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Une colombe si cruelle

L’auteur : Federico García Lorca
Traduit de l’espagnol par Carole Fillière
Préface de Zoraida Carandell
Postface de Carole Fillière

En librairie le 3 septembre 2020

Le mot de l’éditeur : Une colombe cruelle au cœur d’éléphant… Un coq qui perd son âme à mesure qu’une brodeuse emprisonne son chant dans le métier à tisser… Un homme qui verdit au gré des paysages qu’il traverse…. La mère de Charlie Chaplin dont on emporte le corps dans une chaussette fine… Des amants assassinés par une perdrix… Cinq dames amoureuses d’un jeune homme soudain changé en papillon… Des étoiles qui clignent des yeux au rythme du télégraphe… Les proses que rassemble cet ouvrage composé de nombreux inédits révèlent un Federico García Lorca que peu de lecteurs connaissent : surréaliste et grinçant, cruel et facétieux, subtilement iconoclaste. Poèmes en prose, contes, nouvelles –, peu importe les classifications. Le poète se joue des traditions et des codes avec la virtuosité d’un toréador des mots.

Extrait :

« Rien de plus antipoétique que le lien logique entre deux objets de quelque espèce qu’ils soient. Il faut briser les amarres des liens visibles et invisibles. Il faut laisser les objets et les concepts aller librement où ils veulent, qu’ils luttent, qu’ils volent pour que le monde soit plus amusant et que puisse exister la véritable poésie. Vous, les poètes, avez une peur terrible de perdre la tête et un amour incompréhensible de la qualité logique. C’est absurde de te conformer à l’idée selon laquelle la chaussure n’a d’autre utilité que d’être chaussure et la cuillère cuillère. »

Collection : Soleil noir

Pages : 144
Prix : 16 €
ISBN :  978-2-36229-293-4

Lire Magazine Littéraire – Estelle Lenartowicz
« Cruels, subversifs, vibrants d’une clameur gracieuse, les poèmes en prose de Federico García Lorca éclaboussent le lecteur de leur intrigante et sombre fantaisie. (…) Et c’est ainsi que Lorca nous mène de surprise en surprise, faisant surgir une série de tableaux vivants fourmillants où le merveilleux et la magie de l’animisme réconcilient les tourments. »

La Croix L’Hebdo – Stéphane Bataillon
« Ce recueil prend le parti de nous présenter sa prose, dans une nouvelle traduction due à Carole Fillière. Art charnière entre théâtre, discours et poèmes, ces textes à lire en silence font danser les images, entre romantisme et symbolisme, inspirations hugolienne et avant-garde ouvrant de nouvelles voies. Fait remarquable pour un auteur déjà entré dans la Pléiade, quatorze d’entre elles sont totalement inédites en français. Une riche postface sur le travail de traduction et des notes fournies sur les lieux, œuvres et personnages auquel se réfère Lorca permet de le suivre dans ce voyage en lettres de soleil. »

France Culture – « La Compagnie des poètes », Manou Farine

L’Intervalle – Fabien Ribéry
« Les lecteurs habituels de Lorca le constatent, par ces fragments de proses reproduits ici apparaît un écrivain différent des représentations dominantes, plus complexe, plus varié, plus sombre qu’on ne l’imagine généralement. »