Anthologie établie par Bruno Doucey et Pierre Kobel

Couverture : Bruce Clarke

En librairie le 19 octobre 2017

Cette anthologie de poèmes rassemble 60 poètes qui nous rappellent que l’hospitalité est une des valeurs phares de l’humanité.

Après Guerre à la guerre, Vive la liberté !, Chants du métissage et Quand on n’a que l’amour, la collection « Poés’idéal » revient en force avec un cinquième titre en forme d’engagement  : Passagers d’exil. Cette anthologie destinée aux ados ne se contente pas de rassembler des textes sur le thème de l’exil. Elle étaye un propos, construit une réflexion, facilite une prise de conscience. Être né quelque part. Devoir fuir son pays. Traverser la mer au risque de sa vie. Arriver en terre inconnue. Chercher un toit, du travail, des papiers. Devenir l’étranger, l’apatride, le migrant… puis voir une main se tendre. De Nelly Sachs à Mahmoud Darwich, d’Ananda Devi à Laurent Gaudé, 60 poètes du monde entier disent leur sens de l’hospitalité et offrent leurs mots comme autant de mains tendues.

Extrait :

« Dans le mot exil
il y a une paire de semelles
qui ne se parlent plus
un baluchon plié
en haut du placard
une boussole rongée de remords
un dictionnaire bilingue
qui dit peu de choses
de l’exil
juste assez
pour cacher sa douleur »

Souad Labbize

Collection : Poés’idéal, dirigée par Murielle Szac

Pages : 128
Prix : 8,50 €
ISBN : 978-2-36229-161-6

 

L’auteur : Jeanne Benameur

En librairie le 5 octobre 2017

Le mot de l’éditeur : Elle a cinq ans. Autour d’elle, les adultes s’affairent en silence. La langue muette des mères. Ces armoires que l’on vide en hâte. Ces lourdes malles de fer qui attendent sur le seuil. La mer qu’il faudra bientôt traverser. Ce chien qui erre sur le quai, perdu. La côte qui s’éloigne. Premier voyage. Premier exil… Avec La Géographie absente, Jeanne Benameur pose des mots sur le drame qui a marqué son enfance lorsque sa famille dut quitter l’Algérie pour la France en pleine guerre d’indépendance. « Il a fallu partir. Nous étions pauvres de pays », dit-elle dans un tremblement de voix et de sens. Et le souvenir du pays perdu se confond avec la peinture écaillée des cartes murales où l’on apprenait autrefois à déchiffrer le monde. Des mots arrachés à l’absence, où fonder le lieu du poème.

Extrait :

«  L’enfance de nos mères
est une terre sans aveu

nous y marchons pieds nus.

Empesés, silencieux

nous entrons
dans la géographie absente. »

Collection : Embrasures

Pages : 64
Prix  : 7 €
ISBN :  978-2-36229-159-3

Revue de presse

 

L’auteur : Jean-Marie Berthier

En librairie le 7 septembre 2017

Le mot de l’éditeur : Ne te retourne plus… Par ce titre, la poésie de Jean-Marie Berthier s’apparente à un voyage, un cheminement, une traversée de la vie. Les paysages que l’on y arpente sont à la fois ceux du monde qui s’offre à nous et ceux de la mémoire. De grands vents les parcourent ; des regards y guettent « la confluence du jour et de la nuit » ; des pierres dressées questionnent le sens même de l’existence ; un gouffre les borde – mais la beauté nous sauve du naufrage. Avec des mots simples, le poète cherche un chemin de vie entre désespoir et espérance. Et l’on comprend, lisant ses textes, que la mission qu’il assigne à la poésie est bien un héritage d’Orphée, descendu aux Enfers pour ramener à la vie l’être qu’il a perdu. Lisez ces pages dont mon ami Jean-Marie Berthier m’a confié la publication  : elles vous aideront à vivre et à aimer la vie.

Extrait :

« Ne te retourne plus
le soleil est désormais
l’ombre de ta vie

Ne t’arrête pas
ce feu tranquille brûlerait
tes dernières forces

Ne dors que debout
pour entendre encore
l’histoire qui tremble »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-160-9

Revue de presse

 

Auteur  : Michel Ménaché
Peintures de Mylène Besson
Avec deux textes inédits de Michel Butor

En librairie le 7 septembre 2017

Le mot de l’éditeur  : Elle peint des visages au regard clos, des yeux qui versent des larmes de sang, des corps qui s’effacent, des enfances sans joie, des portraits de femmes disparues comme les poétesses Sappho et Nadia Anjuman : par son talent de peintre, Mylène Besson donne des couleurs à l’absence. Il écoute les images de l’artiste, se laisse traverser par les émotions qu’elle suscite, écrit des poèmes pour prolonger les échos qui se font en lui  : par ses mots, Michel Ménaché fait parler les silences de la peinture. Et un dialogue s’instaure entre deux arts ; lisible et visible se mêlent ; les portes de toile nous ouvrent à une compréhension plus subtile du monde. Comme l’a souvent répété Michel Butor, présent dans ce livre par deux poèmes inédits, l’avenir d’une œuvre d’art réside dans son inachèvement…

Extrait  :

« Dans un miroir de sang
et de larmes
elle avance
paumes ouvertes
à l’horizon de brumes
et de poussières
quand le monde
s’égare dans un chahut
de haines et de fureurs »

Collection  : Passage des arts

Pages  : 112
Prix   : 20 €
ISBN  : 978-2-36229-158-6