L’auteur : Yannis Ritsos
Traduit du grec par Anne Personnaz
Postface d’Anne Personnaz

En librairie le 4 mai 2017

Le mot de l’éditeur : Athènes, mars 1985. Tous les jours, ou presque, un vieux poète grec arrache au silence de courts textes qui transfigurent son quotidien. Ce n’est pas un journal qu’il écrit, mais des poèmes, scrupuleusement datés, qui accompagnent sa vie et entrent en résonance avec le monde qui l’entoure. Pour nous, qui aimons sans réserve l’œuvre de Yannis Ritsos, ce livre posthume est un enchantement. Soixante-six poèmes jusqu’alors inédits en français s’y succèdent, comme autant de « galets blancs » remontés des profondeurs de l’âme humaine. À chacun d’eux, correspond un instant de vie, une pensée intérieure, une scène imaginée ou vécue, un regard sur l’existence, le souvenir d’un passé voué à la liberté. Et la preuve, par les mots, que la poésie est plus que jamais essentielle à notre vie.

Extrait :

« Ces galets blancs sur ta table nue
s’illuminent au soleil. Personne ne devine
de quelles profondeurs ils furent repêchés. Personne
ne soupçonne au prix de quelles plongées risquées
tu les as remontés ; au prix de quelles privations
et de quels renoncements tu les arrachas
aux griffes des coraux et des rochers. C’est pour cela
qu’ils étincellent si blancs dans leur humble fierté »

Collection : En résistance

Pages : 152
Prix  : 15,50 €
ISBN :  978-2-36229-154-8

 

L’auteur : Aurélia Lassaque
Édition bilingue français-occitan

En librairie le 4 mai 2017

Le mot de l’éditeur : Une femme attend un homme depuis longtemps… Et cet homme, parti au loin, espère que la femme ne l’oubliera pas… Histoire banale et universelle des amants séparés par le destin ? Oui et non, car l’histoire de cet homme est chantée depuis la nuit des temps, puisqu’il s’appelle Ulysse. Et voilà qu’Aurélia Lassaque nous entraîne derrière son Ulysse, l’homme qui dialogue avec « Elle », amoureuse qui n’a pas de nom. Dans ces longs chants poétiques entrelacés, composés en deux langues, l’occitan et le français, l’auteure donne vie à deux personnages qui peuplent son imaginaire depuis toujours. Et surgit l’évidence première de la poésie : l’amour tire sa force de la mort qui suspend le dialogue des amants ; le temps enlise nos saisons mais nos joies sont tenaces et tiennent tête au néant. Pour nous qui aimons la Grèce, ce livre est un cadeau de la vie.

Extrait :

« il n’est pas de territoire plus vaste
que celui de ma mémoire
j’ai creusé ses montagnes, vidé ses rivières
retourné les pierres de toutes ses murailles
en attendant le retour de mon amant barbare

cet homme qui rassemble vos voix
endure vos délires
et porte tous les masques

cet homme que vous appelez Ulysse »

Collection : L’autre langue

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-153-1

 

L’auteur : Georges-Marie Lory

En librairie le 18 mai 2017

Le mot de l’éditeur : Jamais livre publié en France n’aura été si singulier : 136 ne compte qu’un court poème en français, mais ce texte fait l’objet de 136 traductions. On y retrouve les langues les plus parlées au monde — l’anglais, l’espagnol, le chinois, l’arabe — et ces langues minoritaires, méconnues, que certains poètes des Éditions Bruno Doucey ont côtoyées ou pratiquées : le kim, langue non alphabétisée du Tchad ; l’innu-aimun d’un peuple amérindien du Québec ; le drehu, langue kanak parlée sur l’île de Lifou ; le khwedam, qu’utilisent certains aborigènes d’Afrique australe… Un livre hors-norme, que je suis heureux de publier à l’occasion du 7e anniversaire de la maison d’édition. Notre entrée dans l’âge de raison, en somme !

Extrait :

« Cet accent qui traîne
sur le papier
est un cil abandonné
j’aime les accents
étrangers. »

Collection : L’autre langue

Pages : 152
Prix  : 12 €
ISBN : 978-2-36229-156-2

 

L’auteur : Louis-Philippe Dalembert

En librairie le 6 avril 2017

Le mot de l’éditeur : « Je ne suis qu’un résident étranger sur la terre. » C’est par cette phrase des Psaumes que s’ouvre le livre de Louis‑Philippe Dalembert que j’ai la joie de publier aujourd’hui. Ce recueil est l’œuvre d’un « pied poudré » – pye poudre comme le disent les Haïtiens –, c’est-à-dire un homme dont la vie est vouée au départ et au vagabondage. Il débute par une évocation du petit pays de l’enfance, simple « grain de sable sur la carte du monde », avant de s’attacher à la figure d’un étranger en marche sur la terre. Qu’il chemine entre « halliers et ronces » ou tutoie les étoiles, ce dernier devient une figure de la condition humaine, le symbole des êtres qui portent leur « dissemblance en bandoulière ». Et l’on parcourt ces pages comme on traverse le temps qui nous est donné, avec un amour grandissant des autres et de la vie.

Extrait :

« je suis né dans un petit pays
un grain de sable sur la carte du monde
longtemps je l’ai confondu
au tracé de la terre
longtemps j’ai cru
que c’était le monde entier
[…]
un tout petit pays
qui a planté sa gueule géante de caïman
dans la chair de la mer caraïbe
du plus loin que je me souvienne
c’était l’univers entier »

Collection : L’autre langue

Pages : 136
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-151-7

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Revue de presse