Anthologie Sète 2019

Préface de Maïthé Vallès-Bled

En librairie le 22 août 2019

Le mot de l’éditeur : Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète fin juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – ainsi qu’une cinquième, celle dont l’Histoire a « exporté » la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d’eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

Extrait :

« Pour traverser les deux rives,
Pour aimer et s’évader,
Et renouveler sa vie,
Il n’y a que les mots,
Ils sont les cieux et les océans,
Les arbres et les oiseaux,
L’air que respire la solitude,
Pour devenir liberté,
Nous rêvons toujours à la paix,
Notre destin est commun,
Je ne suis qu’un passeur,
Des mots d’amour ! »

Mohamad Wehbi (Liban)

20 langues, 35 pays, 90 poètes
Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Chili, Croatie, Égypte, Espagne, France, France Occitanie, Grèce, Irak, Iran, Israël, Italie, Liban, Macédoine, Malte, Maroc, Monténégro, Palestine, Portugal, Roumanie, Serbie, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie…

Parmi lesquels :
Haider Alfihan, Marion Collé, CharlÉlie Couture, Nassuf Djailani, Mireille Fargier-Caruso, Emre Gültekin, Thanassis Hatzopoulos, Hawad, Mais-Alrim Karfoul, Vénus Khoury-Ghata, Souad Labbize, Jean-Luc Parant, Pef, Marie Rouanet, Sapho, George Vulturescu…

Collection : Tissages

Pages : 256
Prix  : 20 €
ISBN :  978-2-36229-237-8

Revue de presse

 

L’autrice : Claude Ber
Préface de Bruno Doucey

En librairie le 6 juin 2019

Le mot de l’éditeur : À l’origine de La mort n’est jamais comme, un drame : celui de voir un être que l’on aime, une compagne, basculer dans la folie et n’en jamais revenir. Le livre, qui paraît pour la première fois en 2003, ferait presque oublier ce drame tant il est puissant, vital, organique. Mais les maisons qui portent les couleurs de ce texte – Léo Scheer puis L’Amandier – baissent pavillon, le laissant orphelin d’éditeur. La mort donc, et puis la vie qui lui dame le pion puisque nous faisons renaître ce livre, le goût de ce texte inclassable chevillé au corps. Pourquoi ? Parce que l’écriture, portée à ce niveau d’incandescence, déplace les frontières de genres. Parce que le délire, si bien maîtrisé, ouvre une porte qui ne se refermera plus. Parce qu’il est urgent de vouer la rage du texte au courage de vivre. Un livre majeur des vingt dernières années enfin réédité.

Extrait :

« la mort fait de la langue entière un charabia
quand ne sont plus imaginées mort et folie

[…]

j’ai écrit dans tes mains à livre ouvert
à présent repose ma parole
dans la terre
sous tes paupières »

Collection : Soleil noir

Pages : 160
Prix  : 16 €
ISBN :  978-2-36229-236-1

 
Revue de presse

 

L’autrice : Mireille Fargier-Caruso

En librairie le 2 mai 2019

Le mot de l’éditeur : Le regard incrédule d’un enfant. Une photo sur le journal. La pauvreté au coin d’une rue. La fatigue des seins de femmes. Un étranger qu’on ne peut accueillir. Ce retour à la haine et à la peur de l’autre… À lire les poèmes de Mireille Fargier Caruso, on est soudain pris par une interrogation sur le sens de nos vies. Que sont devenues les promesses d’un monde meilleur, forgées à l’âge où nous pensions trouver la plage sous les pavés ? Qu’avons-nous fait du monde qui nous a été donné ? Quel héritage laisserons-nous aux générations à venir ? Dans un tremblement permanent du sens, et quelquefois des sens, Comme une promesse abandonnée questionne « cet essai fêlé de vivre » qui nous habite. Et nous rappelle, comme le disait Guillevic, qu’on « ne possède rien, jamais, qu’un peu de temps. »

Extrait :

« le cœur cogne aux lèvres
poing dressé

de la colère
une pierre lancée contre un mur

vomir toute la souffrance
un jour il faudra bien

pour pouvoir dire ensemble
la vie est à nous »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14,50 €
ISBN :  978-2-36229-234-7

 
Revue de presse

 

L’autrice : Huh Su-kyung
Préface d’Ysabelle Lacamp
Traduction de Kim Hyun-ja

En librairie le 2 mai 2019

Le mot de l’éditeur : Elle affirmait ne pas écrire de la poésie moderne mais ses poèmes parlent souvent des préoccupations de notre temps. Elle disait ressembler à une cantatrice antique qui désire chanter mais laissait sourdre cette « eau de l’âme » qu’on appelle les larmes. Elle vivait à Münster, en Allemagne, mais restait attachée à son pays natal. Archéologue, elle tutoyait des temps immémoriaux mais savait tirer sa joie de l’éphémère. « Sur la flaque d’eau du temps s’était posée un instant une libellule », écrivait-elle… Si je recours au passé pour parler de Huh Su-kyung, c’est qu’elle nous a quittés alors que nous préparions ce livre. « Une mort trop précoce », comme le dit l’un de ses poèmes, tandis que soixante-cinq autres textes, vifs, singuliers et chantants, lui offrent, et nous offrent, un formidable « droit à la survie sur terre ».

Extrait :

« Lilas
Comment faire,
pour vivre jusqu’au bout
passionnément ce printemps ?

Il faudra rire joyeusement, lilas
Face au vent, à toute cette fausse tendresse
qui a soufflé sur le printemps de ma vie
il faudra finir en riant joyeusement »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-235-4

 
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