L’auteure : Hala Mohammad
Traduction d’Antoine Jockey
Édition bilingue arabe/français

En librairie le 5 avril 2018

Le mot de l’éditeur : « La maison a beaucoup changé après ton départ… » Les mots par lesquels s’ouvre le recueil d’Hala Mohammad laissent entendre qu’il y a un avant et un après, un ici et un ailleurs. Plus encore, un billet aller qui ne donne à l’exilée que peu d’espoir de retrouver indemne le pays qu’elle a laissé derrière elle. De poème en poème, l’auteure cartographie l’absence et son cortège de chagrins. Une révolution orpheline. La guerre. Les routes de l’exil. Les dures conditions de vie des gens qui ont parfois tout perdu mais qui continuent à vivre et à aimer. Car ce sont eux qui intéressent la poète-documentariste qui progresse caméra au poing. Avec un sens inné du court-métrage, elle défie la peur et nous livre un texte d’une force rare « contre la géographie de la tyrannie ». Sois la bienvenue, Hala : cette maison d’édition aux fenêtres ouvertes sur le monde est la tienne !

Extrait :

« Notre maison avait des fenêtres
Qui donnaient sur les cyprès et les peupliers
Qui empruntaient aux arbres leurs ombres
Et les arbres résonnaient de secrets
Lorsque les soldats voulurent
détruire notre maison
Ils furent terrifiés
De ne pouvoir lui infliger le moindre dégât

Nos vêtements
Les papillons les portent »

Collection : Soleil noir

Pages : 152
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-175-3

 

Revue de presse

 

L’auteure : Dahlia Ravikovitch
Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard Elial
Postface de Sabine Huynh

En librairie le 19 avril 2018

Le mot de l’éditeur : « Ces étincelles de lumière dans l’obscure matière… » A-t-on jamais vu femme poète évoquer avec tant d’ardeur le clair-obscur de la vie ? L’enfance brisée et l’espérance vibrante. Les drames de la guerre et le désir de paix. L’effondrement personnel et la joie. L’intime et l’universel. Le goût de l’atemporalité biblique et le caractère fugace du vivant. Pour autant, la poésie de Dahlia Ravikovitch habille de clarté l’obscurité fondamentale de l’existence humaine, cherche l’or dans la boue et tente de dompter la violence du monde par la douceur des mots. Ses poèmes touchent parce qu’ils s’enracinent dans une fragilité. Et s’ils portent au loin c’est que leur auteure, féministe et militante, a su les faire glisser sur le fil du rasoir de l’Histoire. Je suis heureux et fier d’être le premier éditeur francophone à publier la poésie de cette voix majeure des lettres hébraïques.

Extrait :

« Les choses vraiment belles
ne se trouvent pas dehors
mais souvent à l’intérieur d’une pièce
quand les portes sont fermées
et les volets tirés. »

Collection : En résistance

Pages : 120
Prix  : 14,50 €
ISBN :  978-2-36229-176-0

 

Revue de presse

 

L’auteure : Marion Collé
Avec une illustration de Suzanne Sebö

En librairie le 1er mars 2018

Le mot de l’éditeur : Elle procède par reptations, étirements, enroulements, répétitions. Elle écrit avec son corps, libère des mots et les regarde grandir, avant de reprendre souffle dans un appui. Depuis des années, Marion Collé mêle la poésie à la pratique du fil. Pour écrire ce premier recueil, elle a cherché le fragile point d’équilibre à partir duquel la vibration du langage pouvait lui permettre d’avancer. Elle s’y est hasardée, aventurée, dans un tempo qui n’appartient qu’à elle. L’artiste se joue des lignes de tension que font naître les mots, s’empare de leur élasticité, trouvant le moyen d’inventer des traversées entre deux plates-formes. Des paysages émergent de ses figures ; un spectacle naît de ses poèmes. Et mille lecteurs enthousiastes viennent déjà danser entre les lignes de ce livre que j’aime.

Extrait :

« Défilé, déroulé,
abandonné, précipité –
ce qui autour fait sens :
le paysage
la terre
la page.

J’avance à travers,
je me faufile,
profuse. »

Collection : Jeunes plumes

Pages : 80
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-169-2

 

Revue de presse

 

L’auteur : Pef

En librairie le 1er mars 2018

Le mot de l’éditeur : Si le fleuve coule c’est qu’il ne sait pas encore nager. Le cheval noir fume mais ce n’est pas la pipe. Sur le parvis, un homme est couché en chien de fusil le long de sa chienne de vie. Qui a bu aboiera… On l’aura compris, Pef aime jouer avec les mots, mettre à jour leurs incongruités, dévoiler leurs sens cachés, les détourner de l’usage journalier qui finit toujours par ternir leurs couleurs. Tout simplement, les mettre en bouche comme des gourmandises… Toujours un mot dans ma poche : avec ce livre tendre, subtil et jubilatoire, le poète ne se comporte pas seulement en prince des mots tordus, il tord le nez aux idées reçues, cherche à quoi rime le monde dans lequel nous vivons, s’arrime aux nuages qui filent dans le ciel et se demande « comment viennent les idées de poème ». Un bonheur que je suis tout simplement heureux de sortir… de ma poche !

Extrait :

« Un coquelicot
Puis deux         Puis trois
J’en ai fait un bouquet
Un bouquet de sang
De cent coquelicots
Je le porte de mon col à mon cœur
Et c’est mon cœur qui saigne »

Collection : Soleil noir

Pages : 104
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-170-8

 

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