Un bateau nommé poésie
  • Prix : 15,00€
  • Pages : 128
  • ISBN : 978-2-36229-049-7

Elle va nue la liberté

En librairie le 2 Mai 2013

L'autrice : Maram al-Masri

Grand Prix de poésie Robert Ganzo 2026 pour l'ensemble de son œuvre

Bilingue arabe/français

Le mot de l’éditrice :

Maram al-Masri est l’exilée d’un pays-blessure qui saigne en elle. Petite mère d’orphelins. Funambule toujours sur le fil entre tristesse et espérance. Je l’ai vue se vêtir du drapeau de son pays, incarnant la Syrie martyrisée ; glisser son portable sous son oreiller, ne plus respirer, ensevelie sous ses morts. Depuis que la révolution syrienne a éclaté, Maram guette chaque jour les vidéos sur Facebook ou YouTube. Ainsi sont nés les poèmes de ce recueil. Ils ne cherchent pas à apprivoiser les images de l’horreur, ils nous les donnent à voir. Là, une mère porte en terre son enfant. Ici, un enfant figé près du cadavre de ses parents. Et ces caisses de bois nu qui dansent, dansent… La journaliste que je suis s’incline devant cette incomparable puissance d’évocation. Ce carnet intime d’une douleur n’a pas fini de nous hanter.

– Murielle Szac

Extrait :

« L’avez-vous vu ?
Il portait son enfant dans ses bras
et il avançait d’un pas magistral
la tête haute, le dos droit
Comme l’enfant aurait été heureux et fier
d’être ainsi porté dans les bras de son père
Si seulement il avait été
vivant »

Les libraires en parlent :

"Elle va nue la liberté" nous écrit Maram al-Masri. Tel un nouveau-né, elle est fragile, offerte, innocente, intense, attendue, espérée, malmenée... 
Blandine – Gibert Joseph – Paris 6e

Un recueil à glisser absolument dans vos bibliothèques. L’autrice, en exil, retranscrit la guerre à partir de photographies. Image après image, poème après poème, elle tente de dire l’indicible. Impossible de ne pas penser à l’Iran, à Gaza. Les guerres sont une éternelle répétition.
Et pourtant, au cœur de ces pages, souffle aussi un vent d’espoir et de liberté. Comme l’écrivait Sylvia Plath : « la poésie ne sauve pas, ne sauve rien… mais il y a la poésie ». 
Librairie des Batignolles – Paris 17e

Maram al-Masri, poétesse syrienne engagée de longue date, exilée sur le qui-vive, incarne la voix de l’accusation. Sans détour, elle dénonce la guerre et sa cohorte de maux et vilenies. Fer de lance d’une poésie arabe éclairée et éclairante, Maram al-Masri fait chanter les mots et claquer les images pour mieux mettre l’homme face à ses incohérences. Et nous renvoyer, tel un boomerang, l’ineptie d’un monde se complaisant dans la violence. Une poésie vibrante, brute, essentielle.
Anne-Sophie – Librairie Le Failler – Rennes 

En 2011, la poétesse syrienne Maram al-Masri, exilée en France, documente en poésie la révolution syrienne en cours et sa répression. Un recueil à couper le souffle, aussi glaçant que sublime, et toujours, hélas, d’une actualité troublante. 
Alexandre – Librairie Le Nouvel équipage – Paris 20e 

Un hommage sublime aux combattant.e.s pour la liberté pendant le printemps arabe de 2013 en Syrie. On ressent tout l’amour, tout l’espoir et toute la peine de l’autrice. 
Librairie Kléber – Strasbourg