L’auteur : Laurent Cennamo

En librairie le 6 septembre 2018

Le mot de l’éditeur : À feuilleter le recueil de Laurent Cennamo on serait tenté d’interpréter ainsi le titre qu’il a lui-même donné à son travail  : aux poèmes de la première partie, élancés comme des silhouettes de cyprès dans un paysage italien, L’herbe haute ; aux petites proses qui s’attachent à l’ordinaire des jours, L’herbe rase. Mais la vérité du livre que j’ai la joie de publier est plus subtile que cela. Si l’écriture verticale du poème évoque ces moments où l’art nous porte au-dessus de nous-même, il est aussi des vers pour dire « l’herbe lisse » sur laquelle fuse un ballon de football ou « la fleur fauve à ras de terre ». Et les proses de l’auteur, si sourcilleuses dans leur juste saisie du réel, s’ouvrent à leur tour sur un vacillement d’être  : « Je ne sais plus très bien où je suis, qui je suis ». Un doute si beau, si tendre, comme l’herbe de l’existence sous le vent de la poésie.

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Extrait :

« Courbure du rêve. Lièvre
de vivre, de bondir. Revenir
en arrière. Redevenir le temps
d’une image l’enfant,
tirer de son trou
la tristesse aux longues oreilles,
la lancer loin, bouquet
d’étincelles »

Collection : Soleil noir

Pages : 112
Prix  : 14 €
ISBN :  978-2-36229-195-1

 

De l’art helvétique contemporain – Jean-Paul Gavard-Perret

“Avec un lyrisme contenu – même dans sa fugue pour Saint-John Perse – le poète avance dans sa quête à travers ce courant du passé qui ne retarde en rien le passage du temps mais fait savourer ce qui fut dans des haillons comme dans des images de Morandi.”

Terre à Ciel – Françoise Delorme

“Le poète transforme sa vie en expérience de langue qu’il semble suspendre dans l’ébauche jamais achevée d’une question et celle-ci crée une autre sorte de charme, un « enchantement », mais c’est selon l’expression de Joël Bastard qui me semble une des plus belles définitions de la poésie :« une magie sans magie ». Pourtant, on pourrait croire avoir bu un philtre. Nous ne pouvons faire autrement que d’entrer dans cet univers très sensoriel, j’ai envie de dire très pictural et ce n’est pas les nombreuses allusions faites à la peinture qui me démentiront. Nous sommes entraînés dans le poème.”

 

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