La liberté guide nos pas_300dpi

Auteur : Pierre Emmanuel

Préface de Ginette Adamson

Parution : le 1er avril 2016

Le mot de l’éditeur : Pendant la guerre, Pierre Emmanuel s’engage dans la résistance littéraire avec une véritable « obsession de la liberté ». La plume devenue arme, il défend la parole face au mensonge et la condition humaine face au joug totalitaire. Trois recueils publiés lors de ces années de plomb sont rassemblés dans ce livre que j’éprouve une grande fierté à publier : Cantos, brèves chansons parues à Alger dans la revue Fontaine de Max-Pol Fouchet, ainsi que deux recueils édités par Pierre Seghers : Combats avec tes défenseurs et La liberté guide nos pas. Ces textes ne font pas seulement de Pierre Emmanuel un poète de la Résistance, au même titre qu’Aragon, Eluard ou Desnos : ils questionnent aussi la nature profonde des êtres face au mal, et rappellent la nécessité de prendre en charge le destin spirituel de nos frères humains. Une haute vision de l’Homme.

Extrait :

« Des hommes
Ont su mourir
Pour demeurer des hommes
Par-dessus les épaules
De leurs tueurs
Ils voyaient leur maison
Leur femme
Leur moisson
Leur pays d’arbres et de fleuves
Et pour ne pas crier
Ils

Collection : En résistance

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-102-9

 

Couv.Sur les berges du Chari_300dpi

L’auteur : Nimrod

Parution : le 1er avril 2016

Le mot de l’éditeur : Pour la première fois, Nimrod affiche sur une couverture un nom qui le relie à son pays. Sur les berges du Chari nous entraîne sur les rives du fleuve qui se jette dans le lac Tchad. L’occasion nous est alors donnée de découvrir des paysages, des ciels, des oiseaux, une terre « qui renoue avec l’eau » ; sans omettre ces êtres qui tirent leur subsistance du fleuve, où se déploient leurs éperviers, et qui connaissent les violents soubresauts de l’Histoire en marche. Nimrod ne passe sous silence ni « la honte noire » des concessions négrières ni la répression qui menace le pays dont il est aujourd’hui un lointain exilé. Et parce que tout cours d’eau scinde en deux le paysage qu’il traverse, le poète s’attache au « district nord de la beauté » qui tient lieu, pour lui, de boussole et de cap.

Extrait :

« ils ont remis ça
ils tirent cette fois avec des balles blanches et noires
le sang est désespérément rouge
comme au premier lever de soleil sur le monde »

Collection : L’autre langue

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-103-6

 

Couv.Ceux qui se taisent_300pdiL’auteur : Bruno Doucey

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditrice :
Quels points communs entre les habitants d’un village de Grèce, un lit d’hôpital où se meurt un ami et la femme d’une cité de banlieue dont le fils a choisi le Coran ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. De la Crète à Créteil, de elle à il, le talent de Bruno Doucey est de savoir donner vie à ceux qui sont privés de parole. Sous sa plume, « les mots remontent du silence comme l’odeur de la terre sous une pluie d’été ». Ses poèmes sont autant de chroniques d’une crise violente d’où émergent des noms et des visages : ceux d’un peuple qui ne veut pas vivre à genoux, d’un homme qui combat le crabe entouré des siens, des migrants qui se massent aux portes de l’Europe, d’une mère alliée à d’autres mères. Avec son dernier recueil S’il existe un pays (2013), il nous invitait à un voyage autour du monde ; avec Ceux qui se taisent, c’est le monde qui vient à nous. Le livre témoin d’une époque.

Extrait :

«J’en pleure

Les quatre points cardinaux
ne lui suffisaient pas

Il a fallu
qu’il en trouve
un cinquième

et qu’il enferme
cinq fois par jour
tous les horizons de sa vie
dans le corps d’une seule
femme vêtue de noir »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-105-0

 

Je veille_300dpi

L’auteur : Anthony Phelps

Parution : le 4 mai 2016

Le choix de l’éditeur : Quatre ans après la publication de Nomade je fus de très vieille mémoire, le poète haïtien Anthony Phelps nous ouvre à nouveau les portes de son imaginaire. La première partie du livre nous fait entrer « dans l’amitié tranquille du texte ». En une suite de poèmes ludiques, il réinvente origine et mémoire, formes et couleurs, romances et paroles, arpentant les territoires du rêve en « affranchi de la Liberté ». Dans la seconde partie, écrite « sous encre délirante », son surréalisme caraïbéen cède l’initiative aux mots. En d’incessants vertiges, sa poésie nous délivre « des détresses de la nuit », offrant ce « regard bleu » qui « calme les paysages ». Et j’ai bonheur à entendre la parole de ce magicien des mots, « incorrigible féticheur », se jouer des harmoniques de la langue, avec une science éprouvée du rythme et de la musicalité.

Extrait :

« Lorsque le ciel se met au féminin
ma mémoire incendiée
reprend langue avec la nuit.
J’entre dans le poème
par ses coutures
musarde entre les mots
le long des marges.
Moment privilégié
dans l’amitié tranquille du texte. »

Collection : Soleil noir

Pages : 136
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-104-3