Un bateau nommé poésie
  • Prix : 16,50€
  • Pages : 144
  • ISBN : 978-2-36229-578-2

Traverser la nuit

En librairie le 7 Mai 2026

L'autrice : Sapho 

Le mot de l'éditeur : 

De Sapho, le public connaît les racines méditerranéennes, la « fureur rouge de juive arabe », la voix libre, les sonorités arabo-andalouses et les chansons engagées à la croisée du rock, du jazz et des musiques du monde. Avec Traverser la nuit, c’est sa poésie qu’il nous est donné de découvrir. Une poésie qui fait entendre « les registres contradictoires de la vie », de l’intime à la révolte que suscitent les guerres, de la perte irrémédiable de son « compagnon de parole » aux écharpes de l’amitié venues réchauffer son existence. Tout ici tente de dire adieu aux larmes. En gardienne de la nuit, l’artiste connaît mieux que quiconque « l’or du jour levant ». Elle s’y arrime en amoureuse de la langue française pour traverser les temps obscurs que nous connaissons. Sous sa plume, ses cris, nos cris deviennent des baisers. Son écriture est en voyage.

Extrait : 

« J’irai à l’écart de la parole
J’empêcherai la lumière d’entrer
Je ferai la nuit sur le jour
Pour t’atteindre toi qui t’es absenté
Pour m’atteindre moi qui me suis retirée
J’irai à l’écart de la parole
Avec le manège des mots
La valse des petits chevaux
La ville crachera ses souffles
Elle dira tout ce qu’elle tait
Les cris deviendront des baisers »

La presse en parle : 

Traverser la nuit […] est un livre qu’elle a mis un an et demi […] à écrire. Une nécessité vitale. Une écriture sans autre injonction cette fois que d’être au plus près de sa vérité. Sapho y traverse la disparition de son compagnon de parole et d’amour, celui qui l’accompagnait depuis trente ans. Une traversée du deuil, née après un long silence et des pages blanches, aussi sèches que les larmes qui ne perlaient pas : « Ce silence était une façon de disparaître avec lui. Je n’arrivais pas à pleurer. » La poésie prend alors forme d’un retour à la vie et à la parole. Et d’une catharsis. Sapho, dont les nuits étaient blanches, a retrouvé le sommeil depuis la parution du livre. L’ouvrage se déploie comme une traversée en plusieurs escales : le deuil d’abord, puis le monde — car Sapho n’a jamais cessé de le regarder, ni de résister aux affres et aux balafres de la guerre. Engagée de longue date pour la paix, elle a chanté aussi bien à Jérusalem qu’à Gaza et répand, partout où elle va semer son chant, des paroles de fraternité. 
Anaïs Chauvenet – Strophe fr