Pourtant elle est là, parole levée sur le rivage, prête à faire entendre son chant dans de multiples langues.
À Sète, qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il y est affaire de voix. Voix chaudes et vives qui adoucissent le grand fracas du monde.

Extrait :

« Sortir, dépoussiérer ses habits
Agiter son corps de l’intérieur
Pour retrouver la route
Ouvrir les placards
Agiter les momies sans âge
Et recréer le temps
Pousser les espaces au bord de la falaise
Fermer les yeux et défaire les images
[…]
Sortir et inventer un autre alphabet. »
Marianne Catzaras (France / Grèce)

60 poètes parmi lesquels :
Salah Al Hamdani, Brigitte Baumié, Paul de Brancion, Claudio Damiani, Rabih El Atat, Frédéric Figeac, Concha Garcia, Aurélia Lassaque, Lily Michaelides, Ada Mondès, Florentine Rey, Patricio Sanchez, Nilton Santiago, Sapho, Fabienne Swiatly, José Manuel de Vasconcelos…

Collection : Tissages

Pages : 192
Prix : 18 €
ISBN :  978-2-36229-237-8

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L’autrice : Margaret Atwood
Bilingue anglais/français
Traduit de l’anglais par Christine Évain
Préface de Bruno Doucey & Christine Évain

En librairie le 18 juin 2020

Le mot de l’éditeur : Laisse-moi te dire… Le titre de cette anthologie personnelle de Margaret Atwood paraît d’abord se donner dans un murmure : celui que l’on adresse « à l’indicatif présent » au « compagnon de route » ; celui de l’intimité amoureuse, du foyer, de la cabane ou de l’igloo, motifs récurrents d’une poésie qui croit au possible bonheur des petites communautés humaines. Mais ce murmure ne saurait faire oublier la mise en garde qui vient sourdre dans les recueils que la romancière livre, dix années durant, de The Circle Game (1964) à We Are Happy (1974). Catastrophes provoquées par l’homme, fonte des glaces, oppression des petits par les puissants, destruction des espaces naturels… Dans le laboratoire de la création littéraire, le poème est l’éprouvette dans lequel Margaret Atwood fait naître les cellules souches que développent ses romans. À découvrir absolument.

Extrait :

« Cette petite particule noire
qui fonce vers l’horizon
presque aussi vite que la lumière
c’est moi. »

Collection : Soleil noir

Pages : 168
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-284-2

 

L’auteur : Manuel Silva Acevedo

Bilingue espagnol/français
Traduit de l’espagnol par Ana Luna Fédèle et María Isabel Mordojovich
Postface d’Antonio Skármeta

En librairie le 18 juin 2020

Le mot de l’éditeur :

À quoi s’attendre en ouvrant un livre intitulé Loups et Brebis ? À un conte pour enfants ? Une fable sur « la raison du plus fort » ? Une parabole à forte charge symbolique sur la férocité et la violence des rapports de domination ? Avec ce livre du poète Manuel Silva Acevedo, devenu un des jalons de la littérature chilienne, rien de tel. Ou plus exactement, rien d’aussi simple, nulle pensée binaire sur la victime et son bourreau, nulle lecture univoque possible. Ce texte étonnant, qui aura attendu près d’un demi siècle avant d’être traduit en langue française, se donne dans une ambiguïté permanente, déjouant nos représentations et résistant à l’analyse. Et si loups et brebis se trouvaient en chacun de nous ? Peut-être… Le poème sonderait alors le clair-obscur de notre âme.

Extrait :

« Il y a un loup dans mes entrailles
qui se bat pour naître
Mon cœur de brebis, naïve créature,
se vide de son sang pour lui »

Collection : Soleil noir

Pages : 64
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-283-5

 

L’autrice : Katerina Apostolopoulou
Avant-propos de Murielle Szac
Bilingue grec/français

En librairie le 28 mai 2020

Le mot de l’éditeur : Une famille de pêcheurs dont le père disparaît en mer, un couple de gens modestes que la mort vient séparer, un homme seul qui abandonne maison, papiers d’identité et biens matériels pour vivre en vagabond sous les étoiles…Trois poèmes narratifs. Trois destins aux prises avec la vie. Trois histoires simples pour dire la fierté du peuple grec. Ce ne sont pas les héros des batailles homériques que chante Katerina Apostolopoulou dans ce premier recueil écrit en deux langues, le grec et le français, mais le courage des êtres qui placent l’hospitalité et la liberté au-dessus de tout, qui se battent avec les armes de l’amour et de la dignité, qui ont peu mais donnent tout. À l’heure de la crise économique et du concept de décroissance, une voix venue de Grèce nous invite à voir Sisyphe heureux.

Extrait :

« Vivre pauvre sans être rustre
Avoir peu et tout offrir
Garder le meilleur pour l’ami ou l’étranger
Reprendre tous les matins le même chemin
Savoir que toute la vie sera ainsi
Et en sourire

Moi
J’ai vu
Sisyphe heureux. »

Collection : Jeunes plumes

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN :  978-2-36229-279-8

 

Revue de presse