Couv.Les mains fertiles_300dpi50 poètes en langue des signes
Livre-DVD
Anthologie établie et présentée par Brigitte Baumié, musicienne et poète en perte d’audition.
Vidéos réalisées par Pierre Garbolino, vidéaste et réalisateur.
Préface de Michel Thion
Brève histoire de la LSF par Michel Lamothe et Marie-Thérèse L’Huillier

Parution : le 3 septembre 2015

En avant-première au Festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète

Le mot de l’éditeur : Ceux qui l’ont vécu vous le diront : voir un de ses propres poèmes traduit en langue des signes procure une émotion incomparable. C’est parce que j’ai vécu cette émotion que j’ai souhaité devenir l’éditeur de la première anthologie de poésie en langue des signes française. Ce livre et le DVD qui l’accompagne donnent à lire, à voir et à entendre cinquante poètes contemporains venus de tous les horizons. Une mosaïque vouée à la polyphonie des cultures et des voix. Les poètes de cette anthologie se trouvent reliés par une interprétation gestuelle devenue un acte poétique en soi. Les captations – réalisées en studio ou lors de grands festivals de poésie, comme le festival Voix vives de méditerranée en méditerranée de Sète ou le festival de poésie de Saint-Martin d’Hères – ne restituent pas seulement l’expressivité des textes. Elles étendent aussi le territoire du poème aux dimensions du corps, révélant une langue au-delà des mots. Cette émotion rare, je souhaite aujourd’hui la faire partager

Extrait :
« CRI
La voix du ventre
Les mains qui signent
Oppression de l’ombre
Mon cri sommeille &
S’étrangle
Éruption solaire
Tempête d’un cri qui
explose »
Djenebou Bathily, slameuse et poète sourde

Collection Tissages
Pages : 216
Prix : 19,50 €
ISBN : 978-2-36229-0886

 

Couv.Le Rapt_300dpiAuteur : Maram al-Masri
Bilingue Français-Arabe
Traduit de l’arabe (Syrie) par l’auteure,
avec la participation de Najeh Jegham.
Préface de Bruno Doucey.

Parution : le 1er octobre 2015

En avant-première au Festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète

Le mot de l’éditeur : « Neuf mois pour qu’un coeur palpite… » Le recueil de Maram al-Masri débute par l’évocation d’une vie à naître. La naissance, les premiers mots, les premiers pas… D’un poème à l’autre, l’auteure esquisse une histoire sentimentale de la maternité. Mais soudain, le texte bascule : l’enfant lui est enlevé, le bonheur d’aimer cède la place à une déchirure, son corps de mère entre dans la guerre. Avec une simplicité désarmante, Maram raconte un épisode douloureux de sa propre histoire, faisant de l’enlèvement de son fils en Syrie l’acte fondateur de sa vie de poète. Un second texte, intitulé «Le semainier», témoigne de sa lutte pour conquérir le droit d’écrire et de se donner à elle-même une seconde chance de vivre. Un livre écrit avec le sel des larmes et le ventre noué des grandes émotions. Un livre que je publie pour qu’à travers lui toutes les mères empêchées puissent se faire entendre.

Extrait :

« J’avais un enfant
je l’ai caché dans mon ventre
Il a partagé mon corps
je l’ai nourri de mon sang
je lui ai fait partager mes rêves
J’ai chanté pour lui, il souriait
Je l’ai porté, il cessait de pleurer
Ils l’ont arraché à mes bras
J’ai cessé de chanter. »

Collection : L’autre langue

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-089-3

 

Couv2.VoixVives2015_300dpi_21avrilVoix Vives de méditerranée en méditerranée – Anthologie Sète 2015

Préface de Maïthé Vallès-Bled

Parution : le 20 août 2015

Le mot de l’éditeur : Cette anthologie, conçue dans les semaines qui précèdent la sixième édition du festival Voix Vives de méditerranée en méditerranée, comporte un texte inédit de tous les poètes invités à Sète à la fin du mois de juillet 2015. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes – celles des pays latins, d’Afrique du Nord, des Balkans, d’Orient – et une cinquième, celle dont l’Histoire a « exporté» la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Cent poètes, venus de tous les horizons, constituent la mosaïque de ce livre, voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chaque poème est édité dans sa langue d’origine, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. Le lecteur pourra ainsi savourer la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

35 pays, 18 langues, 100 poètes :
Albanie, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Chili, Chypre, Colombie, Croatie, Égypte, Espagne, France, France Occitanie, Grèce, Haïti, Irak, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kosovo, Liban, Libye, Macédoine, Malte, Maroc, Mexique, Monténégro, Palestine, Portugal, Québec, Serbie, Syrie, Tunisie, Turquie.
Parmi lesquels :
Adonis, Rodolfo Alonso, Maram al-Masri, Maha Autoom, Aziz Azrhai, Denise Boucher, Roja Chamankar, Eliaz Cohen, Casimiro De Brito, Habiba Djahnine, Lili Frikh, Mohamed Ghozzi, Adrian Grima, Omar Kaddour, Vénus Khoury-Ghata, Aurélia Lassaque, Yvon Le Men, Fatima Mahmoud, James Noël, Jacques Réda, Paolo Ruffilli, Sapho, Dominique Sorrente, Salah Stétié, Kenan Yücel…

Extrait :
« Créer un dieu autre
Non pas dans les cieux
Mais dans les mers lointaines
Un dieu que les fées de la mer adorent
Et dont les poissons
Déposent à la crête de chaque vague
La statue couleur d’ombre

Je voudrais casser les fenêtres
Et étrangler la lune étirée jusqu’au milieu
De la chambre

Je vais créer un dieu autre
Et à chaque couchant
J’irai au bord de la mer
L’admirer. »
Roja Chamankar (Iran)

 

Collection Tissages

Pages : 232
Prix : 20€
ISBN : 978-2-36229-

 

Couv.Je ressemble à une chambre noire_300dpi2Auteur : Roja Chamankar
Traduit du persan (Iran) par Farideh Rava

Parution : le 1er octobre 2015

En avant-première au Festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète

Le mot de l’éditeur : Elle vit en Iran, où elle est née deux ans après la révolution. Elle écrit de la poésie et a participé au festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète, où je l’ai rencontrée. Elle, c’est Roja Chamankar, l’une des grandes voix de la jeune poésie féminine iranienne. Je ressemble à une chambre noire donne à lire, dans une édition bilingue, un large choix de ses poèmes. Les premiers se situent aux frontières de l’enfance, là où la poupée, la petite fille, la femme et la mère se rencontrent. Puis viennent les textes du désir et de l’amour, de l’attente, des blessures causées par la guerre, des rêves explosés, des meurtrissures intimes et sociétales. Par ses textes écrits sur le fil, Roja s’invente des portes de sortie ; et l’on se plaît à voir dans la chambre noire qui lui ressemble l’image d’une poésie qui sait transformer la noirceur en lumière.

Extrait :

« À nous
Les gants noirs et silencieux
À nous
Les mensonges faciles
À nous
Les exécutions en masse
À nous
La patrie en déroute
À nous
Les manches de couteaux
Tu sais
Ô combien le goût de l’eau est amer. »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix : 15 €
ISBN : 978-2-36229-087-9