L’anthologie du 21ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard. En collaboration avec l’Espace Pandora.
Peintures & estampes de Robert Lobet.

En librairie le 7 février 2019

Le mot de l’éditeur : Janvier et notre émerveillement devant ce qui naît, février et ses carnavals grimaçants, mars et le combat pour sauver le monde… En 2019, c’est sous la forme d’une éphéméride que se décline l’anthologie du 21ème Printemps des Poètes. Beauté du geste, beauté du diable, chant de celui qui va mourir à l’aube, tyrannie du beau : le livre que nous proposons libère une foule d’insurgés et de rêveurs, d’oiseaux bâtisseurs et d’oiseaux migrateurs, de dissidents et de troubadours sur les grèves harassées des temps modernes. 105 pour être précis, dont la moitié sont des femmes. 105 qui explosent les frontières géographiques et générationnelles. Des jeunes, des étrangers, tous ceux qui incarnent la relève d’une poésie qui n’a nul besoin de se refaire une beauté…
Parmi lesquels : Apollinaire, Adeline Baldacchino, Jeanne Benameur, Patrick Chamoiseau, Andrée Chedid, François Cheng, Moon Chung-hee, Louis‑Philippe Dalembert, René Depestre, Ananda Devi, Roger Dextre, Hélène Dorion, Lili Frikh, Hermann Hesse, Lénore Kandel, Hala Mohammad, Bernard Noël, Paola Pigani, Isabelle Pinçon, Rimbaud, Sapho, Jean‑Pierre Siméon, André Velter…

Extrait :

La beauté invisible du monde
Attend en chancelant

Briser l’oracle tel un pavot rebelle
Enfermer la beauté dans la beauté
Attendre le printemps
Un seul battement de cils et mille papillons
Trouver les mots qui réconfortent
Et ne vouloir jamais mourir

Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : Hélène Cadou, Breyten Breytenbach, Laurence Verrey, Christian Viguié, Dahlia Ravikovitch, François Cheng, Fabienne Swiatly, Frédéric Jacques Temple.

Collection : Tissages

Pages : 272
Prix  : 20 €
ISBN : 978-2-36229-202-6

Revue de presse

 

L’auteur : Jeanne Benameur

En librairie le 7 février 2019

Le mot de l’éditeur : Une femme. Un homme. Ils marchent l’un derrière l’autre. Ils ont quitté leur village et traversent le désert sans savoir qu’ils finiront par atteindre la mer. Pourquoi sont-ils partis  ? Nous n’en saurons pas beaucoup plus mais l’essentiel nous est donné : nous savons que la femme est partie parce que le livre de son enfance a été déchiré et qu’elle est entrée dans le langage. Son exil est celui de toutes les femmes qui tentent dans le monde d’aller vers la liberté, à travers la lecture et l’écriture. Quant à l’homme… Lui ne sait pas lire les signes écrits sur une page. Son univers est celui des signes du ciel, du vent, des herbes, des traces d’animaux. L’homme et la femme ne se rejoindront que devant la mer. « Nous sommes sous le soleil. / Nos corps n’ont plus d’ombre », disent-ils enfin.

Extrait :

«  Il faut écrire dans la poussière.
Dans la poussière
c’est là
qu’il faut écrire
son nom. »

Collection : Soleil noir

Pages : 84
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-204-0

 La presse en parle…
Revue de presse

 

Les auteurs : Marie-Bénédicte Loze & Lyonel Trouillot
Dessins d’Ernest Pignon-Ernest

En librairie le 7 mars 2019

Le mot de l’éditeur : « Il est dit dans le conte que partout s’étendirent la haine et le mensonge. » Les mots par lesquels s’ouvre Cité perdue semblent convier le lecteur à une bien triste aventure humaine : celle où règnent l’égoïsme et la dissimulation, la peur de l’autre et les rapports de domination. Et pourtant chacun rêve de l’exact contraire : l’amour et l’égalité entre les êtres, le goût des portes qui s’ouvrent et des mains qui se tendent, ce « jour d’épaule nue où les gens s’aimeront », comme le chante un vers d’Aragon. Avec un sens aigu du tendre et du faillible, deux poètes chantent ensemble « la beauté des recommencements » et tracent un chemin d’espérance. Celui du « chant élevé à hauteur d’idéal », là où le tremblement de sens du poème fonde notre liberté et notre goût de vivre. Un livre écrit à quatre mains, auxquelles se joignent, fabuleuses, celles d’Ernest Pignon-Ernest.

Extrait :

« Voici venir le temps
des passeurs de lumière.

Et sur chaque sentier
Nous peindrons des soleils
aux teintes orangées,
Et des lunes légères
comme un rire d’enfant. »

Collection : Soleil noir

Pages : 80
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-230-9

 
Revue de presse

 

L’auteure : Sapho

En librairie le 7 mars 2019

Le mot de l’éditeur : Aujourd’hui débute de façon contemplative. Sapho est à Rome, en résidence à la Villa Médicis. Elle découvre la ville derrière « les pins parasols à coiffure romantique ». Mais tandis que « filent les nuages couleur de vent », le monde bruisse à sa porte. « Mon aujourd’hui n’est pas ton aujourd’hui », écrit-elle. Et l’on comprend que les « dizaines de milliers de secondes » qui s’égrènent génèrent autant d’aujourd’hui qu’il y a d’êtres humains occupés à vivre en même temps. La quiétude des lieux est alors troublée par le bruit de fond de la télé et le télescopage des pensées, avant que l’évocation des attentats perpétrés à Paris le vendredi 13 novembre ne fasse exploser le présent dans un fracas. Devant son clavier, Sapho tente de figer les 24 heures d’une vie en prise avec le temps. Un texte électrique, halluciné, qui secoue la langue de sa torpeur.

Extrait :

« Et tandis que filent les nuages
couleur de vent
tandis que brise évanescente
peigne les grands arbres

mon aujourd’hui
n’est pas ton aujourd’hui

celui de chacun
de milliards d’autres
combien d’aujourd’hui en un ? »

Collection : L’autre langue

Pages : 128
Prix  : 15 €
ISBN :  978-2-36229-231-6

 
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