L’auteur : Paul de Brancion

En librairie le 1er juin 2017

Le mot de l’éditeur : En 2011, par urgence vitale de s’éloigner d’une mère dévoratrice et de la langue maternelle, Paul de Brancion écrivait en trois langues Ma Mor est morte. Cinq ans plus tard, il revient à cette histoire familiale en s’attachant à la figure haute en couleur de son père. Comme le premier volet de ce diptyque parental, L’Ogre du Vaterland est un texte singulier, inclassable, souvent jubilatoire, où se mêlent deux niveaux de narration : d’un côté, « l’incroyable histoire de Léon Jacques S. », père effroyable dont l’écrivain brosse un portrait sans complaisance, révélant les secrets qui ont empoisonné son enfance ; de l’autre, le soubassement onirique, somme toute très ironique, des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l’auteur. Un livre sardonique et salutaire, qui égratigne violemment l’image de l’autocratie paternelle.

Extrait :
«  Ich’ai longtemps cru qu’il avait le droit de vie ou de mort sur nous, les enfants, alors ich me le tenais pour dit. Il a la figure de l’emploi, une certaine massivité du corps, le visage d’un centurion implacable, colère retenue, regard sévère, ne parlant pas beaucoup, taciturne, n’exprimant pas ses sentiments, terrorisant la marmaille, au bénéfice de tous.

– Ah ! s’écria la Bûcheronne, pourrais-tu bien toi-même mener perdre tes enfants ?
Le Petit Poucet »

Collection : Soleil noir

Pages : 120
Prix  :  14,50 €
ISBN :  978-2-36229-155-5

La presse en parle…

Libération – « Un peu de poésie », Guillaume Lecaplain

« C’est un gamin blessé qui parle : pas assez aimé, bousculé dans un monde d’adultes à la fois brutaux et distants, plongé dans les sales affaires de famille. Mais le détour par le conte permet aussi de dégonfler la douleur et de dénoircir le récit. »

Les Découvreurs – Georges Guillain

« Depuis l’explosion dans nos sociétés narcissiques de la littérature du moi nous ne manquons pas d’ouvrages pour continuer d’instruire l’interminable procès des familles et retracer les combats plus ou moins insidieux que se livrent leurs membres. Il en est cependant peu à ma connaissance qui atteignent l’originale efficacité de ceux que le romancier et poète Paul de Brancion, a consacrés en 2011 à la mort de sa mère d’abord puis tout récemment, sous le titre de L’Ogre du Vaterland, à « l’incroyable histoire de Léon Jacques S.» son père. »

 

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