L’autrice : Margaret Atwood
Bilingue anglais/français
Traduit de l’anglais par Christine Évain
Préface de Bruno Doucey & Christine Évain

En librairie le 18 juin 2020

Le mot de l’éditeur : Laisse-moi te dire… Le titre de cette anthologie personnelle de Margaret Atwood paraît d’abord se donner dans un murmure : celui que l’on adresse « à l’indicatif présent » au « compagnon de route » ; celui de l’intimité amoureuse, du foyer, de la cabane ou de l’igloo, motifs récurrents d’une poésie qui croit au possible bonheur des petites communautés humaines. Mais ce murmure ne saurait faire oublier la mise en garde qui vient sourdre dans les recueils que la romancière livre, dix années durant, de The Circle Game (1964) à We Are Happy (1974). Catastrophes provoquées par l’homme, fonte des glaces, oppression des petits par les puissants, destruction des espaces naturels… Dans le laboratoire de la création littéraire, le poème est l’éprouvette dans lequel Margaret Atwood fait naître les cellules souches que développent ses romans. À découvrir absolument.

Extrait :

« Cette petite particule noire
qui fonce vers l’horizon
presque aussi vite que la lumière
c’est moi. »

Collection : Soleil noir

Pages : 168
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-284-2

 

L’auteur : Manuel Silva Acevedo

Bilingue espagnol/français
Traduit de l’espagnol par Ana Luna Fédèle et María Isabel Mordojovich
Postface d’Antonio Skármeta

En librairie le 18 juin 2020

Le mot de l’éditeur :

À quoi s’attendre en ouvrant un livre intitulé Loups et Brebis ? À un conte pour enfants ? Une fable sur « la raison du plus fort » ? Une parabole à forte charge symbolique sur la férocité et la violence des rapports de domination ? Avec ce livre du poète Manuel Silva Acevedo, devenu un des jalons de la littérature chilienne, rien de tel. Ou plus exactement, rien d’aussi simple, nulle pensée binaire sur la victime et son bourreau, nulle lecture univoque possible. Ce texte étonnant, qui aura attendu près d’un demi siècle avant d’être traduit en langue française, se donne dans une ambiguïté permanente, déjouant nos représentations et résistant à l’analyse. Et si loups et brebis se trouvaient en chacun de nous ? Peut-être… Le poème sonderait alors le clair-obscur de notre âme.

Extrait :

« Il y a un loup dans mes entrailles
qui se bat pour naître
Mon cœur de brebis, naïve créature,
se vide de son sang pour lui »

Collection : Soleil noir

Pages : 64
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-283-5

 

L’autrice : Katerina Apostolopoulou
Avant-propos de Murielle Szac
Bilingue grec/français

En librairie le 28 mai 2020

Le mot de l’éditeur : Une famille de pêcheurs dont le père disparaît en mer, un couple de gens modestes que la mort vient séparer, un homme seul qui abandonne maison, papiers d’identité et biens matériels pour vivre en vagabond sous les étoiles…Trois poèmes narratifs. Trois destins aux prises avec la vie. Trois histoires simples pour dire la fierté du peuple grec. Ce ne sont pas les héros des batailles homériques que chante Katerina Apostolopoulou dans ce premier recueil écrit en deux langues, le grec et le français, mais le courage des êtres qui placent l’hospitalité et la liberté au-dessus de tout, qui se battent avec les armes de l’amour et de la dignité, qui ont peu mais donnent tout. À l’heure de la crise économique et du concept de décroissance, une voix venue de Grèce nous invite à voir Sisyphe heureux.

Extrait :

« Vivre pauvre sans être rustre
Avoir peu et tout offrir
Garder le meilleur pour l’ami ou l’étranger
Reprendre tous les matins le même chemin
Savoir que toute la vie sera ainsi
Et en sourire

Moi
J’ai vu
Sisyphe heureux. »

Collection : Jeunes plumes

Pages : 128
Prix : 15 €
ISBN :  978-2-36229-279-8

 

Revue de presse

 

L’auteur : Damien Paisant

En librairie le 28 mai 2020

Le mot de l’éditeur : Une écriture verticale, vouée à l’abrupt, issue du vertige… Des poèmes qui se scindent en leur milieu… Des variations formelles qui feraient presque oublier le goutte à goutte des mots… Un « torrent révolte » transformé en mince filet de mots… Pour dire la mort du père, Damien Paisant élime la langue maternelle jusqu’à l’épure. S’il crie une douleur, c’est avec pudeur. S’il fait entendre un chant, c’est toujours à deux doigts de se taire. Car peu de moyens suffisent à ce jeune poète, qui a médité les leçons de Rilke et Juarroz, de Celan et de Mathieu Bénézet, pour lier le soleil à l’abîme, la perte au besoin d’élévation, la douleur authentique à un exigeant travail sur la langue. Plus que «l’intime sanctuaire/du père invisible», Cri est l’acte de naissance d’un vrai poète.

Extrait :

« Cri

du non-dit
Cri
qui assèche
ma langue natale
Cri
que j’écris
Voilà
tout ce qu’il me reste »

Collection : Soleil noir

Pages : 88
Prix : 13 €
ISBN :  978-2-36229-280-4

 

Revue de presse