Autrice : Chase Twichell
Recueil bilingue anglais/français, traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Gacioch
Le mot de l'éditrice :
Nous avons vidé les océans de toute vie. Les mammifères ont cessé de se reproduire. Le chant des criquets se transforme en éloge funèbre. Il flotte dans l’atmosphère comme une odeur de cendres… Est-ce l’ancien monde qui est en train de s’embraser ? C’est du moins ce que laisse entendre Chase Twichell dans ses poèmes. Entre fables dystopiques et contes
prémonitoires, ses textes font affleurer les fantômes et éclore des visions d’avenir. La poétesse, « debout sur la couture entre deux mondes », esquisse un chemin possible, nous murmurant combien tout peut encore basculer, combien l’attention portée aux êtres et aux choses peut changer notre rapport à la Terre. « Je suis propulsée vers un champ du futur », nous dit-elle. Et il nous semble alors qu’il ne tient qu’à nous d’éviter que surviennent ces fins du monde.
Extrait :
« La terre telle qu’elle a toujours été
est en train de faire ses adieux.
Un autre monde envahira le vide,
mais j’aime celui-ci. »
Les libraires en parlent :
Si le recueil de Chase Twichell, traduit pour la première fois en français par Claire Gacioch, et publié en version bilingue aux Éditions Bruno Doucey, évoque les multiples fins du monde annoncées, accidents, disparition des animaux, oiseaux et autres, pollutions diverses, la poétesse rappelle que ce qui existe « c’est tout ce qu’il y a ». Elle cite ces mots d’Albert Einstein : « Je ne sais pas avec quelles armes / la Troisième Guerre mondiale sera menée, / mais la Quatrième Guerre mondiale / sera menée avec des bâtons et des pierres » Elle n’annonce pas de miracle, mais elle aime ce monde où elle vit. Et ses poèmes nous sont adressés : « Même enfant je savais que tu viendrais / un jour à cet endroit pour me rencontrer », écrit-elle au lecteur. Et qu’il fallait, sans doute, passer par la traduction, travaillant « pendant une dizaine d’années » pour « créer un poème qui soit fidèle à l’essence du son et du sens, mais qui soit aussi une véritable invention à part entière ». Et ainsi nous donnant à « voir les choses telles qu’elles sont ».
Marc – Librairie L’établi – Alfortville