L’auteur : Nassuf Djailani
Avec le soutien de la Fondation Saint-John Perse

En librairie le 5 septembre 2019

Le mot de l’éditeur : « Naître ici / N’être rien / qu’un pépiement d’oiseau / en cage. » Ces vers par lesquels débute l’un des premiers poèmes du recueil de Nassuf Djailani nous rappellent qu’aucun être humain ne choisit le lieu où il naît sur la terre. Un pays pour les uns. Une île pour les autres. Une prison pour les moins chanceux… Mais la vie rebat les cartes : l’île de l’enfance se met en marche, l’arbre que l’on croyait enraciné voyage, « la mer promet l’ailleurs avec ses horizons tachés d’orange ». Avec le temps, l’enfant que l’on croyait voué à l’insularité et aux grands vents de l’océan Indien devient un citoyen du monde, fier des valeurs métisses qu’il porte en lui et des horizons qu’il déplace par la parole. « 26 lettres pour un sourire », le poème de la vie en ligne de mire. Et un éditeur heureux de faire entendre cette voix de poète originaire des Comores.

Extrait :

« l’arbre étend ses bras
comme des poussées d’îles
avec une fraternité
chaînée en archipel
des ramifications souterraines
constellées de l’enfance
la richesse se calfeutre
au lieu de se donner »

Collection : L’autre langue

Pages : 144
Prix : 15 €
ISBN :  978-2-36229-239-2

La Nouvelle Revue Française – Alice Nez

« Il faut saluer à travers cette publication l’affirmation d’une
voix de poète qui ne craint pas de faire entrer le réel dans ses
poèmes, tout en osant l’espoir, la douceur et une « fraternité /
chaînée en archipel ». »

France TV / Outremer – Reportage par Christian Tortel

Mediapart – Frédéric L’Helgouach

« D’où vient le charme fou de ce recueil ? De sa langue bien entendu, de l’absence de postures, des mots assurés, fluides, mais qui ne disent pas tout, comme retenus par la volonté du poète de ne pas céder à la colère, qui l’habite pourtant (la lutte intérieure, la tension, est palpable), porté par son désir de transmission du beau (de l’île, des rencontres), par sa volonté de montrer le réel, rêche, mais également d’indiquer le secret, le magique insulaire. D’instruire sans le dire, d’éclairer les consciences. »

Mediapart, « ‘Naître ici’, de Nassuf Djailani. Antidote poétique aux temps maussades »

 

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