L’autrice : Ananda Devi

En librairie le 6 février 2020

Le mot de l’éditeur : Deux textes forts et incandescents. Deux textes pour dire la femme, la fille, la mère… Dans le premier, qu’elle dédie à sa propre mère, Ananda Devi l’exil évoque auquel chaque être se trouve confronté : celui du ventre maternel. « Tout commence par la perte des eaux », écrit-elle, avant de nous livrer ce constat amer : « L’enfant s’en va et ne cessera plus de s’en aller. » Dès lors, la vie s’apparente à une longue exploration de la perte. Dans le second, qu’elle intitule Six décennies, c’est à son propre corps qu’elle s’adresse, sans complaisance ni faux-semblants, débusquant ses changements, cartographiant sa géographie incertaine et mouvante. Avec le temps va… Non, pas seulement car le regard de l’autre réinscrit le ravissement dans le sillon des jours. « Le désir n’est jamais dompté. »

Extrait :

« Tout commence par la perte des eaux.
L’outre se désemplit pour livrer le passage à une entité complète en soi. Pas un corps étranger ; un bourgeon, une ébauche, une excroissance intime, qui, une fois émergé, devient cet autre auquel seuls nous rattachent les liens de l’amour et du désarroi.
Dès cette première séparation, la joie se teinte de désolation : il ne se souviendra pas de ce temps-là, de ce partage de nos matières, de ce qu’il a pris de moi pour se former, de ce que je lui ai donné pour le façonner. Cette amnésie des enfants, heurtée à la permanence obstinée de la mémoire des mères, c’est la toute première déchirure. »

Collection : L’autre langue

Pages : 96
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-275-0

 

Revue de presse

 

Anthologie établie et traduite par Jiliane Cardey
Préface de Nathacha Appanah

En librairie le 20 février 2020

Le mot de l’éditeur : Des jeunes filles terrifiées qui perçoivent la date du mariage comme « un nœud sur la corde », des femmes considérées comme du bétail, le travail incessant dans la maison en terre battue, le sel des larmes, des corps que l’on malmène comme on malmène la terre… Cette anthologie de la poésie dalit donne la parole aux laissées-pour-compte d’une société divisée en castes ; et l’on comprend, lisant ces pages bouleversantes, qu’être femme et intouchable c’est subir une double peine. Jusqu’au jour où… Pour une poignée de ciel raconte la façon dont la femme dalit se saisit d’un crayon. Pour crier sa révolte. Pour en appeler à la liberté. Pour réclamer l’égalité. Pour dire non aux rapports de domination. Qu’elle devienne quelqu’un en étudiant ou confie à la poésie le soin de son émancipation, elle fait irruption dans l’Histoire de l’Inde postcoloniale. Un livre essentiel, qui ne laissera personne indifférent.

Extrait :

« Ta géographie
Tes mathématiques
Tes manières affectées
Et ta grandiloquence
Absolument tout, sera réduit à néant
Car, maintenant
La femme dalit
S’est saisie du crayon »

– Sudhir Sagar

Collection : Tissages

Pages : 272
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-274-3

 

Revue de presse

 

ROMAN

L’autrice : Fabienne Juhel

En librairie le 2 janvier 2020
Disponible en version numérique

L’histoire : Novembre 1870, Conlie. Un jeune homme malingre, affublé d’un uniforme trop grand pour lui, se fait passer pour un soldat et pénètre dans le camp où l’armée de Bretagne et ses milliers de soldats croupissent dans la faim, le froid et les maladies. Tristan Corbière ne vient pas se battre, il vient pour dénoncer, avec sa plume de poète, la plus monstrueuse trahison qui soit. Dans une langue aussi chatoyante et piquante que celle de Corbière, Fabienne Juhel nous invite à la découverte captivante d’une page honteuse et méconnue de l’histoire de France.

Extrait : 

« Pour l’instant, il te faut étudier le terrain, parler avec les soldats. Collecter leurs paroles, leurs mots, surtout ne pas les trahir – la trahison, les hommes n’en peuvent plus ! Tu voudrais, toi, le poète, que l’on sente la vermine grouiller entre les syllabes. Que l’on voie l’ergot de mort fleurir dans les bouches, la mâle-mort entre les dents. Tu voudrais des mots qu’ont de la gueule. Mots crus, vécus, poussés vent debout. Paroles de soldats dans leur trou de boue. Paroles d’indigènes bretons. Borborygmes de soudards d’une République qui ne leur fait pas confiance. »

Collection Sur le fil dirigée par Murielle Szac
Des romans où le destin d’un poète croise la grande Histoire

Pages : 288
Prix  : 19,50 €
ISBN : 978-2-36229-269-9 
Revue de presse

 

L’anthologie du 22ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard. En collaboration avec l’Espace Pandora.

En librairie le 16 janvier 2020

Le mot de l’éditeur : Le courage… Les Éditions Bruno Doucey ne pouvaient rêver d’une thématique plus appropriée pour leur dixième anniversaire ! Non qu’il y ait une forme de bravoure à éditer des poètes, mais parce que toutes les valeurs portées par la maison depuis une décennie se trouvent condensées en un seul terme drapé de lumière et de nuit : mettre du cœur à vivre et à chanter la vie, trouver la force de dire non, vivre en insoumis, se battre contre la maladie, surmonter le deuil, apprendre à fuir quand il le faut, oser être soi, se risquer vers l’autre, admettre sa fragilité, dépasser ses peurs, danser au bord du vide les bras tendus vers étoiles, et puis aimer encore, aimer à perdre la raison. En « dix variations sur le courage et un chant de résistance », cette anthologie scelle un pacte avec la vie.

88 auteurs parmi lesquels : 

Maram al-Masri, Margaret Atwood, Peter Bakowski, Samantha Barendson, Caroline Boidé, Katia Bouchoueva, Breyten Breytenbach, Alexei Bueno, Tristan Cabral, Andrée Chedid, Marion Collé, Cécile Coulon, Louis-Philippe Dalembert, Jacques Darras, Déwé Gorodé, La Grande Sophie, Hermann Hesse, Nâzim Hikmet, Langston Hughes, Charles Juliet, Ronelda Kamfer, Edwin Madrid, Nolwenn Korbell, Yvon Le Men, Nimrod, Carl Norac, Florentine Rey, Ersi Sotiropoulos, Huh Su-kyung, André Velter, Marie-Hélène Voyer, Anne Waldman, Yona Wallach…

Extrait :

La saison du courage
Eau humble jetée sur le printemps

Courber l’échine, aller contre le vent
Ouvrir aux femmes opprimées, piétinées
Une espérance derrière les fenêtres
Résister, s’évader, survivre
Aimer à corps perdu
Garder les mots en vie
Et puis rire toute une éternité dedans la terre

Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : Peter Bakowski, Louise Dupré, Edwin Madrid, Anita Bharti, Hélène Dorion, Michel Dunand, Dimitri Porcu, Luis Mizon, Alexei Bueno.

Collection : Tissages

Pages : 272
Prix  : 20 €
ISBN : 978-2-36229-273-6

Revue de presse